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De babord a tribord en Mediterranee

Auteur : Danielle Favereau

Date de saisie : 07/06/2008

Genre : Recits de Voyages

Editeur : Decouvrance, La Rochelle, France

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 9782842655587

GENCOD : 9782842655587

Sorti le : 04/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

Tu viens, tu viens pas, je pars quand meme, je viens d’acheter un bateau !
Voila comment on se retrouve devant le fait accompli quand on vient de feter les cinquante-cinq printemps de son homme fraichement retraite, n’ayant plus qu’une idee en tete : naviguer ! Petit-fils d’un des derniers cap-hornier, ne lui-meme dans une ile, a l’autre bout du monde, fatalement Gilles etait voue a naviguer. Avec ou sans moi, il etait en droit de realiser son reve… D. F. Apres une premiere traversee continent-Corse et essuye quelques deboires, Gilles et Danielle levent l’ancre pour les iles mediterraneennes : Baleares, Eoliennes, Grece, Tunisie… une sacree croisiere en perspective !

Danielle Favereau livre la le journal de bord d’une novice en croisiere nautique et d’un jeune retraite qui retrouve la mer et realise enfin son reve de toujours !

… j’avais toujours entendu dire qu’il ne fallait jamais naviguer l’estomac vide, que c’etait la meilleure facon d’eviter le mal de mer, moi, c’etait l’excitation du mouvement qui me donnait une fringale a devorer une baleine, et sous les yeux de Gilles interloque, je devorais une demie baguette de pain et un demi camembert, en buvant du gros rouge qui tache… en vrai marin !

  • Les courts extraits de livres : 05/06/2008

PREMIER VOYAGE

La Corse
Porquerolles – Calvi

Grenoble, le 2 mars 1994

Tu viens, tu viens pas, je pars quand meme, je viens d’acheter un bateau !

Voila comment on se retrouve devant le fait accompli quand on vient de feter les cinquante-cinq printemps de son homme fraichement retraite n’ayant plus qu’une idee en tete : naviguer !

Ca n’aurait pas du veritablement m’etonner. Petit-fils d’un des derniers Cap-Horniers, ne lui-meme dans une ile a l’autre bout du monde, fatalement Gilles etait voue a naviguer ; avec ou sans moi, il etait en droit de realiser son reve. Tant qu’a faire, j’ai prefere que ce soit avec moi.

J’avais peu d’experience de la mer. Je flottais dessus, c’etait deja pas mal pour une femme qui avait une frousse noire de la grande bleue. Que je sache flotter suffisait a mon capitaine de mari. Le reste, affirma-t-il, tu l’apprendras en naviguant. Il n’y avait rien a repliquer. D’ailleurs, n’y avait-il pas grave sur la plaque de cuivre ornant la porte de la cabine, a l’entree du bateau, Nobody is perfect, but the Captain, ce qui m’avait passablement herisse le poil !

Un mois auparavant, Gilles avait achete d’occasion un voilier, sans l’avoir veritablement essaye. Il avait fait confiance au vendeur qui venait de rentrer d’un voyage aux Antilles. Il avait eu tort. Le proprietaire avait omis de nous reveler que le bateau, s’il avait atteint les iles, etait revenu a bord d’un transatlantique, pour cause de pannes frequentes, qu’il etait demeure en cale plus ou moins seche durant trois annees, ce qui n’etait pas bon pour un bateau dont la fonction, a mon avis, etait d’etre sur l’eau le plus possible. Tout cela il nous l’apprit plus tard, harcele qu’il etait par les questions que nous lui posions au debut, assez frequemment, par telephone, ou que nous soyons, lorsqu’il y avait quelque probleme ; questions du genre : La grande voile est coincee dans l’enrouleur, que faut-il faire ?.