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De la desolation a la victoire, 1939-1945 : contre-espion a la France libre

Auteur : Pierre Haas

Date de saisie : 01/03/2007

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

GENCOD : 9782877066082

  • Les courtes lectures : Lu par Alan Kerneuzet – 16/09/2008

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Alan Kerneuzet – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Mobilise comme eleve officier, sept jours avant l’arret des hostilites, le 9 juin 1940, l’auteur, emporte par le tourbillon de la defaite, se retrouve chef d’une bande de soldats perdus, qu’il sauve de la captivite. Apres une vaine tentative de rejoindre Londres depuis Bordeaux, il est demobilise dans les Chantiers de jeunesse, dont il est ensuite expulse comme juif.
S’ensuit un long parcours qui, par les prisons espagnoles, le conduit a Londres ou il s’engage dans la France libre du general de Gaulle.
Devenu officier du contre-espionnage au BCRA, dirige par le mysterieux colonel Passy, il debarque en Normandie au sein d’un service americain ultrasecret, qui en manipulant des agents doubles s’emploie a tromper l’ennemi sur les intentions de l’Etat-major allie.
Ce periple, faconne par des evenements le plus souvent inconnus des historiens, trouve son terme le 8 mai 1945 aux approches de Prague.

Pierre Haas a commence sa carriere dans le commerce international et l’a terminee dans la banque comme president de Paribas International. Ses faits de guerre lui ont valu la Medaille militaire, la Croix de guerre avec deux citations, la Medaille de la Resistance, la Medaille des Evades, et la US Bronze Star Medal.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Pour reprendre le fil de mon histoire, apres cette parenthese qui anticipe sur le calendrier, nous sommes en juillet 42. Je suis en possession de mes diplomes et degage de toute obligation militaire.
Le depart pour l’Angleterre, voulu depuis deux ans, est, si l’on peut dire, a portee de main.
Il m’est impossible de me souvenir les raisons qui font qu’il n’aura finalement eu lieu qu’au moment du debarquement des Allies en Afrique du Nord au debut de novembre 42.
Sachant par les rumeurs que ce type d’expedition se terminait, dans la plupart des cas, en prison, je m’etais prepare physiquement en allant passer quinze jours en montagne. Chaque jour, je gravissais un nouveau sommet pour ameliorer mon endurance et j’en profitais, le rationnement etant tres severe, pour me ravitailler en tomme de Savoie dans les fermes.
Imaginant que les nuits seraient froides dans les geoles espagnoles, et les couvertures rares, j’avais fait l’acquisition d’une canadienne. A ce jour, il s’agit probablement de l’acquisition la plus utile de mon existence. En cinq mois de prison, dont quatre en hiver, je n’ai jamais souffert du froid.
Avec deux ou trois de mes amis, j’avais evoque cette expedition, sous le sceau du secret. Les delateurs, en effet, foisonnaient. Le Pere Fraysse, approche, m’avait donne un contact a Perpignan, la ou les Pyrenees se transformant en montagne a vaches, leur traversee ne presentait aucune difficulte.
Evidemment, le plus simple eut ete de franchir la frontiere au pays Basque, ou je connaissais, pour les avoir empruntes dans nos promenades d’adolescents, une multitude de lieux de passage en Espagne. Cette region situee en zone interdite etant gardee par des Allemands, la traversee eut ete inutilement dangereuse.