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De l’espoir et autres quetes dangereuses

Auteur : Laila Lalami

Traducteur : Catherine Pierre-Bon

Date de saisie : 03/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : A. Carriere, Paris, France

Prix : 17.50 / 114.79 F

GENCOD : 9782843373763

Sorti le : 03/01/2007

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Julien Dailliere- 29/01/2007

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Julien Dailliere – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 09/01/2007

Deux hommes et deux femmes, candidats a l’immigration clandestine, echappent a la noyade en essayant de rejoindre les cotes espagnoles. Qu’est-ce qui les a pousses a entreprendre ce voyage au peril de leur vie ? A quelle existence revent-ils, au-dela de ce rivage europeen ? Les reponses se devoilent dans ce roman choral tandis que l’auteur nous emmene dans les pas de ses personnages, ouvrant des fenetres sur leur passe et leur avenir, lignes de fuite qui se croisent autour d’un meme espoir.
Mourad, un homme eduque et bon, reduit a arnaquer les touristes a Tanger ; Halima, qui essaie d’echapper a la violence conjugale et aux taudis de Casablanca ; Aziz, qui quitte sa femme tant aimee pour trouver du travail ; Faten, une etudiante fanatique dont le proselytisme lui a attire la colere d’un homme influent.
De l’espoir et autre quetes dangereuses est un premier roman tres accompli, qui a deja connu un bel accueil outre-Atlantique et a ete traduit en cinq langues. Un livre qui augure d’une belle carriere de romanciere.

Nee a Rabat, Laila Lalami a fait ses etudes au Maroc, en Angleterre et aux Etats-Unis. Titulaire d’un doctorat en linguistique, elle a cree Moorishgirl, un blog litteraire tres populaire aux Etats-Unis.

  • Les courts extraits de livres : 09/01/2007

La fanatique

Larbi Amrani ne se considerait pas comme un homme superstitieux, mais quand le chapelet qui pendait au miroir du retroviseur se brisa, il se surprit a penser que c’etait peut-etre un mauvais presage. Sa mere lui avait offert ce chapelet en bois de santal pour son diplome d’etudes superieures, peu avant sa mort, lui conseillant de s’en servir souvent et a bon escient. Larbi avait d’abord garde le chapelet dans sa poche, le touchant apres chaque priere, puis, avec les annees, l’avait utilise de moins en moins, jusqu’au jour ou il avait fini en decoration dans sa voiture. Les perles etaient la a present, taches d’ambre eparpillees sur les tapis de sol noirs. Il ramassa toutes celles qu’il put trouver, et les deposa dans le vide-poches, pensant les faire remonter plus tard. Il sortit la Mercedes de l’allee et s’engagea dans la rue calme, bordee d’arbres. La circulation etait etonnamment fluide, meme lorsqu’il passa la muraille crenelee de la porte de Bab el-Rouah.
Dans son bureau du ministere marocain de l’Education, il ouvrit l’edition du jour de l’Al-Alam et demanda au chaouch de lui apporter un verre de the a la menthe. D’ici a quelques minutes, il s’attaquerait a une nouvelle pile de dossiers et deciderait de l’affectation des jeunes professeurs diplomes pour leurs deux annees dans la fonction publique, mais, pour le moment, il prenait le temps de lire son journal et de siroter son the. Les gros titres signalaient une greve des cheminots et une nouvelle hausse du prix du lait et de la farine, il passa donc directement a la page sportive.