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De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures

Auteur : Francois Jullien

Date de saisie : 07/02/2008

Genre : Philosophie

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Ouvertures

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-213-63529-3

GENCOD : 9782213635293

Sorti le : 16/01/2008

  • Les presentations des editeurs : 08/02/2008

Y a-t-il des valeurs universelles ? Ou situer le commun entre les hommes ? Comment concevoir le dialogue entre les cultures ?
Pour y repondre, il nous faut suivre l’avenement du politique a partir du commun ; en meme temps que remonter dans l’histoire composite de notre notion d’universel : a travers l’invention du concept, la citoyennete romaine ou la neutralisation de tous les clivages dans le salut chretien. Mais il conviendra egalement d’interroger les autres cultures : la quete de l’universel n’est-elle pas la preoccupation singuliere de la seule Europe ?
Il est temps, en effet, de sortir a la fois de l’universalisme facile et du relativisme paresseux : notamment, de requalifier, mais par leur versant negatif, un absolu des droits de l’homme ; de repenser le dialogue des cultures en termes non d’identite et de difference, mais d’ecart et de fecondite en meme temps que sur le plan commun de l’intelligible ; d’envisager ainsi ces cultures comme autant de ressources a explorer, mais que l’uniformisation du monde aujourd’hui menace.
Car seul ce pluriel des cultures permettra de substituer au mythe arrete de l’Homme le deploiement infini de l’humain, tel qu’il se promeut et se reflechit entre elles.

F. J.

Philosophe et sinologue, Francois Jullien est professeur a l’Universite Paris-Diderot et membre de l’Institut universitaire de France ; il dirige l’Institut de la pensee contemporaine.
Son travail est traduit dans une vingtaine de pays.

  • La revue de presse Eric Aeschimann – Liberation du 7 fevrier 2008

L’universel est la grande querelle presente. La montee en puissance des identites et du besoin d’appartenir a un groupe a laisse groggy la pensee occidentale. L’idee d’un horizon commun capable d’englober tous les particularismes s’est effondree. Accuse d’avoir enfante pele-mele le colonialisme, l’esclavagisme, le goulag, la destruction des Juifs d’Europe, la mondialisation, le sexisme, l’homophobie et mille autres maux, l’universel est en ruine et appelle les dilemmes propres aux ruines : il faut restaurer ou raser. Comme exemple de rafistolage, Francois Jullien rapporte les travaux d’un improbable Parlement des religions du monde qui, sous l’egide de l’Unesco, accoucha en 1993 d’une declaration enoncant, en anglais dans le texte, des irrevocable standards et autres fondamental moral attitudes supposes capables de reconcilier l’humanite avec elle-meme – les effets semblent tarder a se faire sentir. Quant a degager les ultimes gravats, c’est le chemin emprunte par les cultural studies anglo-saxonnes : eloge des minorites, des subalternes, des sans-parts. Ce n’est pas plus satisfaisant…
L’universel est un mouvement, un appel d’air, un devenir : le contraire d’une origine.