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De sabres et de feu

Couverture du livre De sabres et de feu

Auteur : Marc Trillard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : le Cherche Midi, Paris, France

Collection : Romans

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-7491-0617-5

GENCOD : 9782749106175

  • Le journal sonore des livres : Charlotte Etasse, eleve du Cours Florent – 20/10/2006

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Charlotte Etasse – 20/10/2006

  • Le journal sonore des livres : Marc Trillard – 10/09/2006

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Trillard Marc – 10/09/2006

  • Les presentations des editeurs : 02/09/2006

En meme temps que le vieil Enrique, fameux maquignon ayant marque son epoque, c’est tout un monde qui s’eteint sur ce parking du Sud de la France : celui des tziganes. Relegues dans ce camp a l’ecart de la ville, ils sont une cinquantaine de familles qui attendent la derniere heure de leur doyen. Debarquant de toute l’Europe a bord de leurs caravanes et de leurs camping-cars, les innombrables membres du clan disperse les rejoignent au fil des jours pour un ultime hommage au patriarche. Parmi eux, Agustin, mi-fakir, mi-chaman, et sa fille, Antucha, qui vont profondement bouleverser la vision que Bartolome, le gardien du camp, se fait du monde. Mais cette soudaine concentration de voyageurs va bientot reveiller, autour du camp, l’hostilite et le racisme latents. Entre des cultures et des modes de vie si differents, le conflit parait inevitable. Dans ce livre d’une grande puissance romanesque, Marc Trillard (prix Interallie 1994) continue son exploration du monde des hommes en marge et autres insoumis magnifiques. Ecrivain rare, exigeant, il fait avec De sabres et de feu son grand retour au roman.

Marc Trillard est un ecrivain bourlingueur, fascine par l’ailleurs, l’autre. Journaliste, directeur du semestriel Le Journal des lointains, il est l’auteur, depuis 1988, de huit livres, recits de voyage et romans, dont Eldorado 51, prix Interallie 1994, et Coup de lame, prix Louis-Guilloux 1998. Ecrivain rare, exigeant, considere comme l’un des plus doues de sa generation, De sabres et de feu marque son grand retour au roman.

  • La revue de presse Claire Julliard – Le Nouvel Observateur du 2 novembre 2006

La force de son recit tient dans sa part de realite. Les univers qu’il decrit, il les a decouverts a l’occasion de reportages…
Son style incisif, depouille le garde cependant de tomber dans un lyrisme nostalgique. C’est un naturaliste, un temoin. Il y puise dans l’experience sa vision d’une nature humaine ferocement animale et ajoute une touche de surnaturel qui est sa marque personnelle. La derniere scene du livre unit ainsi hommes et chevaux dans une saisissante fantasmagorie. Un superbe memorial gitan.

  • Les courts extraits de livres : 17/10/2006

La ville ouvre un refuge provisoire pour les tziganes sinistres de Ginestous, a un jet de pierre de l’ancien campement devaste. On cherche un employe communal pour s’occuper de ces personnes, leur installation, le controle du branchement des fluides, la surveillance de l’etat sanitaire des lieux. Qui connaissait cette population de voyageurs ? Personne ou presque. Et qui avait envie de la connaitre ? Pas grand monde non plus. Sauf lui, Bartolome, curieux par nature. Qu’est-ce que c’est, un gitan, un manouche, un habitant des roulottes et des caravanes ? C’est ca, lui apprirent quelques livres et documents, un homme en mouvement sur les routes avec ses coutumes propres qu’il ne partage qu’avec ses semblables. Il voulut en savoir plus. Il postula et fut d’autant plus vite investi qu’aucune autre candidature ne vint concurrencer la sienne.
Encore aujourd’hui, trois ans plus tard, sa femme lui demande pourquoi les gitans. Pourquoi avoir voulu aller travailler la-bas avec ces gens ? Qu’est-ce que tu avais besoin ? Et maintenant tu rentres avec cette odeur de la-bas. Avant, l’odeur des feuilles mortes ou de l’herbe tondue, a present, celle du stationnement Je preferais l’herbe ou la feuille. Et ton papa, alors, c’est un gitan aussi ?, voila ce que ses camarades lui demandent, a ton fils.
Bartolome ne replique pas. Il pense simplement que sa femme n’est pas digne de respect lorsqu’elle s’exprime ainsi.