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Des femmes bien informees

Couverture du livre Des femmes bien informees

Auteur : Carlo Fruttero

Traducteur : Francois Rosso

Date de saisie : 11/10/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 18.00 / 118.07 F

ISBN : 978-2-221-10921-2

GENCOD : 9782221109212

Sorti le : 16/08/2007

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  • Le choix des libraires : Choix de Angelique de la librairie DEVELAY a VILLEFRANCHE SUR SAONE, France – 17/09/2008

Roman policier italien a plusieurs voix.
Une femme originaire de Roumanie et ancienne prostituee mais aussi epouse d’un riche banquier, est retrouvee morte dans un fosse.
Les femmes de son entourage ou ayant vu quelque chose vont chacune a leur tour faire part de leurs doutes, de leurs soupcons, de leur vision du meurtre. Tout au long de la lecture vous allez vous faire votre propre idee de ce qui a pu se passer : est ce son ancien proxenete ? Est ce son mari ayant decouvert son passe ? Est ce une femme jalouse ?
A vous de voir.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Un crime…
Huit femmes…

On decouvre dans un fosse de la peripherie de Turin le cadavre d’une jeune prostituee roumaine.
Crime des bas-fonds ?
Reglement de comptes ?
Trouble machination ?
Tandis que la police pietine, huit femmes prennent tour a tour la parole.
Chacune raconte ce qu’elle sait, ou croit savoir, ou feint de ne pas savoir.
Car chacune est, de pres ou de loin, melee a ce meurtre…

Le retour de Carlo Fruttero, avec son premier roman sans Lucentini : de la grande manipulation, du grand polar, une comedie de moeurs aussi impitoyable que savoureuse.

Un succes spectaculaire lors de sa parution en Italie : 200 000 exemplaires vendus en un mois.

Ne en 1926 a Turin, Carlo Fruttero y vit toujours -et y situe l’action de ce nouveau thriller turinois, en hommage a La Femme du dimanche, son premier succes, cosigne avec son indefectible complice Franco Lucentini, mort en 2002. Pendant pres de quarante ans, Fruttero et Lucentini ont ete les enfants terribles des lettres italiennes, un couple indissociable, un duo litteraire unique, entre dans le club des best-sellers internationaux par le biais de polars metaphysiques ingenieux et bourres d’humour. L’Amant sans domicile fixe, l’un de leurs chefs-d’oeuvre epuise depuis trop longtemps, reparait simultanement en Pavillons Poche.

  • La revue de presse Andre Clavel – L’Express du 11 octobre 2007

Comme dans une piece de Pirandello, ces femmes entremelent leurs monologues au fil d’une partition que Fruttero orchestre en brouillant subtilement les pistes. Mais ce thriller est aussi, pour lui, l’occasion de surfer sur une Italie ou se cotoient affairistes et trafiquants, maquereaux et hommes d’Eglise, beaux quartiers et bas-fonds. Avec des personnages en quete de lumiere dans les tenebres d’un monde ou la verite peut etre un demi-mensonge, une manipulation sournoise ou un tourbillon de vaines illusions… A ce jeu, Fruttero rafle la mise, et son lecteur en profite.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

La surveillante-chef

Oui, en pratique, c’est moi qui ai decouvert le corps de cette femme dans le fosse et qui ai appele les carabiniers, de mon portable, sans y reflechir a deux fois. Qu’est-ce que je pouvais faire, rentrer tranquillement chez moi, me preparer un cafe et ne plus y penser, je n’ai rien vu, ce ne sont pas mes affaires, et la putain, quelqu’un d’autre la trouvera ?
Je n’ai pas cette mentalite, sans compter que dans mon metier de surveillante-chef, je suis aimablement priee de toujours garder les yeux bien ouverts tous azimuts. Cesare, mon mari, ce n’est pas qu’il m’ait vraiment crie dessus, mais il est du genre a dire et a repeter – comme il l’a fait encore cette fois-ci – qu’il y a des choses dont il vaut toujours mieux rester a bonne distance, que tout ca est un monde dangereux, drogue, esclaves du sexe, maquereaux, clandestins de toutes races, et que pour peu qu’on mette un doigt dans l’engrenage, on ne sait jamais comment ca va finir. Un minimum de prudence, de bon sens, selon lui. Un maximum de trouille, selon moi, parce que Cesare est un trouillard, un gros lache, j’en ai fait l’experience mille fois. D’ailleurs, tous les hommes sont grosso modo comme lui : pas d’ennuis, par pitie, pas de complications. C’est pour ca qu’ils vont voir les putes : un moment de douce intimite dans la voiture, on paie ce qu’on doit et au revoir, personne n’a rien vu, meme si ensuite on s’apercoit qu’ils ont chope le virus.
Je ne sais pas si Cesare va y gouter aussi, a la douce intimite, j’espere que non, je prefere encore ne pas savoir ! Mais la fille, a coup sur, c’en etait une, de putain. Pas d’erreur possible. Morte ? Aucun doute. Oh, ce n’est pas que je l’aie touchee, parce que ca m’a impressionnee, pour tout dire. Mais pas endormie ou evanouie, il suffisait de la regarder. On aurait dit un sac qu’on aurait jete la. Et puis, minijupe en faux croco rouge, bas resille noirs, un haut noir remonte jusqu’aux aisselles, une sandale avec un talon de la taille de mon bras, l’autre perdue va savoir ou. Bref, en uniforme. Pas de sang, heureusement. Couchee sur le flanc, avec un visage qu’on ne voyait pas bien entre les cheveux et l’herbe du fosse. Elancee, plutot maigre, mais pas d’une maigreur vilaine, pas osseuse, je veux dire. Jeune, je pense, mais avec ces filles-la, on ne sait jamais si elles ont dix-sept ans ou trente-cinq.
J’ai fait ce que m’avait dit le carabinier au telephone, je n’ai pas bouge d’ou j’etais. C’etait dimanche matin, fin mai, ciel presque serein, air doux. J’ai regarde l’heure, ca pouvait toujours servir aux carabiniers : 10 h 42. J’etais arrivee la sur ma Mobylette depuis un quart d’heure au plus, par un des sentiers qui courent au milieu de ces pres qui sont restes des pres, entre Beinasco et Rivalta, apres l’hopital San Luigi. En vue, trois autres personnes, mais loin, deux femmes et un homme, deja occupes a faire ce pour quoi j’etais venue : cueillir une petite herbe sauvage que dans la region on appelle des tournesols, pas de vrais tournesols, mais des petites touffes a ras de terre, blanc et vert, qu’on mange en salade avec des oeufs durs. Pas terrible, mais Cesare s’en fait toute une fete, il lui en faut a chaque printemps. En plus, maintenant, c’est devenu une espece de primeur ecologique, au marche on n’en vend qu’a quelques etals et ca coute la peau des fesses.