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Des vents contraires

Couverture du livre Des vents contraires

Auteur : Olivier Adam

Date de saisie : 26/03/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Ed. de l’Olivier, Paris, France

Collection : Litterature francaise

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-87929-646-3

GENCOD : 9782879296463

Sorti le : 06/01/2009

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  • Le choix des libraires : Choix de Frederique Franco de la librairie LE GOUT DES MOTS a MORTAGNE AU PERCHE, France (visiter son site) – 12/09/2009

Saint Malo, les embruns, une ambiance… et un pere seul avec ses deux enfants. Leur mere est partie… mystere. Ce pere se debrouille avec ses doutes, ses angoisses, mais il fait face, porte par son amour pour ses enfants. Un livre poignant qu’on n’a vraiment pas envie de quitter !

  • Le choix des libraires : Choix de Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES a VAUX-LE-PENIL, France (visiter son site) – 12/09/2009

Paul Anderen porte a bout de bras ses deux jeunes enfants depuis que sa femme Sarah a disparu. Chaque nouvelle journee est un combat, et Paul s’epuise. Pour survivre, il quitte sa maison pour retourner sur les lieux de son enfance a Saint-Malo aupres de son frere et de sa belle-soeur. Le pere et ses enfants demeurent deboussoles, aneantis, chacun a sa maniere. Le pere est devaste mais ses sentiments pour ses enfants, son role de pere insuffle une derniere “brise” de vie. La petite appelle sa mere desesperement, le petit se replie sur lui-meme et Paul pourtant au fond du gouffre tente de les proteger tout en esperant les ramener vers la vie. Mort ou disparition, le doute est pesant. Le trio se soude malgre les questions incessantes et emouvantes des petits : Tu crois qu’elle est morte, maman ?, Si elle est morte on a qu’a mourir tous les trois comme ca on sera avec elle. L’absence de Sarah reste une obsession qui les rapproche pour tenter de se reconstruire quelque soit l’issue de cette disparition : Nous allons passer a une autre etape : tenter d’avancer avec au flanc cette plaie beante, faire notre vie avec ca, aussi inconcevable que ce soit. Ce retour est egalement emaille par de multiples rencontres de personnages tous plus ou moins brises par la vie et malgre l’epreuve terrible que subit Paul et son desespoir, il n’a rien oublie de son humanite et de sa fraternite et il saura leur venir en aide quand cela s’averera necessaire. Mais ce retour sur les lieux de son enfance est aussi pretexte a se rememorer son passe et son sentiment d’inutilite et d’inferiorite. Encore un emouvant roman d’Olivier Adam d’une grande humanite ou nous retrouvons quelques-uns de ses themes favoris : la fraternite, l’enfance, l’absence, la disparition et la mort, les terribles consequences sociales de notre societe qui brise efficacement les vies des simples gens sans oublier cette ambiance maritime toujours aussi melancolique.

  • Le choix des libraires : Choix de Isabelle Anoman de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC a LIMOGES, France – 12/09/2009

Paul vit seul avec ses deux jeunes enfants Manon et Clement suite a la disparition inexpliquee de Sarah, sa femme. Pour essayer de survivre, ils demenagent sur les lieux de l’enfance de Paul. Il reorganise sa vie et essaie de combattre ses fantomes. Des rencontres difficiles et belles lui font oublier son propre malheur. Un roman bien ecrit, touchant mais pas “geignard”.
De l’emotion, un style maitrise, un roman qui saura sans doute trouver un echo chez chacun d’entre nous.

  • Les presentations des editeurs : 12/09/2009

La nuit nous protegeait et a ce moment precis j’avoue avoir pense que les choses allaient redevenir possibles, ici j’allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi a cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, a la fin la maison, les traces et les souvenirs qu’elle gardait de nous quatre, c’etait devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux.

Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une annee s’est ecoulee, une annee ou chaque jour etait a reinventer, et Paul est epuise. Il espere faire peau neuve par la grace d’un retour aux sources et s’installe alors a Saint-Malo, la ville de son enfance.

Mais qui est donc Paul Anderen ? Un pere qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquietude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pesent sur leur vie. Dans ce livre lumineux aux paysages balayes par les vents oceaniques, Olivier Adam impose avec une evidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternite.

Olivier Adam est ne en 1974. Apres avoir grandi en banlieue et vecu a Paris, il s’est installe a Saint-Malo. Il est l’auteur de nombreux livres dont Passer l’hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises et A l’abri de rien (prix France Televisons 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008).
Des vents contraires est son sixiememe roman.

  • La revue de presse Muriel Steinmetz – L’Humanite du 26 fevrier 2009

Olivier Adam sait imposer une voix reconnaissable a un univers a premiere vue prosaique. On dirait qu’il aime ecorcher ses personnages pour mieux leur parler a l’oreille. Avec quelle justesse de ton nous est restituee la parole de ce pere aimant, qui boit beaucoup et qui se retrouve, comble de malheur, au chomage…
Le vide actif, si present au coeur de ces trois vies echouees dans la nouvelle maison de Saint-Malo aux ampoules nues, est contrebalance par l’expansion lyrique du recit rythme par la mer, ses tempetes, ses lumieres moirees et mouvantes. Cette mer, en effet, agit en lieu et place de l’absente.

  • La revue de presse Christine Ferniot – Lire, fevrier 2009

Le roman pourrait avoir la larme facile, mais l’auteur est comme son heros, il serre les poings, les dents, et avance sur la greve, face aux embruns. Il n’y a pas de happy end envisageable, car le pire est toujours a venir mais, parfois, il existe des instants magiques, des elans et des rituels qui font du bien aux perdants. Et puis des ciels d’ardoise, des grains violents, des herbes hautes qui piquent le sable. Quand il decrit les orages et les rochers qui luisent comme des otaries, Olivier Adam n’est jamais lyrique, il trouve le mot juste qui ebroue le lecteur et l’emmene ou il veut, loin du confort et des certitudes.

  • La revue de presse Albert Sebag – Le Point du 22 janvier 2009

Paul Andersen, le narrateur de ce nouveau roman, vit seul avec ses deux jeunes enfants depuis que leur mere a disparu. La vie, elle, quitte peu a peu le trio livre a lui-meme : […] Arracher les enfants et moi a cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, a la fin la maison, les traces et les souvenirs qu’elle gardait de nous quatre, c’etait devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux. Jamais le soleil noir qui irradie l’oeuvre d’Adam n’a ete aussi implacable. Paul, avec Manon et Clement, va quitter la banlieue parisienne pour tenter de renaitre a Saint-Malo. Comme Adam, qui, loin du carrefour de l’Odeon, ecrira jusqu’a son dernier souffle. Imperturbable. Hors d’atteinte.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 15 janvier 2009

Des vents contraires, roman de la convalescence, est un exercice de survie dans un monde sans illusions. Une nouvelle maniere, pour l’auteur pugilistique de Poids leger, de passer l’hiver, a l’Ouest, pres d autres falaises. Un homme perdu se raccroche a l’amour fou qu’il voue a ses deux enfants et les remercie de l’obliger, par leur seule presence, a garder la tete haute, a ne pas demissionner, a faire contre mauvaise fortune bon coeur…
Pascale Ferran avait filme, sur une plage bretonne, les Petits Arrangements avec les morts. Olivier Adam y ajoute, sur l’estuaire de la Rance, les petits arrangements avec la vie. Attentif au moindre detail, aux lumieres et aux ombres mouvantes, l’ecrivain miniaturiste, disciple de Calet et Perros, frere de Djian et Holder, montre comment, jour apres jour, sans se presser, elle resiste a la deprime ordinaire et profite du moindre rayon de soleil, du plus anodin chocolat chaud, pour vaincre. Oh, la souffrance, l’angoisse, le manque, ne disparaissent pas, mais on s’en accommode. La mere au large, le pere au plus pres de ses deux enfants, et voici la vie qui reprend son cours – c’est ca, le roman emotif du tres sensible Olivier Adam, un precis de guerison et, dans une prose sans graisse, le beau portrait d’un homme lourd qui, cessant de se refugier en lui-meme, de se preferer, entre sur le tard dans l’age adulte. Finalement, Manon et Clement ont de la chance.

  • La revue de presse Michel Abescat – Telerama du 14 janvier 2009

Des vents contraires, les personnages d’Olivier Adam y sont confrontes dans tous ses livres, tendus a craquer, uses, saisis au point de leur rupture, dans l’imminence de l’effondrement. Des vents contraires, l’expression suggere aussi la primaute des sensations physiques, la preeminence des corps, au coeur de son oeuvre…
Reflexion sur l’absence, le deuil, les liens familiaux, Des vents contraires est, malgre la noirceur de son inspiration, un roman lumineux, par l’humanite et la tendresse qu’il degage, et l’energie qui l’habite.

  • La revue de presse Marianne Payot – L’Express du 8 janvier 2008

Comment elever ses enfants sans leur mere ? Ce fils adoptif de la Bretagne repond avec un roman emouvant a souhait…
Le roman fera grincer quelques dents. Trop bienveillant. Trop demago. Trop emouvant, a l’instar de sa jaquette, un rien racoleuse. Mais les ecueils etaient nombreux. Adam y a echappe en vieux loup de mer. Rien de plus lumineux et vivifiant que ce recit sur fond de desesperance. Comme si, stimule par son environnement et sa paternite, Adam avait trouve, sans effort, le ton juste. On pense a Claudie Gallay pour la nature, a Anna Gavalda pour l’empathie. Des milliers d’exemplaires sont dans l’air, pousses par des vents porteurs.

  • Les courts extraits de livres : 12/09/2009

Les enfants quittaient la classe un a un, abandonnaient leurs coloriages et se levaient de leurs chaises miniatures pour se precipiter dans les bras de leurs parents sous le regard bienveillant de l’institutrice, une fille timide et fluette a qui je n’avais rien eu a reprocher en presque trois mois. En guise d’adieu, Manon l’avait embrassee sur les levres et l’instit n’avait pas bronche, les yeux brillants elle nous avait souhaite bonne chance : aller vivre au bord de l’eau elle nous enviait. J’ai rejoint Manon dans le fond de la piece, au beau milieu des etals de legumes en plastique elle serrait Hannah contre son coeur, elles s’accrochaient l’une a l’autre, inquietes de se perdre. C’etait une gamine palotte dont j’ignorais si elle etait seulement douee de parole. Je l’avais pourtant accueillie deux ou trois fois a la maison, elles avaient joue tout l’apres-midi, planquees sous le tamaris dont les branches tombaient si bas qu’elles faisaient une cabane, je ne les avais vues qu’a peine, le temps de leur servir un verre de lait un bout de pain un morceau de chocolat pour le gouter, elles avaient avale ca assises a la table en fer rouillee, peinture blanche ecaillee par endroits. Parfois, la petite Hannah levait les yeux vers la tour B des Bosquets, elle y vivait et ca devait lui sembler etrange cette vision inversee des choses, de sa chambre elle pouvait nous voir dans le jardin, mais c’etait devenu si rare, c’etait si loin les nuits d’ete la musique, la guirlande dans le vieux cerisier la fumee du barbecue, les bieres et tous les voisins qui rappliquaient, les derniers temps je ne prenais meme plus la peine d’ouvrir les volets et tout etait a l’abandon.