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Dictionnaire amoureux des menus plaisirs

Auteur : Alain Schifres

Illustrateur : Alain Bouldouyre

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Dictionnaires, encyclopedies

Editeur : Plon, Paris, France

Collection : Dictionnaire amoureux

Prix : 24.00 / 157.43 F

ISBN : 978-2-259-19698-7

GENCOD : 9782259196987

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  • Les presentations des editeurs : 14/05/2006

Qu’est-ce qui fait courir l’Homme, comme d’ailleurs la Femme ? Le bonheur. Les bonheurs, plutot. Ces petits plaisirs succulents, intimes, inattendus, et qu’on savoure sans se presser. Alain Schifres a, pour nous les faire partager, le sens de la formule et du raccourci. Exemples au fil des pages : “Fumer la pipe donne de l’epaisseur au frivole, de la contenance au timide, du flegme a l’impulsif. Le colerique en est adouci, le tueur en passe pour debonnaire et l’inconstant pour un homme d’habitudes. Le caracteriel s’amollit en bourru et le policier s’arrondit en Maigret. C’est un vice qui nous pare de vertus.” “L’homme s’est definitivement separe du singe quand les cacahuetes salees sont entrees dans les moeurs.” L’auteur n’a pas menage sa peine : quant au lecteur, il ne boudera pas son plaisir. Ce Dictionnaire est leur recompense a tous les deux.

  • La revue de presse Gilles Pudlowski – Le Point du 31 mars 2005

Chroniqueur drolatique dans la lignee de Vialatte, dissertant de l’air du temps, des Parisiens comme des Hexagons avec des malices de chat lettre, Alain Schifres epate son monde avec son Dictionnaire amoureux des menus plaisirs… Son chapitre sur la brasserie, qui fait l’eloge des nourritures fortes, des mets canailles et des ambiances delurees, est un chef-d’oeuvre. Le lisant, sur de menus sujets, le lecteur a le sentiment de devenir intelligent…

  • La revue de presse Elizabeth Gouslan – Le Figaro du 13 janvier 2005

Dissipons d’emblee tout malentendu. Que le lecteur s’aventurant dans le Dictionnaire amoureux des menus plaisirs d’Alain Schifres ne s’attende pas a un inventaire attendri des niaises sensations de l’homo journalisticus en panne d’inspiration. Certes, il est tombe dans la vogue encyclopedique. Soit, il va evoquer du bonheur humain en tranches mais n’oublions pas qu’il s’agit d’Alain Schifres. Aucun risque, donc, de trouver sous sa plume la moindre complaisance a ecouter les gargouillis intestinaux procures par la premiere gorgee de biere, a decompter minutieusement les miettes du croissant au beurre sur la table en Formica.
Schifres, c’est l’anti-Delerm. Dans son index gastronomique, on ne recense que des aliments tartes, de ceux qui font fuir tous les enqueteurs du Guide Michelin, vous avouerez qu’exalter les cacahuetes, l’ail, les coquillettes ou les boulettes ratees de sa grand-mere ashkenaze ne rend pas le gourmet politiquement tres correct… Bougon, incisif, cultive sans avoir l’air d’y toucher. Chez ce La Bruyere dope au magnesium, on admire le balancement de la phrase, le don de la symetrie, le talent du paradoxe, le sens de l’equation syntaxique…

  • La revue de presse Thierry Gandillot – L’Express

On peut s’appeler Schifres et aimer les lettres. De A (comme Abats) a Z (comme Zinc). Pour son Dictionnaire amoureux, le chef Schifres, dument toque, a compose le menu de ses menus plaisirs : ce sera un vol-au-vent de bons mots; un parmentier d’observations hilarantes ; un chachlik d’aphorismes ; une brandade de paradoxes ; une farandole d’adages ; un mille-feuille d’axiomes cocasses et penetrants. On peut egalement choisir a la carte… Au fil des pages, des questions d’importance surgissent. Le hamburger est-il une boulette ? (Cela parait absurde. Autant qu’on nous annonce que la Terre est plate. Les deux sont pourtant cousins.) Qui a reussi l’impossible exploit d’imposer de par le vaste monde le format 21 x 29,7, comment et quand ? A quoi sert la quatrieme lame des rasoirs modernes, qui les fait ressembler de plus en plus a des moissonneuses-batteuses ? Doit-on aller chez le poissonnier ou il y a toujours la queue ou chez celui qui n’a jamais personne ? Pourquoi les vaporisateurs de WC sont-ils au pin des Landes ? Serait-ce parce que le pin des Vosges va aux pastilles contre la toux ? Tintin est-il un vrai journaliste ? Il voyage a longueur de temps et n’ecrit jamais d’articles. Dans la vie, tout le contraire.
Schifres pose des questions, mais Alain philosophe. Florilege : L’homme s’est definitivement separe du singe quand les cacahuetes salees sont entrees dans les moeurs. […] La cacahuete n’a pas de fin, si ce n’est la fin des cacahuetes. Les riches ont persuade les pauvres qu’ils seraient plus pauvres si eux n’etaient plus riches. Une pipe se nettoie comme un fusil sauf que le fumeur de pipe ne tire que sur sa pipe. C’est agreable de s’ennuyer, encore faut-il savoir s’y prendre sinon on s’emmerde. A mediter, accoude au Zinc, lieu de toutes les foucades et de tous les reniements, ou le vouvoiement se dissout dans l’alcool. Et a prohiber le mercredi, pour cause de Canard enchaine.