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Disparaitre

Auteur : Olivier Poivre d’Arvor | Patrick Poivre d’Arvor

Date de saisie : 31/01/2017

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Folio, n 4662

Prix : 6.80 €

ISBN : 978-2-07-035034-6

GENCOD : 9782070350346

Sorti le : 03/01/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Jean-Claude Dutemps de la librairie LE FORUM ARTS ET LIVRES a MOUANS-SARTOUX, Paris – 31/01/2017

Un roman qui est avant tout un hommage a Laurence d’Arabie.
Dans un tres beau style, les freres Poivre d’Arvor nous offrent une jolie revisite de la vie de ce heros qui aimait le desert par dessus tout.
Un livre elegant qui se lit avec plaisir !

  • Les presentations des editeurs : 03/01/2008

Olivier et Patrick Poivre d’Arvor
Disparaitre

1935, sud de l’Angleterre.
Un homme va mourir, victime d’un grave accident de moto. Dans le coma qui le gagne, lui reviennent des souvenirs d’enfance, de manque d’amour, d’exils, de fugues. A-t-il cherche a disparaitre ? La lumiere qui l’enveloppa durant trois annees de sa vie fut glorieuse mais trop aveuglante.
Depuis, ce heros malgre lui n’a cesse de fuir. Poursuivi par la presse et les services secrets, ronge par le besoin de s’effacer, de se detruire, il n’a jamais vraiment su qui il etait, ni meme comment il se nommait. Seuls ces deserts d’Orient qu’il a tant aimes sauront l’apaiser. Du moins, l’espere-t-il. Son frere va l’y aider, de la plus incroyable facon. Deux femmes, qui rodent autour de lui comme deux remords, seront la, elles aussi, jusqu’au dernier moment.
Au pays des mysteres, une legende se construit. Celle d’un solitaire, l’un des plus grands heros des temps modernes, dont l’image fascine encore : Thomas Edward Lawrence, Lawrence d’Arabie.

  • Les courts extraits de livres : 03/01/2008

Les dernieres brumes de la matinee se dissipent paresseusement sur le Dorset. La campagne anglaise laisse echapper de son sol des gerbes de fleurs sauvages et, avec elles, une entetante odeur de musc, plus forte encore que celle d’un pneu qui se consume, a quelques metres de la.
Insensible a ces vertiges vegetaux, le detective Henry Walpole lisse sa moustache comme on roule une cigarette. Une fois, deux fois. De la main droite uniquement. Le bras gauche a ete arrache par un obus lors d’un combat aerien pendant la guerre… Son visage est de feu et l’oeil de braise. La moustache peut a tout moment devenir la meche qui declenchera l’incendie fatal, au coeur de cette bouille ridee comme une pomme confite. Walpole en tord consciencieusement les extremites, histoire de s’assurer qu’a droite comme a gauche, il est un enqueteur presentable, equilibre, et qu’il dispose des necessaires antennes, faute de deux bras valides, pour capter toutes sortes d’ondes et d’ultrasons. Pret a s’enflammer, a fumer par tous les orifices du visage, tant sa forte tete d’Anglais tabagique reprime son desarroi. Sa maniere a lui, grade meritant, d’exprimer l’absolu scepticisme du policier face a la complexite d’une situation qui lui echappe encore. Voila seulement trois semaines que Walpole a ete mute ici, dans cette immense circonscription, apres avoir passe deux ans pres de Swansea, au pays de Galles. Et deja, l’histoire s’emballe. Le jeune homme pale qu’il est train d’interroger peine a retrouver ses esprits.
– Et cette fourgonnette noire, vous etes sur qu’elle a bien fonce sur la moto ?
– Absolument. Le motocycliste venait de nous doubler en haut de la cote, mais il n’avait pas franchi la ligne blanche. La fourgonnette qui arrivait en face s’est deportee vers lui. Pourtant, rien ne la genait. Il n’y avait pas d’autre voiture…
– Elle a heurte la moto ?
– Non, la moto a juste eu le temps de se rabattre. C’est a ce moment-la qu’elle a bouscule mon camarade. Nous etions tranquillement a velo, il a bascule dans le fosse. Je le suivais, je ne suis pas tombe, mais j’ai vu toute la scene.
– C’est-a-dire ?
– J’ai vu la moto accelerer et non pas freiner, sans doute pour eviter la voiture. J’ai vu sa tete, a lui, le motocycliste, ce regard presque fou, sur cette machine qu’il tentait de controler… Alors qu’on etait en haut de la cote, elle a decolle comme une fusee et s’est encastree dans l’arbre.
– Et la fourgonnette s’est arretee apres l’accident ?
– Non. Enfin… dans un premier temps, elle a freine. J’ai vu ses lumieres rougir a l’arriere, peu de temps, une ou deux silhouettes a l’interieur qui se penchaient pour regarder l’arbre, la moto, l’homme a terre, blesse. Puis, quand ils ont vu que plus rien ne bougeait, la voiture a redemarre. Pour moi, il est clair qu’elle a pris la fuite.
– Vous avez eu le temps de noter son numero ?
– Non, juste deux lettres, T. E. ou D. H., je n’arrive pas a me souvenir.
– Ce n’est pas du tout la meme chose.
– Je sais. Desole… J’etais tres choque par ce que je venais de voir. J’ai surtout eu peur pour mon camarade.
– Quel est votre nom ?
– Albert Hargreaves, soldat de premiere classe.
– Vous travaillez au camp ?
– On y retournait.
– Votre camarade aussi ?
– Oui. Notre permission est terminee. A Bovington, ca ne plaisante pas. On est tres en retard. J’espere qu’on ne va pas etre consignes.

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