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Doggy bag : saison 3

Couverture du livre Doggy bag : saison 3

Auteur : Philippe Djian

Date de saisie : 09/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 19.00 / 124.63 F

GENCOD : 9782260016755

Sorti le : 19/10/2006

  • Les courtes lectures : Lu par Charlotte Etasse – 16/09/2008

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Charlotte Etasse – 23/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Lorsqu’ils avaient vingt ans, et sous les yeux effares de leur mere, David et Marc Sollens ont failli s’entretuer pour Edith -laquelle, amoureuse des deux garcons, en a profite pour s’enfuir avec un troisieme larron avant que les choses ne tournent encore plus mal.

Ils ont aujourd’hui la quarantaine et elle revient. Aie.

Tout autour, la ville miroite et clapote. Edith, qui eut longtemps la phobie de l’eau, surmonte brillamment l’epreuve.

Elle revient de loin. Elle revient de si loin que parfois elle se sent a bout de forces mais elle tient bon. Elle gere tout ca. Elle a meme reussi a ne pas affronter sa fille, a echanger quelques mots avec Irene. Elle gere tout ca.

Dans l’ensemble, il s’agit d’un equilibre precaire, assez etonnant, si branlant qu’il en acquiert une sourde fermete – tout rompant qu’il s’affirme avec les lois les plus elementaires de la physique des corps qui s’entrechoquent.

Mais comme toujours, et une fois de plus, le seul probleme est de trouver la bonne cadence pour la lecture, la bonne foulee. Sinon quoi d’autre ?

Ph. Djian

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Vers la fin de l’apres-midi, Victor se retrouva seul. Pas reellement en pleine forme. D’ailleurs, Bradge devait passer pour lui renouveler son stock de trinitrine et autres saloperies chargees de le maintenir en vie le plus longtemps possible. Il n’etait pas rase, legerement hirsute et d’une humeur de chien. Il avait refuse d’ouvrir sa porte a Elisabeth Dorflinger qui voulait absolument lui faire manger quelque chose – sans doute son infect pate en croute ou une nouvelle invention encore plus terrifiante -, mais il avait besoin d’etre seul. Pas exactement d’etre pris en charge et cajole comme un vieux bebe par cette emmerdeuse en mal de mari ou de Dieu sait quoi.
Je te demande gentiment de foutre le camp ! lui avait-il declare a travers l’oeilleton.
Maintenant que David avait emmenage avec sa troupe dans l’appartement du centre, la maison etait censee figurer la citadelle a l’interieur de laquelle il n’aurait de cesse de reconquerir Irene par tous les moyens. La maison, debarrassee enfin de ses pensionnaires superflus, que rever de mieux ? Quoi de plus adapte a leur futur tete-a-tete ? Mais las !
Il aurait du etre heureux, mais il ne l’etait pas. Sonia etait un fantastique cadeau pour ses soixante-dix ans, l’un des plus beaux qu’un vieil homme puisse esperer, mais ca ne suffisait pas, malheureusement. La tragique absence d’Irene balayait tout espoir de sortir des tenebres, de meme que sa decision de trahir ses deux fils.
Les aurait-il soutenus en d’autres circonstances ? Il n’en etait pas sur. Il n’avait rien encore decide avant que De Watt ne le mit au pied du mur. Si bien que personne ne pourrait jamais repondre a cette question.