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Douce France

Auteur : Karine Tuil

Date de saisie : 03/01/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 14.90 / 97.74 F

ISBN : 978-2246709916

GENCOD : 9782246709916

Sorti le : 03/01/2007

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Francois Attia- 02/03/2007

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Francois Attia – 02/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Lu par Charlotte Thomas- 12/02/2007

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Charlotte Thomas – 12/02/2007

  • Le journal sonore des livres : Lu par Alan Kerneuzet- 29/01/2007

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Alan Kerneuzet – 29/01/2007

  • Les presentations des editeurs : 04/01/2007

Une jeune femme sans histoires est arretee par erreur avec des immigres clandestins.
Au lieu de protester, mi-fascinee mi-voyeuse, elle endosse l’identite usurpee d’une Roumaine sans papiers et devient la prisonniere involontaire d’un centre de retention administrative de la region parisienne. C’est un autre monde qu’elle decouvre : tour de Babel des langues, machinerie bureaucratique, attente effrayee de la decision du juge, liberation ou renvoi au pays. La misere de ces corps sans patrie souleve en elle l’inquietude sur ses propres origines.
Dans ce no man’s land, toutes ses illusions, tous ses prejuges aussi, volent en eclats. Ainsi se noue ce roman coup de poing, a mi-chemin de l’indignation et de la lettre d’amour aux siens, autour d’une question obsedante : quel prix faut-il payer pour avoir la certitude d’une terre a soi ?

Karine Tuil est l’auteur chez Grasset de Tout sur mon frere (2003) et Quand j’etais drole (2005).

  • La revue de presse Sophie Delassein – Le Nouvel Observateur du 1er fevrier 2007

Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irreguliere. Qui parle ? La romanciere Karine Tuil ou son heroine Claire Funaro ? D’emblee, elles se confondent avec leurs origines juives communes, une manie de l’introspection, un sentiment d’insecurite congenitale et une saine curiosite qui les pousse a enjamber un jour les fils barbeles d’un centre de retention administrative…
Pour mener a bien ce roman, son sixieme, Karine Tuil a longtemps enquete sur le destin de cette population en situation irreguliere en France et visite l’un des 21 centres de retention, celui du Mesnil-Amelot, qu’elle decrit longuement. Elle a recueilli les sentiments des detenus et de leurs cerberes. Son aventure personnelle melee a celle de son personnage rend le recit realiste, poignant, passionnant.

  • La revue de presse Mohammed Aissaoui – Le Figaro du 4 janvier 2007

Se sentir etranger, partout ou l’on se trouve : c’est a partir de ce sentiment que Karine Tuil a construit son nouveau roman…
S’ensuit une enquete au coeur de l’aeroport de Roissy et au centre de retention administrative de Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne. Et cette quete sur ses propres origines ; sur les raisons profondes qui la poussent a agir et a penser en immigree dans son propre pays…
Douce France est un roman-enquete ou Karine Tuil montre ses talents d’observatrice. Elle ne laisse rien passer : ni le racisme entre les communautes, la ou l’on aurait pu s’attendre a de la solidarite, ni l’emballement bureaucratique qui fait qu’une Francaise se retrouve embarquee de force en Roumanie. En se mettant dans la peau de cette fausse clandestine, la romanciere demontre, en passant, la superiorite de la fiction sur la realite, car son recit vaut les meilleurs essais.

  • Les courts extraits de livres : 21/01/2007

Le choc, d’abord (et toujours cet effroi indescriptible, cette rage qui montait en moi, une forme de revolte que je maitrisais mal, on enfermait des hommes, des femmes, on les retenait physiquement au seul motif qu’ils ne justifiaient pas de leur identite). L’arrivee au commissariat. Tous presumes coupables. Des etrangers. Des sans-papiers. La fouille minutieuse, tournez-vous, videz vos poches, les mains en l’air – mais qu’avions-nous a cacher a part notre identite ? Ces claquements dans ma tete a intervalles reguliers, Clac ! Clac ! Clac ! Et cette douleur dans la poitrine, caillot coince dans l’aorte, pret a eclater – mauvais sang.
La tension, ensuite. Les nerfs a vif. L’organisation quasi militaire. Les affaires personnelles, les lacets des chaussures, les ceintures : confisques. L’enfermement dans une piece sans fenetre sur l’exterieur. A plusieurs, sur un banc (crasseux, recouvert de graffitis obscenes). Les yeux fixes sur le mur d’un gris sale. Les effluves de sueur, d’urine et de tabac froid. Et ces voix entremelees qui repetaient J’ai pas tue, j’ai pas vole, j’ai rien fait, litanie expiatoire ayant force de preuve : un comportement citoyen – pensaient-ils – accorderait le droit de rester en France. T’es qu’une merde de clandestin des pays de l’Est, a dit un petit brun de type maghrebin a l’un des hommes qui etaient assis a nos cotes. Puis, interpellant un gendarme : J’ai rien a voir avec ces voleurs, je suis algerien, ma famille est en France.
C’est-ce-que-vous-direz-au-juge.