Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Du meme auteur

Couverture du livre Du meme auteur

Auteur : Nan Aurousseau

Date de saisie : 01/02/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Stock, Paris, France

Collection : Bleue

Prix : 15.50 / 101.67 F

ISBN : 978-2-234-05948-1

GENCOD : 9782234059481

Sorti le : 01/02/2007

Acheter Du meme auteur chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le journal sonore des livres : Lu par Emma Barcaroli – 13/03/2007

Telecharger le MP3

Emma Barcaroli – 13/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/02/2007

” On m’attend sur mon deuxieme bouquin il parait.
Eh bien on m’attendra longtemps parce que je n’en ferai pas. C’est ce que je me disais apres la parution de Remords d’un comique voyageur, mon premier roman. Le succes m’avait fait peur, je ne m’y attendais pas, et puis la foule m’inquietait pendant les signatures, mes tendances paranoides s’en etaient trouvees aiguisees et logiquement j’echafaudais des hypotheses solides en apparence “C’est bien beau tout ca mais ca peut mal s’achever, dans un Salon du livre par exemple, qu’un tordu fanatise, le foie pourri par les neuroleptiques, me finisse sur ma pile d’invendus un dimanche de septembre”.
Finir a la rentree, c’etait bien dans mon genre. Je restais donc sur ma reserve quand quelqu’un a sonne a ma porte un matin. Il devait etre aux environs de six heures et je dormais encore. J’ai enfile une chemise a la va-vite et j’ai ete ouvrir. C’etait ma voisine du dessous, elle etait a poil avec un colt 45 a la main. ” Du meme auteur est le deuxieme roman de Nan Aurousseau. Il a publie Bleu de chauffe en 2005 aux editions Stock.

  • La revue de presse Francois Ceresa – Le Figaro du 1er fevrier 2007

On l’a compris, le livre de Nan Aurousseau n’a rien a voir avec un roman-guimauve de Marc Levy ou un exercice de litterature nombrilo-anorexique de Mme Angot. C’est un roman noir, tendu, tordu, au style 357, avec des ramifications saugrenues, ou il est question de sexe, de mensonge et de video. Pour un peu, on prendrait cela pour un film…
Tout cela est bien ficele, roboratif, aussi redoutable que le GHB, cette pilule de l’oubli utilisee par les violeurs professionnels, un truc a assommer un cheval. Les heros s’appellent Spratt, Waulk, Mouss, Schouler. C’est comme s’il y avait de la pince a prises multiples dans du Simonin. Ici, le cave se rebiffe aussi. Et quand il envoie les bastos, ce sont des mots qui volent comme des frelons, facon 11,43, parfois consensuels, toujours intrepides, entre des helices d’ADN et des effluves de vin de pays ad libitum.

  • La revue de presse Anne Crignon – Le Nouvel Observateur du 1er fevrier 2007

Son second roman parait ces jours-ci. Intitule Du meme auteur, c’est un p’tit roman noir, comme il dit, plein de souffle et d’allant. Aurousseau a sa musique. D’une enfance dans le Belleville populaire des annees 1960, il a garde une partition toute personnelle ou les patrons sont des tauliers et les p’tits gars comme lui des plombards…
Tous les matins, il regarde se lever le soleil. Pour moi chaque jour est un siecle. Peut-etre parce qu’il a failli mourir deux fois. De cet entre-deux ou il s’est egare quand les secouristes s’affairaient pour le sauver de la noyade, il a rapporte un etrange savoir. Le couloir blanc phosphorescent, ce passage entre vie et mort dont l’evocation fait se tordre les sceptiques, existe. Depuis ce jour, Nan Aurousseau dit qu’on ne vit pas impunement. A l’heure de la reverence, la conscience affronte ses juges, qui sont impitoyables. Mais il est trop tard alors pour faire les soudures.

  • Les courts extraits de livres : 15/02/2007

Cette femme-la etait prete a tout pour parvenir a ses fins. Le petit probleme c’est qu’elle semblait ignorer ou elle voulait en venir. En tout cas on y allait. Elle etait persuadee que j’etais un sale type qui avait quelque chose de lourd a se reprocher. Cela la concernait directement mais elle ne voulait pas m’en dire plus parce que j’etais cense savoir de quoi il s’agissait. Elle tenait l’arme assez fermement et je ne pouvais pas faire grand-chose. Je la sentais a cran et capable de me descendre sur un coup de nerfs. Elle m’avait pique des fringues et on etait descendus au parking pour prendre ma voiture. Un 4×4 flambant neuf, un pick-up six cylindres double cabine.
On roulait en direction du sud. On avait passe le peage, on etait bien, elle se detendait, j’avais mis de la musique, du blues. J’attendais le moment qui me permettrait d’agir. Dans un premier temps je voulais m’emparer du calibre. Ce n’etait pas si simple parce qu’elle etait mefiante.
– Tu m’inspires pas du tout confiance, je sais de quoi tu es capable, alors fais attention, bebe, parce que sinon…, m’avait-elle declare en agitant son arme pres de mes couilles, une fois franchie la porte d’Italie.
J’avais tente de l’impressionner en lui montrant mes tatouages, mais sans aucun effet. Elle tenait le manche et cela lui suffisait comme argument. Elle etait en colere, et plissait le front de temps en temps en se mordant les levres comme si elle venait de faire une grosse connerie. J’etais sur de rien. J’essayais de trouver la faille mais il n’y en avait pas. Elle etait vraiment mignonne, presque touchante. En plus je l’avais vue a poil. J’etais partage : dans un sens, elle m’inspirait une sorte de compassion, et d’un autre cote, je n’avais qu’une envie, la frapper d’un coup sec et rapide a la machoire afin de lui faire basculer le cervelet et de m’emparer du calibre. Des qu’elles commencent a mouiller, on peut plus les tenir, les femmes, je me disais parfois, tellement j’en avais bave avec elles. Et ca depuis tout petit.