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Eaux-fortes

Auteur : Michèle Laurence

Paul : J’en ai assez de m’entendre traiter de parpaillot, de cul serré, de colonialiste, de peintre du dimanche, et que sais-je encore ! Je ne suis pas venu vous chercher, je ne vous ai rien demandé. Je voulais vivre cette dernière journée ici seul, sereinement, et.
Elle : . Et c’est ainsi que je vous imaginais pour cette improbable rencontre avec Issiakhem le flamboyant, le délirant, le provocateur et Kateb le poète écorché, le révolté, le cracheur de lave. Je rêvais pour vous d’une joute urticante mais c’était sans compter les dates de péremption qui altèrent les aspérités et les couleurs. Je vous aurais aussi aimés plus proches, plus présents. Mais je sais que la séparation est inéluctable et que le temps est venu. Les sirènes du port se font de plus en plus assourdissantes. Non, attendez, monsieur Guion ! Je voulais vous dire.
Paul : Oui ?