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Echantillons gratuits ne pouvant etre vendus separement

Auteur : Sebastien Gendron

Date de saisie : 17/10/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : les Petits matins, Paris, France

Collection : Nouvelles

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-915879-39-1

GENCOD : 9782915879391

Sorti le : 18/04/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Christophe Dupuis de la librairie ENTRE-DEUX-NOIRS a LANGON, France (visiter son site) – 17/10/2008

Et voici le premier recueil de nouvelles de Sebastien Gendron, deja remarque par deux petits textes chez les excellents iconoclastes de Zinc Editions. Onze nouvelles, plus ou moins longues, parmi lesquelles vous pourrez juger le talent (si les nouvelles sont dans leur ordre de publication, on suit les progres de l’auteur) de novelliste de Sebastien Gendron. “Je suis un alcoolique mondain” a la conclusion ironique brille par son ton ; “Plaisir d’offrir, joie de recevoir” vous donnera une des explications de l’utilite de la consommation ; “Le jour ou on a tue Margot” est excellente car, a vrai dire “on ne peu pas reprocher a un jeune paysan de vouloir eduquer les masses animales” ; Dans “Les silences de M. Clement” on se demande ou l’auteur nous emmene dans ses trois textes emmeles, la fin est redoutable (car Sebastien Gendron possede l’art de la chute) ; “Police ! police !” confirme parfaitement l’adage disant qu’il faut se mefier d’un citoyen respectant scrupuleusement les regles et “Je detiens Rose Divina Pita” est digne d’un plan a la Dortmunder ! Comme si cela ne suffisait pas, Les petits matins en bons editeurs proposent un bel objet, raison de plus pour ne pas s’en priver.

  • Le choix des libraires : Choix de Christophe Dupuis de la librairie ENTRE-DEUX-NOIRS a LANGON, France (visiter son site) – 17/09/2008

Et voici le premier recueil de nouvelles de Sebastien Gendron, deja remarque par deux petits textes chez les excellents iconoclastes de Zinc Editions. Onze nouvelles, plus ou moins longues, parmi lesquelles vous pourrez juger le talent (si les nouvelles sont dans leur ordre de publication, on suit les progres de l’auteur) de novelliste de Sebastien Gendron. “Je suis un alcoolique mondain” a la conclusion ironique brille par son ton ; “Plaisir d’offrir, joie de recevoir” vous donnera une des explications de l’utilite de la consommation ; “Le jour ou on a tue Margot” est excellente car, a vrai dire “on ne peu pas reprocher a un jeune paysan de vouloir eduquer les masses animales” ; dans “Les silences de M. Clement” on se demande ou l’auteur nous emmene dans ses trois textes emmeles, la fin est redoutable (car Sebastien Gendron possede l’art de la chute) ; “Police ! police !” confirme parfaitement l’adage disant qu’il faut se mefier d’un citoyen respectant scrupuleusement les regles et “Je detiens Rose Divina Pita” est digne d’un plan a la Dortmunder ! Comme si cela ne suffisait pas, Les petits matins en bons editeurs proposent un bel objet, raison de plus pour ne pas s’en priver.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Les Echantillons gratuits… penetrent l’intime, devoilent les secrets, mettent au jour les defaillances et les petites lachetes, revelent les pensees enfouies, l’innocence des ames et la noirceur des actes.
Un homme recoit l’ordre d’acheter une arme de poing, un autre quitte regulierement sa famille pour une destination inconnue,
Monsieur Clement se tait definitivement… Quels choix vont devoir se resoudre a faire les personnages de Sebastien Gendron ?

Sebastien Gendron est ne en 1970. Son premier roman, La jeune Fille et le Cachalot, a ete publie aux editions Cyrilis.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

CAISSIER 4

A l’hypermarche de la banlieue nord, M. Thomass, qui est un homme timide et reserve, a apercu la caissiere 47. Il ignore qu’elle s’appelle Myriam – a l’exception du directeur des ressources humaines tout le monde ignore que la caissiere 47 s’appelle Myriam – mais il a remarque qu’elle etait permanente a la caisse 47. D’abord, M. Thomass ne s’etait pas mis dans cette file parce qu’elle etait trop frequentee, qu’il n’avait pris qu’une brique de soupe a l’oseille et que M. Thomass refuse de faire la queue pour une brique de soupe, quel que soit l’arome qu’elle est censee imiter – M. Thomass vit seul et ses horaires de bureau le fatiguent trop pour qu’il songe a compliquer le menu de ses soirees.
Parfois, il n’achete qu’une demi-baguette qu’il boulotte en rentrant.
Parfois, c’est une soupe dont il a envie.
Derriere sa caisse, la caissiere 47 a la desagreable tache d’annoncer a un couple que sa carte de credit n’est plus suffisamment approvisionnee et que le centre des cartes de credit refuse de leur faire credit cette fois-ci. Vexee d’etre ainsi publiquement denoncee, irritee dans son epiderme de voir son mari s’egarer avec un emerveillement a peine derobe dans le corsage de la caissiere 47, la femme a la carte de credit vide opte pour l’esclandre. Avec un succes certain puisque le vigile arrive, qui aime aussi a se perdre dans le corsage de la caissiere 47. Comme le couple est d’apparence solvable – lui en complet gris, elle aux manches de blazer enroulees sur les avant-bras -, le vigile accepte l’injonction du mari et fait appeler M. Robin, le chef de service des caissieres.
M. Robin arrive. C’est un petit homme sec, tout en cou et sans epaules, pliable, qui marche vite et porte des lunettes sans monture qui s’embuent a l’emotion. Il deplore, il est vrai, l’attitude deplorable de la caissiere 47 qu’il promet de reprimander, mais regrette : le centre des cartes de credit a dit que le compte etait bloque. Les achats devront etre regles en liquide ou rester l’exclusive propriete du magasin et de ses ayants droit. Offusque, le couple quitte le tapis, laissant la les denrees.
Avant de quitter lui-meme les lieux, M. Robin fait signe a la caissiere 47 qu’elle ajuste un peu son corsage.
La caissiere 47 souffle sur sa frange, qui volette un instant au-dessus de son front, puis elle tire sur l’ouverture de son corsage, remettant sa gorge en valeur. Hasard du calendrier, c’est a cet instant que M. Thomass entre dans la file 47 et qu’il tombe amoureux.

M. Thomass – dont on pourra penser que ses origines teutonnes dictent ce trait de caractere – etait un homme prevoyant qui, chaque soir avant de debaucher, prenait le temps d’organiser le travail du lendemain. Or, ce soir-la precisement – faisant fi du meme coup de son atavique germanitude -, il quitte son bureau, sa chaise, et, sans attendre que la grande aiguille franchisse l’heure pile, il entre dans son impermeable de serge grege, se precipite sous la bruine – temps qu’habituellement il abhorre – et se jette dans son automobile dont il emballe violemment le moteur avant de s’enfuir vers la banlieue nord.