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Ecrits sur l’art

Auteur : Maksimilian Aleksandrovitch Volochine

Preface : Jacques Catteau

Traducteur : Marie-Aude Albert

Date de saisie : 23/06/2008

Genre : Arts

Editeur : Hermann, Paris, France

Collection : Savoir. Arts

Prix : 26.50 / 173.83 F

ISBN : 978-2-7056-6559-3

GENCOD : 9782705665593

Sorti le : 28/08/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Textes traduits, annotes et presentes par Marie-Aude Albert
Preface de Jacques Catteau

Poete, aquarelliste et critique d’art, Maximilian Volochine (1877-1932) a laisse une oeuvre considerable, mise sous silence pendant toute la periode sovietique, et redecouverte de facon triomphale a la faveur de la Perestroika. Personnage eminemment charismatique, Volochine a cotoye a Paris, entre 1901 et 1916, la fine fleur des arts et lettres, cherchant a promouvoir l’art francais aupres de ses lecteurs russes. Il analysa ainsi tous les -ismes de l’art francais, et s’interessa aussi aux courants artistiques de Moscou et Petersbourg. Frequentant assidument la boheme de Montmartre et de Montparnasse, parcourant sans relache salons, expositions, musees et ateliers, accompagnant le celebre collectionneur Chtchoukine chez Picasso, ami de Zadkine, d’Odilon Redon, de Marevna et de Diego Rivera qui fera son portrait, Volochine fut tres tot considere comme le plus parisien des poetes russes, avant de s’affirmer, a partir de 1917, comme le grand poete de la Revolution et de l’Histoire russe.
Par l’universalisme de sa culture, l’eclectisme de ses gouts et son interet passionne mais critique pour la modernite, il fut l’un des plus importants representants de l’Age d’Argent, cette veritable Renaissance russe brutalement liquidee par la Revolution. A travers un choix de textes consacres aux arts plastiques francais et russes, la presente anthologie met, pour la premiere fois, a la disposition du lectorat francais les textes d’un des plus grands critiques d’art du vingtieme siecle.

Marie-Aude Albert est agregee de rime, docteur es lettres de l’Universite de Paris-Sorbonne et licenciee en histoire de l’art.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Extrait de l’introduction :

Maximilian Volochine (1877-1932) est, aujourd’hui, surtout connu comme poete, mais il fut aussi un critique d’art judicieux et influent, et un aquarelliste d’une grande originalite. Dans ces trois domaines, il a laisse une oeuvre considerable, injustement sous-estimee de son vivant, mise sous le boisseau pendant toute la periode sovietique, mais qui, a la faveur de la perestroika, a fait, des 1988, l’objet d’une redecouverte triomphale, entretenue depuis par d’innombrables publications et couronnee en 2003 par la parution du premier volume de l’edition scientifique de ses oeuvres completes. La personnalite exceptionnelle de l’homme, dont la poetesse Marina Tsvetaeva, entre autres celebres memorialistes, a admirablement evoque le formidable charisme, a, il est vrai, longtemps masque l’importance du createur qui a cotoye, entre 1901 et 1916, la fine fleur des arts et lettres russes et francaises avant de s’affirmer, a partir de 1917, comme le grand poete de la Revolution et de l’histoire russe. Par l’universalisme de sa culture, l’eclectisme de ses gouts, le respect du passe et l’interet passionne mais critique pour la nouveaute, il fut l’un des plus purs produits de l’Age d’argent, cette veritable Renaissance russe qu’occulta trop longtemps l’ideologie sovietique ; par l’experience de la Grande Guerre, de la Revolution et de la guerre civile, il fut le temoin lucide du suicide collectif de l’Europe et des utopies mortiferes du XXe siecle ; par sa mise en garde contre le materialisme etouffant et la perte de maitrise du progres technique, par sa quete de spiritualite et son appel a la reconciliation entre l’Orient et l’Occident, par son esperance slavophile, il entrevit les enjeux de notre XXIe siecle. On comprend des lors qu’il ait ete l’ecrivain fetiche de la perestroika, de la sortie du communisme materialiste et athee qu’il avait decrit en visionnaire des fevrier 1917, a contre-courant de l’optimisme general, et qu’il ait dans les annees 1990 enthousiasme par la puissance, l’audace et l’etonnante actualite de ses propos un grand nombre de Russes desempares en quete de leur histoire, de leur identite et de leur devenir. Mais les reflexions et enseignements que nous laissent sa poesie et sa prose sont tout aussi precieux pour les peuples europeens d’aujourd’hui, depouilles a leur tour de leur memoire, de leur culture, de leur identite, et menaces par de nouvelles ideologies totalitaires s’affrontant dans ce que d’aucuns nomment un choc de civilisations.