Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Ecume

Auteur : Sandrine Kao

Date de saisie : 06/04/2008

Genre : Jeunesse a partir de 6 ans

Editeur : Gecko jeunesse, Rouen, France

Collection : Les contes d’aujourd’hui

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-916689-11-1

GENCOD : 9782916689111

Sorti le : 11/03/2008

  • Les presentations des editeurs : 07/04/2008

D’abord, nous vimes la mer, immense et s’etendant a l’infini devant nous, bleue, ecumeuse, allant et venant sur la plage brune, accompagnant ses vagues d’un bruit grave et regulier qui s’effacait quand la mer se retirait pour revenir, incessante. Ensuite, nous apercumes les baraquements construits a la hate et d’autres personnes, qui, comme nous, venaient du Sud. Elles attendaient le prochain embarquement pour se rendre de l’autre cote de la mer.

Une nouvelle collection de contes pour mettre en scene des faits de societe actuels et les illustre sans heurt. Des contes sur ce qui construit ou fait evoluer notre monde aujourd’hui.

  • Les courts extraits de livres : 07/04/2008

Vous avez quelque chose a manger ?
Une femme decharnee, vetue d’habits loqueteux et gris de poussiere, trainait son enfant en le tirant par le bras. Elle me regardait d’un air suppliant, en jetant par a-coup des regards sur ma besace rebondie. Je lui fis non de la tete et m’eloignai d’un pas preste.

Partir m’etait apparu comme l’unique solution a cette interminable crise. J’avais pour but de rejoindre les pays du Nord, la ou il n’y a ni secheresse, ni inondation, ni famine, ni guerre, la ou le travail vous nourrit a votre faim, la ou les gouvernements aident les plus demunis.

Je souhaitais voir les villes avec leurs hauts immeubles, leurs larges routes de bitume sur lesquelles des voitures de toutes les couleurs roulent a la file, les lumieres le long de la chaussee et les enseignes des magasins qui clignotent. Je voulais me promener dans les parcs pleins d’odeurs de fleurs ou les saules trempent leurs branches dans des etangs.
La-bas, la nourriture abonde, et nombreuses sont les taches que les habitants du Nord ne veulent plus effectuer. Du travail, j’en trouverais, et bien mieux paye.

J’ai donc vendu tout ce qu’il me restait, j’ai travaille encore, pour reunir assez d’argent afin d’aller le plus loin possible. J’ai rassemble quelques effets dans ma besace, un bidon d’eau et de la nourriture pour le voyage, calculant qu’il me faudrait deux a trois jours de marche pour rejoindre la ville la plus proche.