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Education au developpement et a la solidarite internationale : un enjeu pour l’universite, un enjeu pour les collectivites : actes du colloque des 16 et 17 novembre 2005

Auteur : Jean-Marie Bague | Jeanine Bonamy

Preface : Francoise Bevalot | Jean-Marie Hatton

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Sociologie, Societe

Editeur : Presses universitaires de Franche-Comte, Besancon, France

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-84867-128-4

GENCOD : 9782848671284

  • Les presentations des editeurs : 23/07/2006

Cet ouvrage rassemble les communications presentees au colloque Education au developpement et a la solidarite internationale (EADSI) : un enjeu pour l’universite, un enjeu pour les collectivites qui s’est tenu a Besancon les 16 et 17 novembre 2005. Ce colloque, organise par l’Universite de Franche-Comte en collaboration avec l’IUFM de Franche-Comte, le rectorat de l’academie de Besancon, le Centre de Ressources pour la Cooperation decentralisee en Franche-Comte et la plate-forme des associations de solidarite internationale de Franche-Comte a permis de reunir enseignants et enseignants-chercheurs, etudiants, representants d’associations et de collectivites impliques dans, ou interesses par, les questions d’education et de sensibilisation aux themes du developpement et de la solidarite internationale.

On trouvera a la fin du livre la reproduction des panneaux elabores dans le cadre d’une exposition, parallele au colloque et presentant des exemples d’EADSI a travers des projets mis en oeuvre par des etudiants de l’universite ou des etablissements d’enseignement secondaire de l’academie de Besancon.

  • Les courts extraits de livres : 23/07/2006

Les militants des ASI desireux de s’engager dans des actions d’education au developpement ont trouve dans l’education populaire les bases methodologiques dont ils avaient besoin. Dans la France des annees 60, l’education populaire etait un patrimoine partage par de nombreux secteurs de la societe tels que les mouvements de jeunesse et d’education populaire, bien sur, mais aussi le mouvement syndical, certains mouvements de l’action catholique, une partie de la formation agricole, etc. La rencontre qui s’opera avec des exiles d’Amerique latine du fait des dictatures qui sevissaient dans plusieurs pays de ce continent, enrichit l’experience francaise de tout l’apport de ce sous-continent, que Paulo Freire a conceptualise. Pour lui, l’objectif premier de l’education est la prise de conscience par l’individu de la realite et de sa capacite a exercer sa propre volonte sur celle-ci, pour la modifier, l’adapter, l’ameliorer. Pour atteindre ce but qu’il s’est fixe, Freire entend susciter une attitude critique de reflexion qui engage a l’action. Sa methode consiste a s’appuyer sur les besoins des groupes de populations marginalises, analphabetes ou pauvres qui, a travers le dialogue et une participation active dans le processus educatif, peuvent acquerir des connaissances de base et une auto conscience liberatrice. Cet apprentissage d’une autoformation individuelle et communautaire est decrit dans les ouvrages de Paulo Freire La pedagogie des opprimes et L’education : pratique de la liberte. L’auteur a baptise conscientisation le processus de prise de conscience qui est ainsi induit. L’alphabetisation, la formation des adultes et l’organisation communautaire sont des elements primordiaux de cette methode.