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En bas, les nuages

Auteur : Marc Dugain

Date de saisie : 10/06/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-08-121685-3

GENCOD : 9782081216853

Sorti le : 07/01/2009

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L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Le choix des libraires : Choix de Catherine Demontpion de la librairie PAGES D’ECRITURE a SAINT-YRIEIX LA PERCHE, France (visiter son site) – 21/01/2009

Un pompier professionnel echoue sur une ile, recueilli par une vieille dame ; une famille refugiee en Dordogne pour tenter d’echapper a une epidemie ; un jeune genie des affaires qui trouve un investisseur mais le perd dans les attentats du 11 septembre ; un auteur dramatique qui s’exile au soleil ; un couple, au coeur du quartier Montparnasse, qui evalue son present et doute sur son avenir ; un peintre, dont la cote a soudain grimpe, decide de quitter Paris pour vivre dans la maison familiale en Dordogne ; un ancien entrepreneur, la cinquantaine, vit une aventure amoureuse campagnarde.
Qu’y a-t-il de commun entre ces sept histoires ? Simplement qu’un “fait anodin” de l’une va permettre de faire exister la suivante. Mais ce qui les lie surtout c’est le talent de Marc Dugain pour raconter sans juger l’histoire de ces hommes ordinaires : “les uns sont cyniques, les autres doux et reveurs, mais tous sont plonges dans les eaux troubles de la vie quotidienne. Ils surnagent, ils s’adaptent, ils essayent de s’en sortir.” Aucun sentimentalisme, aucun jugement sur la vie et les choix de ses personnages, mais une ecriture et des mots justes et precis.

  • Le courrier des auteurs : 10/06/2009

Quand j’etais gosse, mes parents voyageaient sans cesse. En partant, ils laissaient les cles de l’appartement a la librairie en bas de l’immeuble. En rentrant de l’ecole, je recuperais les cles, mais je n’etais pas presse de remonter dans l’appartement vide, d’autant plus que j’etais amoureux de la fille de la libraire. Alors je m’installais dans un petit coin contre le rayon des livres de poches et je devorais Alexandre Dumas, Zevaco, Arsene Lupin. J’ai revu la libraire, il y a un mois. Elle s’est excusee de ne pas avoir lu mon dernier livre, elle est devenue aveugle. Elle attend que sa fille, mon premier amour d’enfant, trouve un moment pour le lui lire.

Marc Dugain

  • Les presentations des editeurs : 08/01/2009

Sept recits lies par un fil narratif : comme un detail detache d’une photo, c’est un fait anodin dans l’un qui declenchera le suivant. Marc Dugain suit sept hommes vivant aujourd’hui, en Dordogne, au Maroc, aux Etats-Unis ou dans une ile lointaine. Les uns sont cyniques, les autres doux et reveurs, mais tous sont plonges dans les eaux troubles de la vie quotidienne. Ils surnagent, ils s’adaptent, ils essayent de s’en sortir.
Tous perdants ?
Dugain ne nous eclairera pas la-dessus. Il choisit de raconter, tout simplement raconter, et son art de la mise en scene nous surprend a chacune de ces histoires.

Romancier et scenariste, Marc Dugain a entre autres publie La Chambre des officiers, La Malediction d’Edgar et Une execution ordinaire. L’annee 2009 verra un nouveau volet des activites de Marc Dugain : il sera le realisateur du film adapte d’Une execution ordinaire, dont le tournage commencera en janvier.

  • La revue de presse Jacques Nerson – Le Nouvel Observateur du 29 janvier 2009

Chaque nouvelle est un roman de moeurs acheve. La plus feroce et la plus drole  ? Celle ou un editeur parisien, cherchant a echapper a l’imminente epidemie de grippe aviaire qui va decimer la France, reunit dans sa maison de campagne sa femme, sa maitresse et ses enfants de la main droite et de la main gauche. On a rarement ete aussi cruel avec les bobos. Si Dugain fait une fois encore un tabac, il ne devra s’en prendre qu’a lui, c’est un conteur-ne.

  • La revue de presse Etienne de Montety – Le Figaro du 15 janvier 2008

Un recueil de nouvelles dont les personnages courent apres des chimeres avec l’energie rageuse de pionniers. En bas, les nuages. On ne fait pas plus sobre. Nul effet d’annonce. Ceux qui m’aiment prendront le train, semble dire l’auteur. Ils ne regretteront pas le voyage. Dans le livre de nouvelles de Marc Dugain, les nuages sont effectivement sur terre, c’est-a-dire dans l’esprit des hommes. Rien n’est simple. On chercherait en vain un lumineux lieutenant de la guerre de 14. En vain un tenebreux chef du FBI. Le polyglotte Marc Dugain reste fidele a son pari de surprendre le lecteur a chaque livre. Il poursuit sa course qui le conduit d’un imaginaire a un autre, comme on saute d’un continent a un autre par le moyen de l’avion…
Le paroxysme du recueil est atteint par cet homme qui lit a voix haute sa piece de theatre, en compagnie de sa voisine de bord de piscine, une magistrate chargee d’une enquete. Lisant son texte, il se livre. Et en parait soulage. On ne saurait mieux resumer la vie des heros de Dugain.

  • La revue de presse – L’Express du 15 janvier 2008

L’auteur explore ce qui advient a cet instant precis : quand on ne sait plus rester fidele a celui que l’on s’etait promis d’etre. C’est a ce moment que l’on ressent – ou non – ce curieux frisson commun aux gens qui, a un moment ou a un autre, ont risque tout ce qu’ils avaient jusqu’alors. L’envie de disparaitre n’est jamais tres eloignee de celle, follement romanesque, de changer de vie. Marc Dugain ne juge pas, ne delivre aucune lecon de morale, laisse le lecteur prendre par la main des personnages volontairement antipathiques, mais si proches, si semblables.

  • La revue de presse Jean-Paul Enthoven – Le Point du 1er janvier 2009

Chaque fois, cet ecrivain francais – qui donne toujours l’impression rafraichissante d’etre traduit de l’americain – concentre ses mots efficaces sur des gens sans importance. L’ensemble est beau. Et cette beaute, pour se sculpter, aimante tous les materiaux disponibles entre le silence et la solitude…
Sept nouvelles pour grands brules du soleil noir. Pour hommes et femmes sans qualites. Pour les freres de sang de l’etranger camusien et des clochards celestes de Beckett. Face a tant de pauvres existences magnifiques et face a la densite humaine qui s’y resume (la peur du bonheur est une facon laique de craindre Dieu…), il faut oublier la malediction qui pese absurdement, en France, sur les short novels. Il y a de l’or chez Dugain. Un or tamise par la lucidite. C’est meme, pour ces deux metaux precieux, une mine a ciel ouvert.

  • Les courts extraits de livres : 08/01/2009

– Merci beaucoup, madame, lui dis-je.
– Ne me remercie pas. Il n’est pas certain qu’on y arrive. Et puis ne me donne pas du madame, appelle-moi Eileen. Eileen Broomsted… ca ne te dit rien ?
– Non, desole, ca ne me dit rien.
– Tu es trop jeune pour te souvenir de mon nom, sans doute.
Elle tourne brusquement le gros volant de son pick-up. Je suis litteralement projete contre la portiere. Puis je me renfonce dans le siege au cuir jaune glissant. Quand je la regarde a nouveau, elle me sourit.
Nous sommes arretes devant un cours d’eau qui aurait pu etre une riviere ou un rapide, s’il pleuvait plus. Des pierres arrondies affleurent a la surface, et leur presence trace deux petites trainees ecumantes dans l’eau. On y apercevrait presque des images pieuses.
– Tu vois la grosse pierre sur l’autre berge ? Si on ne la voit plus, c’est qu’on ne peut plus passer.
– Et alors, vous decidez quoi dans ces cas-la ?
– Il m’arrive d’attendre, ou de faire demi-tour et de revenir un ou deux jours plus tard. De temps en temps, je prends le risque.