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En terre aborigene : ma rencontre avec un monde ancien

Auteur : Francois Giner

Date de saisie : 06/01/2012

Genre : Anthropologie

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Latitudes

Prix : 19.50 €

ISBN : 978-2-226-17608-0

GENCOD : 9782226176080

Sorti le : 01/03/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Jacques Bernard de la librairie LE FORUM – Votre librairie francophone en Australie a FREMANTLE, Australie (visiter son site) – 06/01/2012

Une belle rencontre avec ce monde ancien dont nous fait beneficier Francois Giner, etabli en Australie depuis 1974. Bien sur il y a les inhabituels paysages du bush australien mais aussi les rites traditionnels et les legendes que nous raconte l’auteur, sans oublier les problemes trop souvent ignores du choc avec notre culture moderne.

  • Le journal sonore des livres : Claire Lamarre – 08/03/2007

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Claire Lamarre – 08/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 01/03/2007

Jusqu’a l’arrivee des Europeens a la fin du XVIIIe siecle, les Aborigenes, heritiers d’une culture vieille de 40000 ans, ont vecu de chasse, de peche et de cueillette, en harmonie avec une terre qui ne leur appartenait pas mais a laquelle ils appartenaient. L’intrusion des Blancs dans leur monde traditionnel a ete d’une incroyable brutalite. Extermines ou forces a l’assimilation, decimes par la maladie, l’alcoolisme et la drogue, ils vivent aujourd’hui dans une misere a peine supportable.

Eternel voyageur, Francois Giner, apres avoir parcouru le monde entier, a pose un peu par hasard ses valises en terre d’Arnhem, sans savoir que cette halte bouleverserait son destin. Apres s’etre lie d’amitie et d’affection avec les Aborigenes de la communaute de Weemol, Francois est devenu aussi Balang, leur frere de peau. Ce n’est donc pas en curieux ou en ethnologue, mais en temoin, qu’il evoque leur culture et leurs traditions, et raconte ce qu’ils lui ont transmis au cours de trente annees passees dans le bush australien : une autre maniere d’etre au monde.

  • Les courts extraits de livres : 01/03/2007

Apres une longue courbe, la vegetation de savane laissa soudain place a de grands arbres tres verts. Une nuee de cacatoes noirs se souleva avec des cris stridents au-dessus des pandanus et des paper barks, les malelucas, qui rappellent les saules et dont l’ecorce s’effeuille comme du papier a cigarettes. Je ralentis pour la traversee : les roues du 4 x 4, dans les trente centimetres d’eau, accrocherent sans peine les gros galets du fond. Sur l’autre rive, je parquai la voiture et nous fimes une halte, avant de repartir pour etre a Weemol avant la nuit.
Nous n’avions croise aucun vehicule depuis que nous avions quitte la Stuart Highway pour la piste. Nous avions apercu quelques reptiles, beaucoup d’oiseaux, fait la rencontre de buffles d’eau, de chevaux, d’anes, tous importes par l’homme mais sauvages dans cette region. Finalement, a la sortie d’un virage, apparut un carrefour, et a cote d’un panneau Site sacre, une fleche : Weemol, 3 km. J’arretai la voiture et Billy, comme a son habitude, repondit a mon silence.
– Ces panneaux-la, sur mes terres, ca n’existe pas. On n’a pas pu les planter, vu que ce sont les anthropologues qui localisent les sites – en plus les anthropologues sont les employes du Land Council, donc ils racontent les choses un peu comme ca les arrange. Ici, c’est encore autre chose : les vieux detiennent presque toutes les histoires du passe, avec les lieux, les regles, la loi traditionnelle, mais ils n’en parlent qu’entre eux, alors le Land Council se debrouille aussi comme il veut. En fin de compte, on ne sait plus trop qui prend les decisions, pour quoi, et selon quels principes. Il faudra te mefier, tu verras… Quand on arrivera, je te presenterai. Mais je te previens, apres je ne pourrai rien faire ni rien dire, ce sera a toi de voir.
Je remis le contact en silence.