Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Enchantement du demon : rouleaux magiques ethiopiens

Auteur : Constantin Kaiteris

Date de saisie : 30/10/2006

Genre : Beaux Livres

Editeur : l’Archange Minotaure, Forcalquier, France

Prix : 19.50 / 127.91 F

ISBN : 978-2-914453-81-3

GENCOD : 9782914453813

Sorti le : 30/10/2006

Acheter Enchantement du demon : rouleaux magiques ethiopiens chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 23/11/2006

Dans les regions chretiennes d’Ethiopie, on utilise encore contre les maladies de longs rouleaux de parchemin portant prieres et dessins magiques. Ces talismans sont portes sur le corps dans des etuis et deroules face au lit de celui ou de celle qui est malade ou craint de l’etre. Dans le corps meme des prieres sont peintes des figures enigmatiques qui dessinent d’etranges geometries ou domine jusqu’a l’obsession, l’oeil, comme element magique et decoratif. Le texte de Constantin Kaiteris est la mise en ecriture de ces figures, leur dechiffrement dans le tapis des lignes et des couleurs.

Poete, Constantin Kaiteris est traducteur au grec et de l’amharique (ethiopien). Il a longtemps sejourne en Ethiopie. Deroulement de l’ange, paru chez le meme editeur, etait le recit des metamorphoses.) de la figure de l’ange place en tete des memes rouleaux magiques.

  • Les courts extraits de livres : 01/12/2006

L’oeil fait le visage. Le visage fait l’humain, l’humain fait le regard. Mais ce visage peut aussi etre un masque. Pas un masque grimacant, effrayant; un masque a visage humain. Le debtera, le lettre peintre de talisman, a compris et il le montre, que la grammaire assez simple des traits humains exprime aussi l’ange, le diable, dieu, les genies, tout ce a quoi il peut croire ou que son malade a besoin de voir; qu’elle suffit, cette grammaire pour representer la victime, l’agresseur, le malade, ce qui l’assaille, ce qui le protege.
La presence de ce visage, meme limite par le cadre ambigu qui l’enserre, est essentielle pour que le talisman fonctionne. Et pour qu’il agisse au mieux, pour que ” la medecine soit efficace”, il lui faut attirer le regard par l’oeil, les yeux, l’oeil multiple, celui qui protege, celui qui devie – comme on devie un coup – celui qui repousse celui qu’il faut, au besoin, figer.
Les lignes deploient autour, sur le parchemin, des droites, des carres, des triangles, des ovales. Et dans ces formes naissent aussi des ailes, des etoiles, des papillons, des flammes qui se combinent et s’imbriquent en un idiome simple mais mouvant, reversible, propice a l’interrogation.

De la se construisent d’etranges sceaux etoiles, des boussoles sans cadrans, de curieuses machines volantes sans mode d’emploi, des roses des vents ou les directions sont a imaginer. Et une voix s’eleve :
– Je suis la face devenue miroir, qui me voit se regarde regardant
qui le regarde sans bien savoir quelle image cedera la premiere, s’escamotera comme au carreau de la fenetre que l’on ouvre ou que l’on referme, le reflet.

Des questions se posent :
Oui brisera le cachet de cire ?
L’etoile dans ses ailes, l’oiseau dans ses rayons ?
L’effroi est-il medical ? esthetique ?

Les lignes redoublees sont fils tresses, serpents, chemins, lianes, liens, cloisons, cordes, chaines, veines.

L’oeil est amande, barque, planete eclipsee, tache d’encre, tunnel de l’evade, trou noir dans l’espace. Un oeuf noir. Un oeil qui se multiplie des qu’il trouve une forme ou nicher.