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Ennemis publics

Auteur : Michel Houellebecq | Bernard-Henri Levy

Date de saisie : 01/10/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-08-121834-5

GENCOD : 9782081218345

Sorti le : 01/10/2008

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Dans cette correspondance janvier-juillet 2008 entre l’auteur desParticules elementaireset le romancier et philosophe B.-H. Levy, les deux hommes evoquent des questions intimes, intellectuelles et de societes.

  • La revue de presse Victor Hache – L’Humanite du 23 octobre 2008

On dira qu’il y a surement d’autres chats a fouetter et on aura raison. Il faut cependant se mefier des histoires d’ego, elles sont souvent instructives. Dans le cas de Bernard-Henri Levy et de Michel Houellebecq, l’affaire se corse avec, ces temps-ci, la parution de leur correspondance entretenue entre janvier et juillet 2008. Ou l’on s’apercoit qu’il est finalement plus confortable de ne pas etre celebre. On peut ecrire ce qui nous passe par la tete sans etre inquiete. C’est formidable. A l’inverse, des que la notoriete vous rattrape, on disseque, on cherche la petite bete…
Et d’evoquer leur rapport a l’ecrit, leur gout commun pour l’agencement des mots. BHL le fait avec un style brillant de facture classique. Houellebecq, lui, est plus rock and roll. Deux ecoles pour une meme passion vouee a la litterature…
Il y a enfin l’evocation de la figure Romain Gary-Emile Ajar, avec l’idee sous-jacente chez BHL de s’inventer une nouvelle vie en revenant a l’exercice du roman. Houellebecq egalement reve de terres plus calmes et songe au plaisir de la poesie pure, qu’il regrette de voir peu a peu s’eteindre. Alors, tentative de rehabilitation ? Renaissance ? Pour les deux ecrivains, en tout cas, une page se tourne.

  • La revue de presse Jean Birnbaum – Le Monde du 17 octobre 2008

Et la, surprise : malgre le brouhaha, malgre les postures, malgre tout, se decouvre un texte d’ecrivains. Par-dela leurs multiples differences, ces deux hommes partagent bel et bien une meme passion pour les mots, un meme engagement au service du langage…
La ceremonie du dialogue fait proliferer malentendus feconds et subtils chasses-croises. La voix de Levy se colore d’un sombre pessimisme, et c’est Houellebecq qui donne des lecons de morale, en “vieil emmerdeur calviniste”. Puis les clivages de depart se brouillent pour de bon. D’autres personnages apparaissent, a mi-chemin entre recit de soi et mythologie intime. En vrac : la “meute” des journalistes, quelques vieux oncles, Romain Gary, la femme du boucher, tel souffre-douleur au fond de la classe, des “blondes somptueuses”… Au fil des pages, les ecrivains faconnent un decor sur mesure, ou ils ventriloquent des fantomes en papier : “je revais deja enfant de subjuguer l’humanite (…), confie Houellebecq. Mais je revais aussi de rester dans l’ombre, de me dissimuler derriere mes creations”…

  • La revue de presse Christophe Barbier – L’Express du 9 octobre 2008

Poids des bios et choc des ego, les deux auteurs rivalisent de confessions, s’offrent et se font la courte echelle de l’audace introspective…
Mais cette correspondance, sedimentee pendant six mois, delivre des chapitres denses et vifs, ou se succedent confidences et arguments. Car il s’agit aussi d’une dispute : l’ordre selon Goethe, Athenes contre Jerusalem, l’intellectuel engage…
Cette rencontre improbable etait un match impossible : Ennemis publics, c’est Michel le fataliste et son maitre, dont resteront de belles lecons de philosophie et deux parts de verite.

  • La revue de presse Claire Devarrieux – Liberation du 2 octobre 2008

Premiere surprise a la lecture d’Ennemis publics, l’ouvrage commun que publient Michel Houellebecq et Bernard-Henri Levy : le tandem est bon. Il n’y a pas la le poete et l’ideologue, mais deux voix d’ecrivains, a forces egales. Dans des genres differents, evidemment : Houellebecq, aussi gai qu’un violoncelle, a son ton habituel, net, precis, un peu moins ironique et paradoxal, peut-etre, qu’il ne l’est d’ordinaire ; Bernard-Henri Levy a le verbe haut, rythme, emphatique. Ce sont les tambours du tribun, le panache, meme lorsqu’il se risque aux confidences…
Non seulement le duo fonctionne, alternant considerations quotidiennes et metaphysiques, mais il parvient a produire un livre passionnant : ce sera la deuxieme surprise des lecteurs, amis ou ennemis.

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 1er octobre 2008

Il n’empeche que ce livre, dont l’irritant point de depart est : pourquoi sommes-nous vomis par nos contemporains ?, contient des lettres fortes, radicales, emouvantes meme, des lors que les deux epistoliers consentent a redescendre sur terre, a passer aux aveux et a fouiller leur memoire. Jamais Houellebecq et Levy, tombant le masque, n’ont mieux evoque leurs peres respectifs, ni mieux explique ce qui les avait pousses l’un et l’autre a ecrire…
Mais c’est quand ils debattent des oeuvres dont ils se nourrissent qu’ils donnent la vraie mesure de leur rencontre; quand Houellebecq paie sa dette a Pascal, Schopenhauer, Baudelaire, Comte, la poesie en general (au regard de laquelle, dit-il, le roman reste un genre mineur), et Levy, a Spinoza, Flaubert, Mallarme, Sartre, Aragon ou Levinas.