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Entre chien et loup jetes

Auteur : Mary-Laure Zoss

Preface : Jacques Vandenschrick

Date de saisie : 05/10/2008

Genre : Poesie

Editeur : Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon, France

Collection : Collection grise

Prix : 14.50 / 95.11 F

ISBN : 978-2-84116-139-3

GENCOD : 9782841161393

Sorti le : 15/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 14/10/2008

Qu’est-ce qui jettera sur nos epaules un pli de laine, nous sauvant du desastre ? la mere aux derniers jours laisse tomber une pensee en miettes entre les meubles, la lampe reste introuvable au sortir de la nuit, maintenant il faut s’appliquer a mieux tasser le temps sous les semelles, qu’on evite l’enfilade des faux-pas dans la parole de plus en plus trouble, sachant pousser plus souvent la porte a deux battants, laisser ce qui git sur le bas-cote de la phrase, on retourne par saccades aux limites de la neige dans le ciel, les rochers bleus dressent leurs tables pour les nuages, on cesse de se precipiter sur tous les fronts, l’angoisse se detache presque dans l’eau d’un apres-midi d’avril, le long d’un quai.

Mary-Laure Zoss

  • Les courts extraits de livres : 14/10/2008

il n’y a pas vraiment de direction, mais le fil intermittent de leur voix perdue qu’ils suivent, sans bien savoir ou cela mene, revenant sur leurs brisees quand ils n’entendent plus rien dans l’epais des murs – alors la seule hantise d’aller la, a cote, pour s’arracher a ce qui empeche continument, buvant a longs traits froids l’air du dehors, aussitot le portail franchi, plutot que patauger dans l’hostile, voix lacee au fond de la gorge, enfants qui cognent a des portes au-dessus de leurs forces, sur les marches de l’escalier triturant les pieces d’un mauvais jeu, aujourd’hui s’en vont sous leur sac – de terre, on pourrait croire, ce sac, brassent les feuilles dans la couche legere de neige, tournent le dos au reste, c’est-a-dire tout d’une journee, d’une vie, comme autrefois filaient quand l’air s’enflammait au tranchant du visage, vers la lisiere basse des forets, les ciels de neige, filaient, traques plus haut, ou les pres continuent les jardins, ou par la ruelle de calcaire dans le village en pente, aujourd’hui vont, chausses de ruines, claudiquant sur leurs vieilles images, condamnes a ne pas

… on leur dit, laissez la la boite de vos tresors, vos secrets brouilles au fond des poches, rien ne sert de, alors parlez plutot…