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Epreuve d’artiste : dictionnaire intime

Couverture du livre Epreuve d'artiste : dictionnaire intime

Auteur : Yves Simon

Date de saisie : 19/09/2007

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Calmann-Levy, Paris, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 978-2-7021-3726-0

GENCOD : 9782702137260

Sorti le : 19/09/2007

  • Le choix des libraires : Choix de Celine Fillot de la librairie LIBRAIRIE d’EPINAY-SUR-ORGE a EPINAY-SUR-ORGE, France (visiter son site) – 16/10/2007

Pour les fans d’Yves Simon mais aussi pour le decouvrir,cet ouvrage nous emmene au fil de ses mots sur le long rivage de sa vie.
En passant par son interpretation des mots : amour, ami, pensee, rencontres, peur, travail et la vraie vie selon l’auteur.
Un palette complete de ses reflexions, ses constations sur le chemin de sa vie.
Pour le lecteur, une belle rencontre.

  • Les presentations des editeurs : 05/10/2007

Ni journal ni Memoires, ce Dictionnaire intime est tout cela a la fois. A partir de plus de 250 mots librement choisis, Yves Simon nous parle de ce qui lui tient le plus a coeur. Tels des galets blancs, ces mots jalonnent sa vie, et l’accompagnent sur les chemins de la musique, de la litterature, de l’amour.

Par exemple, Cheminot est un magnifique portrait de son pere, et Don, celui emouvant de sa mere. Especes & dandys evoquent Gainsbourg, K la Prague de Kafka, Mirabelles sa jeunesse en Lorraine, et Mitterrand raconte a l’auteur le sauvetage de Robert Antelme du camp de Dachau.

Grave et leger, ce Dictionnaire intime offre au lecteur d’innombrables rencontres inconnues ou celebres (Juliet Berto, Marguerite Duras, Georges Brassens, Albert Cossery, Gerard Depardieu…), dans des situations inattendues. Et sans jamais s’appesantir, il nous propose une reflexion souriante sur les choses de la vie (Autoroute, Desir, Fiancailles, Hotels [chambres d’], Jalousie, Table en pin, Utopies…)

Auteur de 12 romans, Yves Simon obtient le prix des Libraires en 1988 pour Le Voyageur magnifique et, en 1991, le prix Medicis pour La Derive des sentiments.
Son disque Au pays des merveilles de Juliet a ete recompense par le grand prix du Disque et l’ensemble de ses productions par le grand prix Chanson de l’Academie francaise.

  • La revue de presseFrancois Busnel – L’Express du 18 octobre 2007

Il y a, surtout, au coeur de ce tres sensible dictionnaire, des reflexions souriantes sur les petits plaisirs de la vie. Yves Simon veut sa part de bonheur. Ici. La. Maintenant. Tout de suite. Alors, il invite son lecteur a zigzaguer, a penser de travers, a aimer bien (c’est-a-dire a renoncer au mensonge, au confort, pour se jeter a corps perdu dans l’aventure, le desir, l’inconnu). Tout cela ne serait pas grand-chose sans le style : le style Simon est un melange de poesie et de philosophie (cette philosophie qu’enseignaient les Anciens pour apprendre a vivre mieux). Yves Simon est un attrapeur de mots. Et, lorsqu’il les libere, ils explosent en un fantastique feu d’artifice.

  • Les courts extraits de livres : 05/10/2007

A

Tout dictionnaire commence d’evidence par la lettre A. Pourtant, c’est lorsqu’elle termine certains prenoms feminins que je prends le plus de plaisir a entendre sa sonorite, qu’elle chante a mes oreilles. Ecoutez ! Flora, Lia, Clelia, Angela, Sonia, Nora, Mia, Nausicaa, Maia, Tatiana, Nina, Aicha, Irina, Ada, Asia, Leila, Irina, Luna, Lila…

Adieu !

Je n’ai jamais su dire adieu. A un lieu, a des personnes vivantes. Tout me dit que j’assisterai encore au spectacle de leurs visages comme de leurs paysages, que la rencontre se produira a nouveau, qu’il se trouvera des circonstances ou ces histoires commencees reprendront forme et vie dans une autre actualite. On ne se defait pas de ce qu’on a aime. Dire adieu, c’est briser l’horizon, c’est se mutiler d’un passe, d’un present, et se prendre pour Dieu en s’arrogeant le droit de definir le futur. C’est mentir et tricher comme les devins…
Je n’ai jamais su dire adieu. Je ne sais que regarder une beance, constater une absence, me resoudre a de pesants silences. Lorsqu’un deuil amoureux se presente, j’essaie de n’esperer rien, j’arpente ma demeure abandonnee et tente de me reconnecter au present, l’espace et le lieu de tous les pouvoirs, celui d’accepter un vide comme celui de refuser qu’il s’eternise. La musique, les poemes me relient a des sentiments qu’une absence m’a fait oublier, je les venere de m’apprendre que la vie regorge de coqs de bruyere, de lunes laiteuses et d’encensoirs, de groseilliers nains, de vin de Malaga, de chevelures qui embaument le jasmin, de corps impatients… Je regarde alors le bleu du ciel et me dis que, depuis des millions d’annees, personne n’a jamais cru un instant pouvoir lui dire adieu.