Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Espoirs déchus

Auteur : Noufel Bouzeboudja

L’histoire se déroule à Thaddart, village kabyle, sans école, sans route. À cause d’une grève, Meziane rentre plus tôt du travail et surprend sa femme en pleins ébats avec son frère Omar. L’auteur, dans un roman en deux parties, dresse le portrait de ce village qui vit reclus de la ville à cause d’un chef tyrannique et corrompu Dda Kaci, chef de Tajmaâ, et de son fils Belaïd . Il nous fait découvrir également l’autorité religieuse incarnée par le cheikh Amela.
La découverte de l’adultère et de la honte qui pèsent désormais sur lui, conduit Meziane au suicide. Cette première partie illustre l’archaïsme des vies sociales en Kabylie, et surtout de la vie de la femme adultère.
Dans la seconde partie apparait alors Mourad, jeune étudiant en vacances, qui, conseillé par Cheikh Amellal, tente d’éveiller la conscience des villageois quant à leur sort actuel et à la possibilité de le changer. Mourad tombe amoureux de Thilelli, la fille de Meziane. Il est rapidement confronté à Dda Kaci, et à son fils Belaïd à qui on avait refusé la main de Tilelli. Dda Kaci, homme corrompu, rusé et expropriateur, possesseur de plusieurs terrains, qui ne voulait pas de route sur ses terrains malgré les concessions faites par Cheikh Amellal sur sa terre. Le chef, dédaignant et méprisant l’ambition de Mourad, voulut corrompre ce dernier en lui proposant de l’argent afin d’abandonner son projet de constituer une délégation parmi les gens de Thaddart pour aller rencontrer les autorités locales. Après Tajmaât, pendant laquelle la délégation fut désignée, Belaid, par soif de vengeance, terrassa Mourad par une balle dans le dos. C’est ainsi que les espoirs : de Mourad, de Thaddart, de Cheikh Amellal, de Tilelli, de la mère de Mourad, furent déchus.