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Et sur les rives de ma vie. : autobiographie

Couverture du livre Et sur les rives de ma vie... : autobiographie

Auteur : Jeromine Pasteur

Date de saisie : 06/12/2006

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : Arthaud, Paris, France

Collection : Autres recits Arthaud

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-27003961460

GENCOD : 9782700396140

Sorti le : 10/10/2006

  • Les courtes lectures : Lu par Solveig Maupu – 21/12/2006

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Solveig Maupu – 21/12/2006

  • Les presentations des editeurs : 06/12/2006

Je navigue depuis vingt-cinq ans. J’en suis arrivee la de la meme facon que l’on se sent parfois irresistiblement attire par quelqu’un, pris par un desir intense d’aller au-devant de celui que l’on aime avant de le connaitre. J’ai mis un pied devant l’autre…, ou plutot, je me suis laisse glisser de vagues en vagues, incontrolable elan soutenu par ce que beaucoup appelleraient de l’inconscience – tous deux compagnons ideaux d’envol – sans l’alternative de faire demi-tour. J’ai voulu partir. J’ai du partir (…) Si j’additionne toutes mes allees et venues, par mer et par terre, j’ai deja effectue vingt fois le tour du monde, sans l’avoir en realite boucle une seule fois (…) Il ne peut y avoir qu’une seule regle du jeu : dechiffrer ce que m’ont apporte ces milliers de jours qui sont juste la, encore tout brulants de vie. Je vais laisser parler mon coeur – conter mes espoirs, mes decouvertes et mes defaites – et livrer ce qui a fait de moi ce que je suis.

  • Les courts extraits de livres : 06/12/2006

Je vis sur la Terre la plupart du temps. Une jolie planete, pleine de merveilles et d’abondance. Je n’y suis pas seule. Nous sommes actuellement six milliards.
Je ne connais pas tout le monde, bien que j’aimerais, mais j’ai deja eu la chance de rencontrer quelques vraies personnes. Quelqu’un, qui vivait egalement ici il y a des siecles, Diogene, m’a toujours fascinee. Il habitait dans un tonneau, ne possedant qu’un manteau et un baton. Tout le jour, une lampe a huile a la main pour mieux voir encore, il allait par les chemins a la recherche d’un Homme. Je n’ai jamais su s’il en avait trouve un.
Quand je ne suis pas sur terre, je me promene dans ma tete. Seule en haut d’un arbre. Sur la mer. Au fond d’un regard que je ne peux quitter des yeux.
J’ai connu des arbres, des oceans, quelques-uns de ces regards. Puis je les ai perdus.
Nous sommes beaucoup moins nombreux dans ma tete que sur la Terre. Peut-etre une trentaine. Mais ceux-la sont mon souffle. Ils sont mes mots sur les pages de ce livre ; le vent dans les branches des forets.
Aujourd’hui, ces forets sont celles de Patagonie.
Apres une traversee du Pacifique, je m’eveille ce matin a Puerto Montt par 42 de latitude sud. J’habite sur un voilier. Il ne fait pas beau. Temps gris, mou, sans envie, entre le pas trop moche et le tolerable. Un temps qui depend de vous. De ce que vous avez dans le ventre depuis l’instant ou vous avez ouvert les yeux.
J’ai allume mon ordinateur, la musique a fond dans mes ecouteurs. Le bateau est a quai, et un sympathique fil orange court du voilier a la borne electrique de la marina. Cet engouement matinal pour l’electricite vient de la rarete du fait. Je vis habituellement au mouillage, c’est-a-dire dans des lieux ou il n’y a precisement rien de petaradant, de bruyant du fait de l’homme en general. Le vacarme ne vient alors que de la mer et du vent. Du ressac des vagues sur le banc de corail qui protege le bateau des attaques du large. De la brise ou de la tempete qui, tour a tour, caresse ou assaille le mat et les cordages de mon petit navire.