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Fantomes et dames blanches

Couverture du livre Fantomes et dames blanches

Auteur : Francois-Marie Luzel

Date de saisie : 20/03/2007

Genre : Folklore Moeurs et coutumes

Editeur : Ouest-France, Rennes, France

Collection : Les grandes collectes

Prix : 15.00 / 98.39 F

ISBN : 978-2-7373-4086-4

GENCOD : 9782737340864

Sorti le : 23/01/2007

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  • Les courtes lectures : Lu par Melanie Laurent – 09/05/2007

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Melanie Couillaud – 09/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 20/03/2007

Luzel a toujours manifeste une durable predilection pour ces contes de revenants qu’il s’etait plu a rassembler dans ses Veillees bretonnes. Histoires de diables et de lutins, de fantomes et de dames blanches, ces recits a faire peur assurent une transition ambigue entre le monde imaginaire du conte et le reel. Ils permettent de decouvrir, pour la premiere fois, ce que Francoise Morvan a appele la part obscure de la collecte. Une ouverture unique et captivante sur l’imaginaire de la Bretagne transmis dans toute son authenticite.

Textes choisis et presentes par Francoise Morvan

  • Les courts extraits de livres : 20/03/2007

L’AME EN PEINE DE JEAN LE LOUREC
recit de Fant Kerival

J’habite, seule, une toute petite maison a Penn-an-Menez, au bord de la route de Plounenez-Moedec a Plouaret, et je vais en journee, chaque matin, partout ou je trouve du travail. A l’epoque dont je vous parle, j’allais trois jours la semaine a Guernanchanay, et je revenais toujours coucher a la maison, quelque temps qu’il fit. Ce n’est pas qu’on ne m’eut offert, maintes fois, de passer la nuit au manoir quand il pleuvait ou qu’il faisait trop noir ; mais je preferais revenir chez moi, parce qu’avant de me coucher, je passais encore une heure ou deux a filer, sur mon rouet. Je vendais, tous les quinze jours, mon fil, au Vieux-Marche, et le peu que j’en retirais m’aidait a vivre.
Un jour, pendant le diner, a onze heures, a Guernanchanay, quelqu’un dit :
– Jean Le Lourec est mort.
– Quand donc est-il mort ? demande un autre.
– Ce matin meme, entre cinq et six heures.
– La benediction de Dieu soit sur son ame !
Ceci se passait au mois de mars, et, a cette epoque de l’annee, il fait deja jour clair a cinq heures ou cinq heures et demie. Je ne dis rien pour le moment, bien que cette nouvelle m’eut fort emue ; mais, un peu plus tard, je dis a la maitresse de la maison et aux servantes :
– Je ne savais pas que Jean Le Lourec etait mort, mais, en venant ici, ce matin, j’ai passe devant sa maison, et je sais, a present, ce que signifiait le bruit extraordinaire que j’ai entendu dans le petit chemin etroit qui est derriere sa maison.
– Vous avez entendu du bruit, Fant ?
– Oui, j’ai entendu du bruit.
– Quelle sorte de bruit ?
– C’etaient comme les gemissements et les plaintes d’une personne en peine.