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Faux-pere

Auteur : Philippe Vilain

Date de saisie : 03/09/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 11.90 / 78.06 F

ISBN : 978-2-246-71731-7

GENCOD : 9782246717317

Sorti le : 03/09/2008

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  • Les presentations des editeurs : 08/06/2009

Turin, debut du XXIe siecle. Un Francais d’une trentaine d’annees mene avec une Italienne de son age la vie des jeunes couples d’aujourd’hui. Ils se voient irregulierement, ils font l’amour regulierement, ils s’aiment. Un jour (peut-on dire un beau jour ?) Stefania annonce a son ami qu’elle est enceinte. Pour lui, c’est un choc. Car cet enfant, elle se l’est fait faire sans lui demander son avis. Il considere cela comme une forme de vol – sinon de viol.
Il hesite a le dire a Stefania. Dans les paniques inavouees de la paternite qui s’approche, nous assistons aux intermittences du coeur de ce narrateur qui ne sait pas s’il le veut, cet enfant, ou non.
Ce qui arrive est-il necessairement naturel ? Est-ce parce qu’une femme est enceinte que son amant doit l’admettre ? L’indecision (typiquement masculine ?) du narrateur en fera-t-elle un faux-pere, comme on dit faux-frere ?
On retrouve ici les personnages typiques de Philippe Vilain : une heroine belle, decidee, quasi divine, et un narrateur amoureux que son amour encombre aussi et qui hesite, hesite, jusqu’a prendre une decision qui n’est peut-etre pas la bonne…
Faux-pere s’inscrit dans la lignee des precedents romans de Philippe Vilain, apres la jalousie de L’Etreinte, l’amour filial de La derniere annee, la difference d’age et la separation du Renoncement, le mariage de L’Ete a Dresde et l’adultere de Paris l’apres-midi. A sa maniere delicate et toute en finesse, Philippe Vilain y aborde un sujet rarement traite par les ecrivains, la paternite. Serait-ce un des derniers tabous ?

Philippe Vilain a 38 ans.
Faux-pere est son sixieme roman, apres, notamment, Le Renoncement (Gallimard, 2001) et Paris, l’apres-midi (Grasset, 2006).

  • La revue de presse Jerome Garcin – Le Nouvel Observateur du 15 octobre 2008

Mais plus encore qu’une histoire d’amour avortee, au sens propre, ce livre est un nouveau chapitre de l’autoportrait que Philippe Vilain retouche et augmente apres chaque echec sentimental. Aux femmes, il demande du plaisir, et n’attend d’elles ni confort ni promesses. Il les choisit plus agees ou plus jeunes afin d’etre dispense de projets communs. Lorsque l’ennui est plus fort que le desir, il les quitte. Depourvu de scrupules, il n’a que des hantises, parmi lesquelles le bagne de son enfance, l’enfer d’une famille normande ou l’alcoolisme le disputait au chomage et la misere a la violence. D’ou l’impossibilite, pour lui, d’etre un mari, de devenir un pere. Et la necessite d’etre un ecrivain, le seul artisanat capable, comme ici, de transformer les larmes en diamants.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 3 octobre 2008

Malgre la grande confusion et les malentendus persistants autour de l’autofiction ; malgre les attaques repetees contre ce genre qu’on utilise comme un “contre-produit d’appel” – ainsi qu’on a pu le voir en cette rentree avec Tristan Garcia qui definit son premier roman, La Meilleure Part des hommes (Gallimard), comme une “anti-autofiction” -, Philippe Vilain persiste et signe. Et ce de tres belle maniere avec Faux-Pere, un court roman acere et melancolique sur le refus de paternite, l’incommunicabilite au sein d’un couple, mais aussi sur le renoncement. Theme central dans l’oeuvre de cet ecrivain a la prose tenue et elegante, qui reste toujours a distance de tout pathos, de tout sentimentalisme…
Le temps d’un livre grave et profond sur la paternite non desiree (sujet rarement aborde par un homme), mais aussi sur le desir, l’amour et l’engagement au risque de se trahir. Ces questions hantent l’oeuvre de Philippe Vilain qui confesse volontiers qu’ecrire est un “tourment”. Avant de lancer dans un ultime aveu : “J’attends la femme definitive qui me fera cesser d’ecrire.”

  • La revue de presse Dominique Guiou – Le Figaro du 18 septembre 2008

Dans Faux-Pere, le narrateur n’a pas le beau role. Au point que l’on s’interroge. Sommes-nous encore dans l’autobiographie ? Qu’importe si cela est vrai ou faux, il suffit que le lecteur le croie, et que le ton soit juste…
En abordant le sujet de la paternite non desiree, Philippe Vilain continue d’explorer avec subtilite les differentes facettes de la relation amoureuse. Faux-Pere est un roman vrai sur un petit moment de revolte dans la vie d’un trentenaire de ce debut du XXIe siecle. C’est aussi un beau texte sur le decalage qu’il peut y avoir dans les desirs de deux etres qui croient etre proches parce qu’ils dorment dans le meme lit. On lui sait gre d’ecrire des pages a la fois pudiques et sinceres qui font du lecteur un temoin mais non un voyeur. Cette litterature du moi, quand elle est controlee a l’extreme, comme c’est ici le cas, peut parler a tous.

  • La revue de presse Nathalie Crom – Telerama du 3 septembre 2008

Le roman, intense et emouvant, retrace l’itineraire interieur de cet homme. Il est aussi porteur d’une belle et inattendue reflexion sur l’ennui. Fidele a lui-meme, elegant et incisif, Philippe Vilain atteint ici une profondeur inedite, et qui lui sied bien.