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Femmes d’Afrique du Nord : cartes postales (1885-1930)

Auteur : Jean-Michel Belorgey | Leila Sebbar | Christelle Taraud

Date de saisie : 10/10/2006

Genre : Folklore Moeurs et coutumes

Editeur : Bleu autour, Saint-Pourcain-sur-Sioule, France

Collection : La petite collection de Bleu autour

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-912019-48-6

GENCOD : 9782912019486

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  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Des portraits de femmes su cartes postales anciennes, souvent inedites.

Les femmes du peuple de mon pere, pour la romanciere Leila Sebbar qui, derriere chacune de ces belles d’Afrique du Nord vouees a la sequestration dans la maison, l’ouvroir ou le bordel, voit une petite fille grandie trop vite…

Des femmes du reel mais aussi des fictions de femmes fabriquees par le desir de voir et de savoir du photographe occidental, enchaine l’historienne Christelle Taraud, dont les propos determine l’ordre des cartes postales.

Et pour Jean-Michel Belorgey, qui voudrait croire que la beaute n’est jamais vraiment captive ni orpheline, c’est l’emerveillement du collectionneur de traits et de gestes, d’etoffes, de bijoux et de tatouages qui l’emporte.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Si les Ouled Nails ne craignent pas la soldatesque coloniale, tirailleurs, spahis, legionnaires…, pourquoi craindraient-elles le photographe inoffensif ou le peintre etranger converti, Etienne Dinet ? Et la Petite Fathma qui plait a Isabelle – Fathma sera tres belle et tres impudique – parce qu’elle ose prendre entre les siennes la main d’un Roumi et lui dire Je t’aime beaucoup, Ya Sidi ! ? C’est peut-etre cette Petite Fathma que les photographes gourmands sauront attirer dans leurs ateliers de la ville. Combien de Fathma, Aisha, Mabrouka…, figures sans le nom du pere destinees a la curiosite et au desir de l’etranger ? Fathma, d’est en ouest, toutes les femmes s’appellent Fathma. Ce beau nom, Fatima, la fille du Prophete Muhammad, sa fille bien-aimee, il signe, sous sa forme commune Fathma, les femmes d’Afrique du Nord, les femmes du peuple de mon pere, sequestrees dans l’atelier mercantile, deguisees suivant la volonte de l’oeil du maitre, son autorite coloniale, son pouvoir de proprietaire sur le corps des femmes, depuis les franges jusqu’aux broderies des ballerines… Que possede-t-il le photographe ? Le costume, les bijoux, le decor mauresque. L’ame, non. Il paie la parure, la jeune beaute, pour combien de regards dans l’univers ?
La photographie n’est pas unique, tiree a des milliers d’exemplaires Fathma fera le tour de la Mediterranee et peut-etre, aujourd’hui, se trouve-t-elle outre-atlantique…