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Flaubert ; devant la vie et devant dieu

Auteur : Henri Guillemin

Flaubert, condamné par les tribunaux et les bien-pensants de son époque ? Henri Guillemin s’en fait l’avocat. Aidé par François Mauriac qui lui donne une préface. Cette étude paraît la première fois pendant la guerre d’Espagne où les bien-pensants s’illustrent par leur hypocrisie et où Mauriac comme Guillemin, déjà, prennent parti pour la République et la liberté.
Flaubert, pour Henri Guillemin : ” Son oeuvre, dont il affectait de dire qu’elle n’était qu’un “divertissement” pour échapper à l’horreur de tout, c’est au contraire son témoignage, son service, sa prière aussi, son adhésion passionnée à ce qui survit au monde, l’enveloppe, l’explique et l’accom-plit “.
Un regard sincère et fraternel sur l’homme et l’oeuvre qui donne envie de relire Flaubert au-delà des idées convenues.

Extrait de la préface de François Mauriac :
” La vocation de Flaubert, telle qu’il la connaît, est de ne rien écrire qui ne soit vrai, qui ne rende un son juste. Il préserve en lui jusqu’à la fin de sa vie, une candeur qui ne trompe pas, une secrète enfance. C’est que sa vie ne fut pas donnée à une idole, mais à l’un des visages de la Vérité “.

J’ai dîné, hier, à la table d’Henri Guillemin qui avait invité Flaubert. Un festin.
Jacques BERTIN (Politis)