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Francais, n’ayez pas peur du liberalisme

Couverture du livre Francais, n'ayez pas peur du liberalisme

Auteur : Pascal Salin

Date de saisie : 17/04/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : O. Jacob, Paris, France

Collection : Economie

Prix : 25.90 / 169.89 F

ISBN : 978-2-7381-1962-9

GENCOD : 9782738119629

Sorti le : 29/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Xavier Brossard – 08/06/2007

Telecharger le MP3

Xavier Brossard – 08/06/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/05/2007

Francais, n’ayez pas peur du liberalisme

Et si la cause profonde de la stagnation que nous connaissons tenait au fait que la France n’a pas vraiment effectue sa revolution liberale ?

Au moment ou elle semble pencher du cote de l’anti-liberalisme et ou, de toutes parts, s’elevent de nouveau des voix pour reclamer plus de regulations face au marche, Pascal Salin demontre ici l’echec du soi-disant modele francais ; il retrace l’histoire recente des occasions perdues et propose surtout les voies de ce que serait vraiment un reveil de notre pays.

Une denonciation en regle des timidites et des egarements qui ont conduit aux impasses actuelles : non, la France ne souffre pas de trop de liberalisme, mais plutot d’un faux liberalisme qui perennise des rigidites ; oui, la France a perdu beaucoup de temps, ce qui explique ses difficultes a retrouver les chemins de la croissance.

Par peur de l’avenir, ne cedons pas a nouveau aux tentations de l’etatisme et aux illusions des fausses protections.

Pascal Salin est professeur a l’universite Paris-IX-Dauphine. Il a notamment publie Liberalisme et La Verite sur la monnaie.

  • Les courts extraits de livres : 16/05/2007

En 1995, vous aviez toutes les chances, ou plutot vous etiez depositaires de toutes nos chances, mais aussi de notre derniere chance : une gauche discreditee, une majorite introuvable, l’enthousiasme de ceux qui croyaient qu’on allait enfin leur rendre un peu de leur liberte. Vous avez gache ces chances.
Vous avez fait une faute economique en tournant le dos au vent de liberalisation qui couvre une partie du monde.
Vous avez fait une faute morale en trompant vos electeurs.
Vous avez donc fait une faute politique, sanctionnee par les electeurs.
Vous n’avez pas compris ce que pouvait reussir le grand souffle de la liberte et
Vous avez prefere continuer vos petits arrangements politiciens et technocratiques.
Vous avez manque de conviction et, en suiveurs falots des adversaires de la liberte, vous avez prefere traiter les defenseurs de la liberte d’ultraliberaux, c’est-a-dire d’extremistes. Mais parce que vous etes des ultracentristes, des ultraconservateurs, c’est-a-dire que vous poussez votre manque de courage et votre manque de conviction jusqu’a l’extreme, vous avez echoue, vous nous avez fait echouer.
Maintenant, je vous le demande solennellement : etes-vous prets – vous et la classe politique que vous representez – a reconnaitre vos erreurs ?
Etes-vous prets a vous excuser publiquement aupres des citoyens pour avoir manque de culture economique, de courage politique et de clairvoyance ?
Etes-vous prets a vous excuser pour les avoir spolies depuis tant d’annees et tant de decennies du fruit de leurs efforts par des prelevements fiscaux et sociaux qui ont transforme les citoyens en esclaves fiscaux ?
Etes-vous enfin prets, pour le futur, a briser les tabous de cette societe bloquee, de cette societe que vous avez bloquee, en affirmant sans relache qu’il n’y a pas de prosperite sans liberte ?
Telle est la question a laquelle je vous demande de bien vouloir repondre sans detours et sans langue de bois.
(Question posee par Pascal Salin a M. Stefanini, ancien directeur de cabinet d’Alain Juppe, Radio TSF, 18 decembre 1997.)