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Generation CPE

Couverture du livre Generation CPE

Auteur : Bruno Julliard

Date de saisie : 10/03/2007

Genre : Documents Essais d’actualite

Editeur : Ed. Prive, Paris, France

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-35076-057-5

GENCOD : 9782350760575

Sorti le : 01/03/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Melanie Couillaud – 09/05/2007

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Melanie Couillaud – 09/05/2007

  • Les presentations des editeurs : 05/04/2007

De fevrier a avril 2006, les jeunes sont dans la rue, bloquent toutes les universites. Un seul mot d’ordre : A bas la precarite !
Un but clair : se faire enfin entendre et prendre leur avenir en main. Pour cela, il faut faire reculer le gouvernement de MM. de Villepin et Sarkozy, qui veut precariser davantage la jeunesse en instaurant le contrat premiere embauche (CPE). Le 10 avril 2006, apres deux mois et demi de lutte, le mouvement porte par les jeunes, soutenu par la majorite des Francais et qui a compte trois millions de manifestants dans les rues, a raison du CPE.

Generation CPE est la radiographie d’une jeunesse trop mal connue, frequemment recuperee a des fins politiques ou de marketing electoral. Le chomage de masse, la precarite, les inegalites, les discriminations, ainsi que les faibles moyens engages dans l’education et la formation des jeunes, comme dans leur insertion professionnelle, sont autant d’obstacles sur leur parcours.
A l’heure ou approche l’election du president de la Republique, ce livre propose des alternatives concretes au statu quo actuel et interpelle les candidats pour replacer la jeunesse et l’education au coeur de la campagne.
Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la societe de demain.

Bruno Julliard, president de l’Unef, fut une des figures du mouvement anti-CPE

  • Les courts extraits de livres : 05/04/2007

En 1968, on ignorait jusqu’a l’existence du mot chomage. Je ne parle meme pas du chomage de masse. On ne comptait que 300 000 chomeurs ! On trouvait du boulot partout ; il suffisait de lever la main et on etait embauche. Pour nous, le chomage est une preoccupation essentielle. Vais-je trouver un emploi ? Sera-t-il stable ? Me permettra-t-il de vivre dignement ? De payer mon loyer ? Voila les questions de notre generation, celles qui matricent nos esprits. Savoir si ce travail sera epanouissant est malheureusement bien secondaire.
Oui, c’est vrai, nous pensons avec un brin d’anxiete au loyer qu’il va falloir payer en fin de mois, aux factures EDF, a l’autorisation de decouvert depassee, a la reussite aux examens – quand on est etudiant -, aux bourses payees en retard.
Et comme si ca ne suffisait pas, j’entends en echo la petite musique de la culpabilisation : Vous vous plaignez, mais pensez donc un peu aux filles des cites qui ne peuvent pas sortir autrement que voilees, pensez aux travailleurs pauvres… Sans parler des enfants qui meurent en Afrique…
Les habitues de ce refrain nous voient comme une generation pourrie gatee, en tout cas pas assez maltraitee pour avoir le droit de se plaindre. Peut-on construire une societe en opposant les individus les uns aux autres et en disant a ceux qui galerent qu’il y en a qui galerent davantage ? Evidemment, il y a pire. Il y a toujours pire. Mais doit-on s’aligner sur le pire ? Ou au contraire aligner le pire sur le mieux ?
Cette maniere de nous caricaturer, de nous culpabiliser, alimente une defiance de plus en plus forte des jeunes vis-a-vis des generations precedentes, vis-a-vis de l’Etat, des decideurs politiques.