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God save les Francaises

Auteur : Stephen Clarke

Traducteur : Bernard Cohen

Date de saisie : 21/11/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : NIL, Paris, France

Prix : 20.00 / 131.19 F

ISBN : 978-2-84111-340-8

GENCOD : 9782841113408

Sorti le : 15/11/2007

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  • Les presentations des editeurs : 21/11/2007

Paul West, notre Englishman prefere, a decide de rester en France pour parfaire son education erotico-sentimentale

Paul West a trouve la Francaise de ses reves. Elle n’a qu’un defaut : ses parents. Et meme s’il jure ses grands dieux que l’empoisonnement de sa belle-mere n’etait pas premedite, sa fiancee, depuis, ne le regarde plus tout a fait du meme oeil…

Sinon, entre deux siestes crapuleuses, Paul West n’a pas renonce a ouvrir son salon de the typiquement british. Mais il prend du retard car il se debat parallelement avec quelques questions existentielles : les bureaucrates francais sont-ils tous pervers ? y a-t-il une maniere de cuisiner les courgettes qui les rendrait comestibles ? comment une Francaise peut-elle decemment preferer un french lover a un sujet de Sa Majeste ?

Stephen Clarke vit en France mais n’en reste pas moins anglais : s’il a essaye les Gauloises, la petanque et les suppositoires, c’est uniquement dans le cadre des recherches preparatoires a ses livres. Son occupation favorite ? Siroter un verre a une terrasse de cafe tout en essayant de trouver la reponse la plus spirituelle a la question : C’est vrai tout ce que vous racontez dans vos romans ?

Apres le fantastique succes de God save la France – plus de 200000 exemplaires vendus en France et vingt et une traductions -, God save les Francaises est deja numero un des listes de best-sellers en Grande-Bretagne.

  • Les courts extraits de livres : 21/11/2007

Nous nous trouvions a une quarantaine de kilometres au sud de Limoges, Florence et moi. En Correze, qui est presque l’epicentre de la France. Si vous etalez un type sur la carte du pays dans la fameuse position de Vinci, avec la main droite sur la Bretagne, la gauche sur Strasbourg et les pieds a Biarritz et Monaco, la Correze se trouverait sous le testicule droit.
La mere de Florence possedait une maison de campagne dans cette belle contree. Nous avions donc decide de nous y arreter pour un rapide dejeuner avant d’entreprendre deux semaines d’exploration du Sud-Ouest.
Mais tout ne s’etait pas exactement deroule comme prevu, et c’est pourquoi nous nous etions alors retrouves en plein soleil, a cote d’une voiture fraichement cabossee. Nous attendions l’arrivee de la police ou d’une grue de depannage depuis dix minutes lorsque Florence a pose sa tete dans mon giron et prononce ces paroles fatidiques :
– Maintenant, on va devoir passer quelques jours avec maman…
A ce moment, bien entendu, elle ignorait que j’allais essayer de tuer sa mere. Je ne m’en doutais pas, moi non plus. Nous n’etions ensemble que depuis deux mois, environ, et si on m’avait demande mon avis sur le sujet j’aurais certainement repondu que non, je ne pensais pas qu’une tentative de meurtre sur la maman de sa nouvelle petite amie etait le meilleur moyen d’affermir une relation sentimentale.
De toute facon, ce n’etait pas vraiment ma faute. La responsabilite de ce qui avait precede et de ce qui allait suivre retombait entierement sur un chauffard gaulois debile.

– Connasse ! avait-il beugle.
Les insultes francaises sont toujours merveilleusement respectueuses de la grammaire. Meme au plus chaud d’une bataille verbale, on n’oublie pas de changer le genre selon le sexe de l’adversaire. Dans le contexte, pourtant, la forme feminine de connard etait totalement injustifiee : c’etait moi qui etais au volant, non Florence. Il lui avait hurle dessus juste parce qu’elle se trouvait plus pres de lui que moi. Et cela alors qu’il venait d’enfoncer la portiere passager de la voiture flambant neuve du pere de Florence, y laissant une depression qui aurait pu etre provoquee par un asteroide et s’arretant a une microseconde d’infliger des dommages similaires a ma petite amie.
– Are you OK ? lui ai-je demande.
– Oui. (Elle me repondait toujours en francais.) Et toi, Paul ?
– Oui, mais j’ai bien envie de lui faire avaler ses lunettes de soleil de frimeur, a ce type.
– Non, tu ne peux pas faire ca. Tu es anglais. Tu dois montrer ton flegme.
– My phlegm ?