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Helmet boy

Couverture du livre Helmet boy

Auteur : Mark Maggiori

Date de saisie : 15/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Hugo Roman, Paris

Prix : 13.50 €

ISBN : 978-2-7556-0136-7

GENCOD : 9782755601367

Sorti le : 15/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Francois Attia – 03/04/2007

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Francois Attia – 03/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 28/03/2007

Ian Kalny, cineaste a succes, la quarantaine, revient dans sa ville natale, trente ans apres l’avoir quittee. Il y retrouve Adrien, un ami de jeunesse devenu flic. Au fil de la conversation, Adrien lui apprend la mort de leur pote Gregory : il n’avait pas 15 ans.

Surnomme Helmet boy, charismatique, mysterieux et rebelle, Gregory fascinait tous les copains de l’ecole. Ian, Adrien et les autres n’avaient qu’un seul reve, lui ressembler. La nouvelle de sa mort replonge Ian en adolescence. Il veut tout savoir des circonstances de son deces. Adrien va lui raconter ce que lui a appris l’enquete qu’il a menee quelques annees plus tard.

Avec, en toile de fond, l’ennui de la jeunesse des banlieues de Los Angeles et le triste quotidien des enfants tueurs au milieu des annees 80, Helmet boy est l’histoire d’un adolescent en quete de personnalite, pris dans l’engrenage de la violence. Ses sombres frequentations et l’influence nefaste d’un escroc auront doucement raison de lui et le meneront jusqu’a la mort.

Ce roman, aux confins de Jim Harrisson et de Quentin Tarentino, est a saluer comme une des revelations de l’annee.

Mark Maggiori est ne en 1977. Realisateur, peintre et musicien, il signe ici son premier roman, une fable noire, melancolique et violente, qui retrace le destin de ces enfants sans reperes ni barrieres, pris au piege d’une histoire trop grande pour eux.

  • Les courts extraits de livres : 28/03/2007

La vue de l’ecole me fit tout drole. Pour le coup, ici, tout etait d’epoque. De la grille aux fenetres bien crasseuses, cette petite ecole. Ils avaient mis des batons d’encens puants dans toute la cour et un tapis orange avait ete deroule du portail jusqu’a l’entree du gymnase a droite. Mon Dieu ! la porte coulissante metallique a vitres fumees n’avait jamais, et toujours pas, ete changee. La rouille rongeait le tout. Les peintures, elles, par contre, se souvenaient surement de moi. Le vert emeraude d’antan etait devenu un gris fonce tirant sur l’ocre rouille. A vous donner envie de tout, sauf de faire l’athlete ! Entrer dans ce lieu autrefois si impressionnant avec ses escaliers en vieux bois et ses tapis de sol, ses petits paniers de basket qui nous semblaient intouchables et pourtant si bas, me fit froid dans le dos. Les gens parlaient fort, le bruit des verres, de la fumee de cigarette, et une musique bon marche qui allait surement m’irriter vite. En general, j’ai du mal a depasser l’heure de presence dans les soirees. Mais la ce serait dur de faire court, d’autant plus que je tenais a rentabiliser ce petit voyage en voiture.
– Vous avez pris votre badge a l’entree, Monsieur ? me dit une grosse femme maquillee comme une vieille poupee russe qui aurait mal tourne. Je fis signe que non et fis marche arriere. A l’entree du gymnase, en effet, sur une table de classe metallique, etait pose un petit panier dans lequel s’entassaient des badges, ou plutot un bout de carton colle sur une epingle a nourrice. Je fouillais dedans et finis par trouver le mien. Je n’ai pas pu alors m’empecher de parcourir du regard les noms sur les badges restants.