Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Honte et dignite

Auteur : Dag Solstad

Traducteur : Jean-Baptiste Coursaud

Date de saisie : 25/09/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : ALLUSIFS, Montreal, Canada

Prix : 16.00 / 104.95 F

ISBN : 978-2-922868-76-0

GENCOD : 9782922868760

Sorti le : 25/09/2008

Acheter Honte et dignite chez ces libraires independants en ligne :
L’Alinea (Martigues)Dialogues (Brest)Durance (Nantes)Maison du livre (Rodez)Mollat (Bordeaux)Ombres Blanches (Toulouse)Sauramps (Montpellier)Thuard (Le Mans)

  • Les presentations des editeurs : 25/09/2008

Un professeur dans la cinquantaine, Elias Rukla est en butte a une jeunesse indifferente et hostile qui n’en a rien a faire de l’enseignement du norvegien en general et d’Ibsen en particulier. C’est toute la solitude du professeur que Solstad nous livre ici, toute la difficulte, ancestrale, universelle, a interesser des adolescents a une oeuvre non seulement incontournable des lettres nationales, mais d’une etonnante modernite. C’est aussi l’ironie de Solstad qui sait se moquer de son personnage, frustre dans sa vie personnelle, incapable de se mettre au niveau de ses interlocuteurs, perdu dans les meandres de sa pensee somme toute alcoolisee. Dag Solstad s’inscrit dans ce courant d’ecrivains norvegiens et scandinaves qui ont repris le stream of consciouness cher a Joyce de la fin des annees 1980 jusqu’au milieu des annees 1990. De meme pour Thomas Bernhard dont on retrouve chez Solstad la pensee en mouvement jusque dans la construction narrative qui suit les reflexions des personnages, mais aussi la rage propre a ces memes personnages, qui va voir Elias Rukla s’acharner contre son… parapluie.

DAG SOLSTAD est ne en 1941 a Sandefjord, en Norvege. Un incontournable de la litterature norvegienne d’aujourd’hui, il a publie a ce jour une vingtaine de romans, a remporte une kyrielle de prix litteraires et a ete traduit en une douzaine de langues.

Une crise de nerfs qui a des repercussions sur toute une culture.
The New York Sun

  • La revue de presse Mathieu Lindon – Liberation du 25 septembre 2008

Les quarante-cinq premieres pages de Honte et Dignite sont extraordinaires. La suite du roman est tres bien, mais le debut est hors du commun. C’est un professeur de litterature norvegien qui fait cours avec une espece de passion mauvaise ressemblant a l’amour lacanien en cela qu’il en arrive a penser que sa mission est d’enseigner ce qu’il ne sait pas a des eleves qui ne veulent pas le savoir, qui ne veulent pas et qui ne peuvent pas, parce que la maturite lui a donne une competence inaccessible a de trop jeunes gens. C’est l’histoire d’une transmission necessaire et impossible.

  • Les courts extraits de livres : 26/10/2008

En fait, c’etait un professeur agrege un soupcon soulographe, dans la cinquantaine, pourvu d’une epouse a l’embonpoint un soupcon trop prononce, et avec qui il prenait chaque matin son petit dejeuner. Cette matinee d’automne, un lundi, en octobre, ne faisait pas exception a la regle alors que, assis a la table du petit dejeuner, titille par une legere cephalee, il ignorait encore qu’elle allait devenir la journee la plus decisive de sa vie. Aujourd’hui comme les autres jours, il avait veille a revetir une chemise d’une eblouissante proprete ; une vigilance qui avait un effet lenifiant sur le malaise dont il ne pouvait se departir et qui le faisait se sentir contraint et force de vivre a cette epoque, dans ces conditions. Il termina son petit dejeuner en silence, jeta un oeil par la fenetre, vers la rue Jacob Aalls gate, ainsi qu’il l’avait fait un nombre incalculable de fois au fil des ans. Il se trouvait a Oslo, la capitale de la Norvege, ou il vivait et exercait. C’etait une journee grise et lourde, plombee par un ciel acier, lui-meme arpente a intervalles reguliers de voiles nuageux, noirs et morceles. Ca ne m’etonnerait pas que le temps se mette a la pluie, songea-t-il. Et d’aller chercher son parapluie telescopique qui rejoignit aussitot, au fond du cartable, les cachets contre le mal de crane ainsi que quelques livres. Il prit conge de sa femme, la gratifiant d’un au revoir d’une surprenante cordialite, sur un ton a priori authentique, en contraste criant avec la mine, chez lui irascible, chez elle passablement fourbue, qu’arborait le visage.