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Hors saison

Auteur : Lourdes Ventura

Traducteur : Vincent Ozanam

Date de saisie : 29/05/2008

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Buchet Chastel, Paris, France

Collection : Litterature etrangere

Prix : 21.00 / 137.75 F

ISBN : 978-2-283-02086-9

GENCOD : 9782283020869

Sorti le : 15/05/2008

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  • Le choix des libraires : Choix de Anouk de la librairie LA MUSE AGITEE a VALLAURIS, France (visiter son site) – 17/09/2008

Victoria est une secretaire solitaire, un peu psychorigide, et dont l’existence ordonnee et proprette correspond a ce qu’elle pense etre la Vie. Sauf que Victoria caresse le doux reve de devenir ecrivain et qu’a 46 ans, elle juge le moment venu pour s’autoriser a tenter l’experience de l’ecriture. Confortablement installee dans une villa en bord de mer, elle compulse ses notes entre deux promenades, reflechit a son sujet, compare les desordres des heroines de la litterature anglaise du 19 eme et essaye de trouver l’inspiration sans avoir jamais elle-meme connu le trouble des sentiments amoureux. Les rencontres fortuites qu’elle fera durant cette retraite studieuse, vont faire basculer sa vision de l’ame humaine et ouvrir une breche dans son coeur qui ne demandait que ca.

Lourdes Ventura propose un roman tres visuel, eclaire par de minutieuses descriptions d’un univers charge de romantisme, tout comme ses personnages dont elle explore l’intimite et les motivations avec beaucoup de justesse.

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

A quarante-six ans, Victoria s’est resignee a l’existence anodine d’une secretaire madrilene. Tout comme son quotidien qui ne laisse guere de place a la fantaisie, sa vie amoureuse reste desesperement vide ; elle la comble donc de grandes passions decrites par les romanciers anglais du XIXe siecle comme Charlotte Bronte, incarnees par son heroine, Jane Eyre.
Un jour, Victoria decide de changer de vie et d’abandonner son travail pour un voyage sentimental sur la cote, pres d’Alicante, ou elle veut realiser son reve de toujours : devenir ecrivain. Sa vie se peuple alors de landes solitaires a l’infini, de heros pales et tortures, de femmes vaporeuses s’egarant vers des falaises tombant a pic. Victoria apprend a lacher prise, a s’aventurer dans les meandres des sentiments, a basculer dans l’ivresse amoureuse… jusqu’au jour ou elle est amenee a prendre une decision imprevisible…

Lourdes Ventura est nee a Palencia, en Espagne. Journaliste et critique litteraire, elle est aussi l’auteur de deux essais et de cinq romans dont Le Poete sans paupieres paru en 2005 chez Buchet/Chastel.

Roman traduit de l’espagnol par Vincent Ozanam

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Elle ferma les yeux avec douceur et recueillement. Meme si elle ne s’en rendait pas tout a fait compte, son air melancolique et son apparence exterieure, renforces par un impeccable tailleur aubergine, indiquaient que la passagere qui avait embarque seule, pour le littoral, avec un parapluie Burberrys, etait une femme elegante et discrete. Trop discrete pour l’epoque actuelle, de l’avis de tous ceux qui la connaissaient. Apres tout, elle n’avait que quarante-six ans et on entrait dans le XXIe siecle, faisaient-ils remarquer. Victoria avait parfois elle-meme le vague sentiment, que nourrissait son gout pour la lecture de Thackeray et de George Eliot, qu’elle etait entree en scene avec un siecle et demi de retard. Par bonheur, elle n’attirait pas particulierement l’attention et on ne pouvait pas la considerer comme une veritable antiquite. Elle ne semblait guere se differencier de toutes ces femmes d’age indetermine et un peu anorexiques qui voyagent au printemps vers les regions chaudes. Quand elle avait annonce qu’elle allait laisser de cote son travail pour un certain temps, on avait commente dans son dos qu’elle finirait par perdre definitivement la tete. Dans son plus proche entourage circulait la theorie selon laquelle Victoria couvait quelque chose d’anormal, mais nul ne pouvait expliquer avec precision ce que recouvrait l’anormalite en question. Il s’agissait peut-etre de son indigence sexuelle averee, de son inclination grandissante a boire en solitaire ou de ses efforts decides pour avoir l’air d’une Anglaise, au point de se faire envoyer de Londres des caisses de limonade au gingembre et des paquets de muffins surgeles. Sa mere n’avait pas vu d’un bon oeil son depart pour la cote en ce pluvieux mois d’avril, ce que Victoria avait interprete comme un excellent presage. Elle n’avait guere donne d’explications. Il s’est passe des choses tres desagreables, s’etait-elle contentee de dire a son cercle d’intimes.