Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Hydroponica

Auteur : Brigitte Comard

«Hydroponico, c’était écrit sur une barquette de fraises pas chères qui venaient d’Espagne, elle a cherché le sens de ce mot qu’elle trouvait très rond.» Crise économique ? Crise morale ? Crise des valeurs ? Crise sociale et sociétale ?
La CRISE est-elle une fatalité ?
Hydroponica, le roman de Brigitte Comard ouvre une brèche dans ce discours anxiogène.
Hydroponica, c’est l’histoire d’Isa, Jamila, leurs enfants et quelques autres «naufragés» réfugiés dans un camping.
Hydroponica, c’est une plongée au coeur du quotidien de la précarité et de ses conséquences.
Hydroponica, c’est aussi et surtout l’histoire de femmes et d’hommes qui réinventent leurs vies.

[Fausse piste ?] Hydroponica : n.f. instrument de musique, dérivé de l’harmonica… Un curieux objet, en vérité, dans lequel raisonnent souffles et soupirs. Souffle de fatigue, parce que, la vie ici est méchante et inquiétante. Soupirs de tendresse, parce que porter attention à un enfant qui grandit est un engagement et aussi un baume. Souffle de révolte, parce que la société tourne (en) rond, mais à côté de vous. Soupir de soulagement parce que rien n’est réglé mais qu’on réalise qu’on n’a pas perdu l’essentiel. La Fraternité. Ce mot gravé dans la pierre de 36 568 linteaux – sans compter les écoles – et qu’on voudrait surtout pétillant dans tous les esprits. Ce mot galvaudé, moqué, ânonné. Ce mot qui désigne précisément une belle manière d’être humain.
L’Hydroponica que vous tenez dans vos mains vous susurre l’harmonie saccadée des souffles et soupirs d’Isa, d’Enzo, de Jean-Jacques, d’Idriss, de Jamila…

Denis Quinqueton