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Implicites, stéréotypes, imaginaires ; la composante culturelle en langue étrangère

Auteur : Collectif

Le présent volume contient une sélection de communications présentées au cours des Journées d’étude – Implicites – stéréotypes – imaginaires. La composante culturelle en langue étrangère -organisées par l’Equipe de recherche PLIDAM (INALCO), à Paris, les 11 et 12 juin 2009. La distance culturelle qui s’ajoute a la distance linguistique prend un relief tout particulier dans l’enseignement des langues étrangères : les savoirs constitutifs de l’ensemble d’une culture étrangère (relations interpersonnelles, hiérarchies sociales, expressions de la sagesse populaire, règles de politesse, conventions de prise de parole et de silence, humour, tabous) peuvent difficilement être catégorisés ou codifiés sous forme de manuels, de grammaires ou de dictionnaires, alors que le monde cible est présent dans tous les supports de l’apprentissage des langues vivantes (mots, textes, images, situations). Le fait culturel résiste fortement à toute opération de repérage, d’interprétation ou de traduction et constitue un champ d’investigation prometteur en didactique des langues étrangères. Trois axes de réflexion ont nourri les débats : a) Tout système de références culturelles sous-entend une organisation de la réalité, une logique ou vision du monde, des savoirs et des aspects du réel implicites (plus ou moins ostentatoires ou secrets), acceptés et diffusés par les membres d’une communauté donnée. b) Toute situation de communication peut conduire à une pratique langagière particulière et dans bien des cas la situation extralinguistique impose un emploi spécifique et stéréotypé de la langue : habitudes et règles discursives, gestes, regard, distance . c) La compétence culturelle est constituée également d’un ensemble de représentations partagées qui sont autant d’images du réel collectif : visions socialement élaborées, symboles et mythes fondateurs et prescripteurs, manières d’interpréter la réalité et l’altérité.