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J’ai envie de toi

Auteur : Federico Moccia

Traducteur : Anais Bokobza

Date de saisie : 09/05/2007

Genre : Romans et nouvelles – etranger

Editeur : Calmann-Levy, Paris, France

Prix : 16.50 / 108.23 F

ISBN : 978-2-7021-3812-0

GENCOD : 9782702138120

Sorti le : 09/05/2007

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  • Le journal sonore des livres : Lu par Beatrice Duval – 03/07/2007

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Beatrice Duval – 03/07/2007

  • Les presentations des editeurs : 29/06/2007

J’ai envie de toi
Federico Moccia

Step est de retour a Rome apres deux ans d’exil a New York. Il s’installe chez son frere et retrouve ses anciens amis. Personne ne l’a oublie. Step est une legende vivante : beau gosse au coeur tendre, le coup-de-poing facile et la rage au coeur, il est leur idole. Un soir, il rencontre Gin qui essaie maladroitement de lui voler quelques euros. D’abord fou de rage, Step tombe vite sous le charme de Gin la rebelle… Elle possede ce petit grain de folie qui lui fait voir la vie en rose. Lui joue les durs pour mieux se proteger. Leur relation est a la fois violente et tendre, ils se provoquent sans cesse mais ne peuvent se passer l’un de l’autre. Mais Step est plus vulnerable qu’il ne l’imagine. Quand Babi, la fille qu’il a aimee autrefois, lui parle de son prochain mariage avec un autre, il tombe dans le piege…

Grace a une ecriture sobre et juste, Federico Moccia nous rend complices de ses heros, nous fait passer du rire aux larmes. La magie opere et cette petite voix particuliere resonne en nous longtemps apres avoir referme le livre.
Follement romantique, l’histoire de l’amour impossible entre Step et Gin est devenue le roman culte de toute une generation en Italie.
Federico Moccia est ne a Rome en 1963. Il est scenariste pour le cinema et a ecrit un premier roman, Trois metres au-dessus du ciel, d’abord publie a compte d’auteur avant de devenir un enorme best-seller. J’ai envie de toi est son deuxieme roman, phenomene editorial en Italie, aujourd’hui adapte au cinema.

Traduit de l’italien par Anais Bokobza

  • Les courts extraits de livres : 29/06/2007

Je veux mourir. C’est ce que j’ai pense quand je suis parti. Quand j’ai pris l’avion, il y a a peine deux ans. Je voulais en finir. Oui, un simple accident etait la meilleure solution. Pour qu’il n’y ait pas de coupable, pour que personne n’ait honte de moi ni ne cherche un pourquoi… Je me rappelle, l’avion a bouge pendant tout le voyage. Il y avait un orage, les gens etaient tendus et effrayes. Pas moi. J’etais le seul a sourire. Quand tu vas mal, quand tu vois tout en noir, quand tu n’as pas d’avenir, quand tu n’as rien a perdre, quand… chaque instant est un poids. Immense. Insoutenable. Tu passes ton temps a soupirer. Et tu voudrais t’en liberer par tous les moyens. N’importe quel moyen. Le plus simple, le plus lache, pour echapper enfin a cette pensee : elle n’est pas la. Elle n’est plus la. Alors, tout simplement, tu voudrais ne plus etre la non plus. Disparaitre. Hop. Sans trop de problemes, sans deranger. Sans que le premier venu puisse dire : Oh, mais tu n’es pas au courant ? Oui, c’est ca, lui… Tu ne devineras jamais ce qui lui est arrive… Et cet inconnu raconterait ta fin, avec moult details, il inventerait un truc absurde, comme s’il te connaissait depuis toujours, comme si lui seul savait quels etaient vraiment tes problemes. Bizarre… Alors qu’en fait tu n’as meme pas eu le temps de le savoir toi-meme. Et tu ne pourrais plus rien faire contre ce gigantesque bouche-a-oreille. Quelle plaie. Ta memoire serait victime d’un imbecile quelconque et tu ne pourrais rien y changer. En fait, ce jour-la, j’aurais voulu rencontrer un de ces droles de magiciens, de ceux qui mettent une cape sur une colombe et pouf, d’un coup elle n’est plus la. Elle n’est plus la, un point c’est tout. Et toi tu es content du spectacle. Tu as vu des danseuses un peu plus grasses que de rigueur, tu t’es assis sur une vieille chaise, un peu dure, dans une salle amenagee tant bien que mal dans un sous-sol quelconque. Ca sentait meme le moisi et l’humidite. Mais une chose est certaine : tu ne te demanderas plus jamais ce qu’est devenue cette colombe. Mais non… Nous, nous ne pouvons pas disparaitre aussi facilement. Depuis, le temps a passe. Deux ans. Aujourd’hui je sirote une biere et en me rappelant combien j’aurais voulu etre cette colombe, je souris et j’ai un peu honte.
– Vous en voulez une autre ?
Un steward me sourit, debout pres de son chariot a boissons.
– Non, merci.
Je regarde par le hublot. Nous traversons des nuages teintes de rose. Moelleux, legers, infinis. Le soleil qui se couche au loin fait un dernier clin d’oeil. Je n’arrive pas a y croire. Je rentre. 27A, ma place dans l’avion : rangee de droite, juste apres l’aile, couloir central. Je rentre. Une belle hotesse me sourit a nouveau en passant pres de moi. Trop pres. On la dirait envoyee par Nirvana : If she cornes down now, oh, she looks so good… Elle a un parfum leger, un uniforme parfait, une chemise juste assez transparente pour laisser apprecier son soutien-gorge en dentelle. Elle va et vient tranquillement dans l’avion, insouciante, souriante. If she cornes down now…
– Eva, c’est un tres joli prenom.
– Merci.
– Vous etes un peu comme la premiere Eve, vous me tentez…
Elle reste un instant silencieuse, elle me fixe. Je la rassure.