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J’ai tue Anemie Lothomb

Auteur : Jean-Pierre Gattegno

Date de saisie : 15/01/2009

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Calmann-Levy, Paris, France

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-7021-3982-0

GENCOD : 9782702139820

Sorti le : 07/01/2009

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  • Le courrier des auteurs : 15/01/2009

Cher libraire,

Ce que j’apprecie le plus chez vous, c’est que, avant de mettre en avant les auteurs, vous mettiez en avant les ouvrages que vous avez aimes. C’est aussi le plus important pour Antoine Galoubet, le heros de ce roman. Le malheureux sait de quoi il parle : ses ecrits sont ignores au profit d’une certaine Anemie Lothomb, une star de la litterature dont on s’arrache les livres. Mais le destin veille : une nuit, sur une route deserte, Antoine Galoubet decouvre Anemie Lothomb tuee d’une balle dans la tete. Cette decouverte, qui l’entrainera dans de folles aventures, apportera a ses livres une notoriete depassant toutes ses esperances.
Ce roman porte donc sur la pipolisation de la litterature, domaine que l’on aurait voulu a l’abri de telles derives. J’ai voulu raconter cela a la maniere d’un thriller dejante, entre Hitchcock, Pasaalinna ou Woddy Allen. Que l’ecrivaine qui a inspire cette histoire se rassure : elle est seulement l’illustration eclatante de cette derive. Tout le mal que l’on peut lui souhaiter, c’est de continuer a ecrire.

Jean-Pierre Gattegno

  • Les presentations des editeurs : 18/12/2008

Jusqu’ou peut aller un ecrivain ignore des medias et du public pour que l’on s’interesse a sa litterature ?

Parce que le destin a mis sur sa route le corps sans vie d’une romanciere a succes, Antoine Galoubet pense que sa chance est enfin venue. Il croit tenir sa revanche et ne reculera devant rien pour sortir de l’anonymat. Recel de cadavre, complot, dissimulation d’identite, manipulation de la presse, Antoine mettra tout en oeuvre, avec l’aide d’un mysterieux compagnon d’infortune, pour atteindre l’inaccessible gloire.

Servie par un humour feroce et dejante, cette satire du monde des Lettres, tout a la fois grave et realiste, pose l’eternelle question du decalage entre notoriete et talent.

Auteur remarque de thrillers psychologiques pour la plupart adaptes au cinema (Neutralite malveillante realise par Francis Girod, Mortel Transfert par Jean-Jacques Beineix, ou encore Une place parmi les vivants porte a l’ecran par Raoul Ruiz), Jean-Pierre Gattegno a egalement publie de nombreux romans, dont le dernier, vue sur le royaume, aux editions Actes Sud.

  • La revue de presse Anne Crignon – Le Nouvel Observateur du 8 janvier 2009

Pauvre Amelie Nothomb, assassinee par un amant japonais sur une route de campagne, en pleine nuit, au retour d’un Salon du Livre de province. Mais ca n’est qu’un debut. Son cadavre est kidnappe quelques instants plus tard par un ecrivain depressif qui passait par la a bord d’une Renault 5 antediluvienne. Et voici la chef de file du courant litteraire gothique francais bientot enterree dans un sous-bois, puis deterree, puis re-enterree, tout ca sur fond d’alerte nationale : Anemie Lothomb a disparu…
L’auteur, qui sait de quoi il parle, propose en passant une definition de l’ecrivain que les interesses apprecieront : un graphomane compulsif, double d’un vaniteux instable qui espere se faire un nom dans les lettres et etre reconnu dans la rue, tout en jetant ses droits d’auteur par la fenetre.

  • Les courts extraits de livres : 18/12/2008

Tout avait commence en pleine nuit, sur une route deserte. J’etais au volant d’une Renault 5 antediluvienne et je me dirigeais vers le chalet de Maryse Bernadac, mon editrice. Pendant que je conduisais, je me demandais non sans inquietude si Une saison dans les tenebres que venaient de publier les editions Condorcet ne passerait pas aussi inapercu que mes precedents romans. J’y avais consacre trois longues annees de travail, trois longues annees a travailler avec Maryse, a revenir sur chaque paragraphe, sur chaque phrase, sur chaque virgule, de maniere a creer une atmosphere et un rythme de lecture tels qu’on ne pourrait le lacher avant d’etre arrive a la fin. Maryse fut satisfaite du resultat et, chez Condorcet, on se montra tout a fait confiant. Quant a moi, je ne doutais pas que mon livre connaitrait un grand succes.
La desillusion fut cruelle : les articles qui devaient rendre compte de l’ouvrage se firent attendre et, finalement, ne vinrent jamais. Sur les six cents ou sept cents romans de la rentree, seuls les auteurs connus avaient eu droit a l’attention des medias. Quelques anonymes aussi, pour des raisons que j’ignorais et qui souvent n’avaient rien a voir avec la qualite de leurs ecrits. Mais, pour ce qui me concernait, rien, pas un mot dans la presse.
De ce silence, j’avais fait les frais au Salon du livre de Saint-D. Pendant des heures, j’avais affronte l’indifference des visiteurs a qui mes ouvrages ne disaient rien. Parfois leurs regards s’attardaient sur Une saison dans les tenebres, dont le titre, l’illustration (sur fond noir, on distinguait un visage noye dans la fumee de cigarette) ou le nom de l’auteur intriguait. Antoine Galoubet ? Jamais entendu parler de vous ! Ah, c’est votre dixieme roman ! s’etonnait-on. On me demandait quand meme des precisions sur ce que j’ecrivais, on trouvait ca interessant, puis on posait le livre et on partait.