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Je ne compte que les heures heureuses

Auteur : Claire Fourier

” Voici le livre d’une réfractaire, espèce en voie de disparition sinon déjà trépassée.
Jules Vallès, l’écrivain et fondateur du Cri du peuple, avait ainsi défini les réfractaires : ” une race de gens qui ont juré d’être libres ; qui, au lieu d’accepter la place que leur offrait le monde, ont voulu s’en faire une tout seuls, à coups d’audace et de talent. ” Aucune des qualités de la tribu ne manque à Claire Fourier : d’une sensibilité contenue, violente ou jubilatoire, elle sert avec autant d’audace que de talent le chant et la complainte des authentiques esprits libres.
Mêlant saynètes, réflexions, aphorismes, observations, brefs dialogues, Je ne compte que les heures heureuses est soutenu par un style élégant, précis, sensuel. Ici, pas de faux-semblants, pas de fioritures. Tout ce qui fait, tout ce qui est la vie, court, rebondit sous une plume alerte : l’amant, l’étreinte, la conversation et la lettre d’amour, la maladie, la guerre, la politique, la psychanalyse, la musique, la peinture, la mort, Dieu…
Claire Fourier est la soeur d’Alice, la fille de Tchekhov. Ses pages, mues par un émerveillement perlé de nostalgie, jaillissent, ” forniquent avec le firmament “, et elles sont, croyez-moi, un élixir de jouvence ! “.