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Je porte plainte

Auteur : Catherine Leprince

Date de saisie : 12/07/2011

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Bord du Lot, Villeneuve-sur-Lot, France

Collection : Singuliere

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-914908-43-6

GENCOD : 9782914908436

Sorti le : 09/01/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Jean-Jacques Bellet de la librairie JEAN-JACQUES BELLET a RIOM-ES-MONTAGNES, France – 14/07/2012

On ne sort pas indemne du beau livre de Catherine Leprince. Singuliere – a l’instar de la collection ou elle s’inscrit -, son ecriture novatrice, au style si particulier, l’est, assurement. On ne peut la rattacher a aucun courant litteraire.
Une parole vive, d’ou sourd le sang des mots, une parole qui n’elude ni la perte ni l’angoisse… Une parole fragmentee, comme pour mieux explorer les multiples facettes de l’histoire de Cecile, la narratrice, en proie au mal de vivre, dont la raison vacille alors que l’imaginaire commence a tout envahir. Si fatiguee, qu’elle “s’appuie sur son ombre pour se maintenir”… Avec, pour seules armes, le cri, l’humour, la derision, elle avance, elle tombe, se releve dans un corps a corps extenuant avec les mots, ou le lecteur se trouve pris dans les rets d’un subtil agencement de rythmes et d’assonances. Meme si elle porte toujours en elle une part immuable qui – en depit de sa recurrente laideur – revele la beaute du monde et son elan premier, Cecile s’egare pour retrouver la vie perdue ; elle s’arrache a l’obscur en quete d’incertaines, fragiles lueurs, en quete du “pays plume” – comme une part d’enfance encore preservee – qui nous delestait du spleen et de la pesanteur.
Dire. Tenter de dire. L’indicible. Face a ce qui se derobe…
Parfois, ce sont les mots – de tels instants tiennent du miracle -, les mots qui la portent et la bercent, les mots qui revetent la douceur du feuillage et de l’ombre qui fremit. et l’on eprouve une vive sollicitude pour cette petite soeur fragile, tout a tour “detenue” et “libre”. Attachante dans son parcours. Qui nous aide a dechiffrer les traces de notre propre desarroi…

  • Les presentations des editeurs : 14/07/2012

Je vais le faire pour toi Cecile, pour te sauver en t’emmenant avec moi sur la crete. Tu laisseras tes mots danser seuls sur l’ecran, tu abandonneras tes reperes cailles pour des chaussees oceaniques. Viens, fusionne avec moi, je serai ton negre, ta marchande de voyelles, ta chair en costard. Viens, affute une derniere fois mes armes paresseuses, et laisse-toi bronzer sous mes reverberes. Si tu as la trouille, je te tricoterai du chahut dans ta logique et… logiquement, ca marche.

Au fil des mots, ce recit s’apparente a un monologue hallucine dans lequel chaque corridor, chaque nouvelle rencontre conduit a une impasse relationnelle. Pour savourer pleinement les meandres de l’univers metaphorique et poetique de Cecile, il faut accepter de se laisser guider par la narratrice, comme jadis on s’abandonnait aux delicieux frissons du train fantome.

Actrice de cinema, Catherine Leprince a tourne, entre autres, Le piege a cons de Jean-Pierre Mocky, Vive les femmes de Claude Confortes, Escalier C de Jean-Charles Tacchella, de nombreuses series et telefilms en France et a l’etranger, dont Un enfant de trop de Jacob Berger.
Dans sa ferme du Sud-Ouest, en compagnie de ses chevaux, Catherine Leprince s’adonne maintenant essentiellement a l’ecriture.