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Je te regarde

Couverture du livre Je te regarde

Auteur : Julie Lambilliotte

Date de saisie : 21/02/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Le Temps qu’il fait, Bazas, France

Prix : 16.00 €

ISBN : 978-2-86853-500-9

GENCOD : 9782868535009

Sorti le : 21/02/2008

  • Le choix des libraires : Choix de Veronique Bagarry de la librairie POINTS COMMUNS a VILLEJUIF, France – 26/03/2008

Il est parti et pourtant c’est ce qu’elle voulait. Et tout a coup c’est le vertige, l’appel du vide, l’angoisse est la, qui prend toute la place, elle survit, elle travaille, elle refuse de s’ecouter, elle n’a plus faim et se sent si mal qu’elle ne sent plus rien. Elle continue coute que coute jusqu’a mettre sa vie en danger. La douleur va s’incarner. Elle va devenir tout entiere douleur, jusqu’a ce qu’enfin elle puisse sortir de son aneantissement et inventer la suite du chemin.Un petit bijou, une ecriture ciselee. Un livre qui resonnera longtemps en vous.

  • Les presentations des editeurs : 27/02/2008

Des qu’un peu de silence entre dans ta tete, le vertige te prend, un vertige sans mots, sans images, une angoisse epaisse qui gonfle et emplit ton corps comme une eau noire d’inondation.

C’est un moment de la vie d’une femme. Un moment ou sa vie bascule. Ou elle se met en danger. Ou elle livre une lutte interieure qui est celle de la vie meme. Un moment qu’elle a besoin de revoir, de scruter pour comprendre la femme qu’elle a ete, alors. Cette autre, son double. Notre double.

  • Les courts extraits de livres : 27/02/2008

Un vertige te prend. Il a attrape un sac, jete quelques vetements dedans et il est parti. La discussion t’a epuisee. Est-ce bien ce que tu veux ? Tu t’accroches a cette decision, prise apres des jours de reflexion. Tu ne sais plus bien quels etaient les arguments mais, hier, ils semblaient a peu pres clairs. Vous vous verrez bientot : les meubles, les affaires.

Tu regardes autour de toi : la bibliotheque, le canape. Leurs couleurs t’etonnent. Dans la rue, un bus passe. Personne sur les trottoirs.

Les jours s’ecoulent dans la meme sensation d’etrangete. Tout te parait irreel, different. Rien, pourtant, n a change. Il manque juste quelques habits dans l’armoire. Et lui, bien sur. Son odeur, son rire, la facon qu’il avait de te prendre par la taille. Tu essaies de ne pas y penser. Dans le brouillard qui t’entoure a longueur de journees, les raisons de cette separation ne te reviennent toujours pas. C’est son visage bouleverse, ses questions qui te poursuivent. Tu es abasourdie.
Tu ne dors presque pas, tu n’arrives pas a manger. Tu continues a travailler a la maison, machinalement, prise par une concentration profonde.
Parfois, tu t’assois, sur le canape ou sur le lit. Tu ne penses a rien, tu sens le vide qui t’aspire. Quand tu releves la tete, il s’est passe une heure, deux heures, parfois plus. Tu as pourtant l’impression de t’etre assise une minute.
Le reste du temps, tu pleures sans arret, remplie d’une angoisse sur laquelle tu ne peux mettre aucun mot. Ses coups de fil ou ses passages a la maison pour prendre un vetement ou un livre sont les seuls moments de paix. Tu es envahie alors par un bien-etre que tu n’analyses pas.

Le jour ou il vient chercher ses affaires avec un ami, tu es prise d’un desarroi qui ne te quittera plus. Mais que faire ? Que lui dire ? Tu ne peux pas revenir en arriere apres lui avoir inflige une telle souffrance. Et puis, comment expliquer cette longue exasperation qui t’a prise pendant des mois ? Elle doit bien reposer sur quelque chose, meme si ton esprit ne parvient toujours pas a en rattraper les raisons. Ses coups de fil s’espacent peu a peu.

Des que tu parviens a te lever, apres un sommeil de quelques heures, tu te mets a l’ordinateur. Tu transcris des manuscrits. Le travail est suffisamment mecanique pour que tu reussisses a avancer et il t’empeche de reflechir.