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Je voudrais tant que tu te souviennes

Couverture du livre Je voudrais tant que tu te souviennes

Auteur : Dominique Mainard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Joelle Losfeld, Paris, France

Prix : 17.90 €

ISBN : 978-2-07-078726-5

GENCOD : 9782070787265

  • Le choix des libraires : Choix de Pauline Serrad de la librairie MAISON DE LA PRESSE a TROYES, France – 06/04/2007

C’est dans une ambiance etrange, quasi-fantastique que se deroule ce roman de Dominique Mainard. Tout se passe comme si l’on etait a la frontiere d’un ailleurs ou d’un autre que soi.
Julide, une jeune fille, reve de s’echapper de son univers familial et de sa cite; Mado, elle, vit dans son univers microscopique en photographiant le monde a travers l’oeil de son appareil photo. Et puis il y a l’homme, le couvreur qui vit dans les hauteurs, perche sur les toits.
Voila trois univers juxtaposes, trois personnages que tout separe – age, culture, activite – mais qui ont au moins une chose en commun : une breche ouverte sur un monde imaginaire. Chacun s’echappe a sa facon de la realite au point parfois d’etre absent au monde. Tous ont besoin de se nourrir de reves mais le lien reste indispensable. Ces personnages prennent vie, se raccrochent a la realite a partir du moment ou un lien se tisse. C’est ainsi que le vie de Mado et celle de Julide prennent sens quand leurs destins se croisent et vont meme jusqu’a se confondre.
Un va et vient entre reve et realite, un roman ou l’on croise des couvreurs poetes, des femmes a la chevelure flamboyante et ou l’on reve plus que l’on ne vit, un roman a la frontiere du conte.

  • Le journal sonore des livres : Nathalie Bruthiaux – 21/03/2007

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Nathalie Bruthiaux – 22/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Francois Attia – 02/03/2007

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Francois Attia – 02/03/2007

  • Le journal sonore des livres : Melanie Laurent – 01/03/2007

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Melanie Couillaud – 01/03/2007

  • Les presentations des editeurs : 12/01/2007

Ce roman se deroule dans une petite ville francaise, divisee entre une cite et un quartier pavillonnaire cossu et somnolent.
Mado y habite seule un pavillon. Elle n’a jamais eu d’autre amie qu’Albanala, une etrangere, cartomancienne a ses heures. Un jour, celle-ci lui presente sa niece, Julide, une fillette alors agee d’une dizaine d’annees, et au fil du temps une profonde tendresse nait entre Mado et l’enfant. Le pere de Julide est ne dans un pays etranger, et sa mere est issue d’une campagne francaise. Dans un lieu comme dans l’autre, les mariages sont le fruit de la raison et non des sentiments : ainsi l’adolescente est-elle fiancee des l’age de seize ans a un cousin, sort auquel elle se plie.
Mais Mado la voit se resigner avec tristesse et impuissance, avec le sentiment que s’eteint la flamme qui habitait la jeune fille. Un jour, Albanala retourne dans son pays natal sans un mot d’explication, mais avant cela elle fait jurer a sa niece de veiller sur Mado. Arrive en ville un homme que l’on surnomme l’Indien. Des l’instant ou Mado l’apercoit, elle en tombe eperdument amoureuse. Mais pourquoi le fuit-elle lorsqu’il cherche a l’approcher ? Et pourquoi Julide s’efforce-t-elle d’empecher a tout prix une rencontre ? Tous les themes chers a Dominique Mainard sont presents dans ce roman, l’exil, le monde imaginaire, les secrets et les mensonges, et enfin, les rencontres improbables qui seules nous permettent d’echapper a nous-memes.

Dominique Mainard est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans, dont Leur histoire, paru en 2002, qui a ete couronne par le Prix du Roman FNAC et le prix Alain-Fournier. Il a egalement fait l’objet d’une adaptation cinematographique, sous le titre Les mots bleus, realisee par Alain Corneau en 2005. Son dernier livre, Le ciel des chevaux, a paru en 2004.

  • La revue de presse Claire Julliard – Le Nouvel Observateur du 22 fevrier 2007

Peuple de creatures sur le fil du rasoir, l’univers singulier de Dominique Mainard (photo) a conquis un public de fideles de plus en plus nombreux…
A priori, cet amour entre une vieille dame et un jeune homme de passage semble bien improbable. Pourtant la memoire, qui d’ordinaire joue de mauvais tours aux personnes agees, va cette fois accomplir un petit miracle. Et l’histoire, qui semblait promise a une fin sinistre, tourne a la feerie. Une fois de plus, on tombe sous le charme des contes de Dominique Mainard. Cette romanciere des vies minuscules a l’art de reenchanter le quotidien.

  • La revue de presse Eve de Castro – Le Figaro du 8 fevrier 2007

Dominique Mainard est une conteuse subtile qui natte ses fils avec autant de mystere que de poesie. Elle ecrit avec une plume legere et beaucoup d’art, du silence, des eclats de lumiere, une attention extreme a la respiration des etres et des mots. Je voudrais tant que tu te souviennes est une dentelle, tissee d’attente et de non-dits, de retenue et de transgression. Il faut la soulever doucement, il faut regarder au travers. Pas seulement pour lire avec bonheur la fulgurante et merveilleuse histoire de cet amour impossible, mais pour dechiffrer entre les lignes ce que l’Indien cherche dans le ciel et Mado dans la poussiere : les failles et les reliefs et les changements perpetuels. Ceux du coeur. Ceux de la vie.

  • La revue de presse Martine Laval – Telerama du 10 janvier 2007

Dominique Mainard est une delicate, une pudique, une pourvoyeuse d’histoires faussement ordinaires, plutot rebelles, mais en douce. De nouvelles en romans, elle s’est invente un univers habille de chuchotis, violences cachees, paroles murees…
Dominique Mainard nous ballotte, inverse l’ordre des choses, fait perdre la tete au temps. Il y a dans ce Je voudrais tant que te souviennes une melancolie a rendre magnifique la plus insignifiante des romances. Les deux personnages deviennent attachants, a jamais enigmatiques.

  • Les courts extraits de livres : 22/01/2007

Depuis lors, Julide n’est plus jamais sortie la nuit. A present son cousin lui rend souvent visite et elle le recoit non plus dans sa chambre mais assise au salon, dans une robe de soie beige aux manches boutonnees jusqu’aux coudes et portant des chaussures de dame a talons. Ils sont trop vieux pour jouer aux dominos ou aux petites figurines, mais ils n’ont rien a se dire et chacun est soulage de voir s’achever ces rendez-vous. Il l’a embrassee plusieurs fois, des baisers fades et chastes dont Julide se surprend a effacer le gout des son depart en mordillant le bois d’un crayon a papier, la manche de son pull, ou sa levre qu’elle entaille jusqu’au sang ; elle prefere ce gout a l’haleine fade de son cousin.
Elle ne s’echappe plus par la fenetre mais souvent encore elle s’accoude a l’appui, le menton pose sur le poignet, jouant avec les perles du bracelet que lui a offert la voisine. Elle ecoute le grondement des trains qui entrent en gare a quelques rues de la, plus ou moins proche selon qu’il pleuve ou non. En se penchant elle voit les reverberes allumes dans la rue et la rangee de pavillons. Elle devine meme la derniere de ces maisons, tout a l’extremite de la rue, la porte rouge a la peinture ecaillee, les herbes folles du jardin que personne n’entretient plus. C’est la que vit l’amie de Nala, avec son figuier et son canari. Parfois, tres tard, la lumiere de sa chambre s’allume et s’eteint a trois reprises ; cela signifie, lui a explique Nala un jour, que la voisine n’arrive pas a dormir et a peur, du noir, de la solitude, et cherche un phare dans la nuit. Alors Julide court vers l’interrupteur, eteint et rallume trois fois a son tour, tandis que ses petites soeurs gemissent et se plaignent dans leur sommeil.
Au mois de septembre suivant, elle est entree a l’ecole de secretariat. Desormais elle fait tous les soirs ses exercices sur son bureau, tracant des signes qui ressemblent a ceux des journaux qu’achete parfois son pere. Qu’il est etrange qu’elle ait oublie l’ecriture paternelle et doive apprendre celle-ci. Tous les soirs, elle pose sur la table son modele de clavier, une feuille avec quarante-huit cases colorees en rose jaune vert et bleu, appuie le bout de ses doigts sur le papier et s’entraine a taper durant une heure, regardant ses mains danser un peu plus vite chaque jour.

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