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Je vous emmene en voyage.

Auteur : Yvette Calmel-Rougerie

Date de saisie : 04/06/2008

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Seven sept, Paris

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-916394-22-0

GENCOD : 9782916394220

Sorti le : 29/05/2008

  • Les presentations des editeurs : 05/06/2008

Voyageurs Preferes
Je souhaite que mes voyageurs preferes (Lawrence D’Arabie, Alexandra David Neel, Pierre Loti, Isabelle Eberhardt…) deviennent vos amis comme ils sont devenus les miens. Certes on connait bien certains d’entre eux mais helas d’autres ont ete oublies. Je les rappelle a votre souvenir.

Villes aimees
Je voudrais que mes lecteurs aient le plaisir de voyager avec moi et de decouvrir de nouvelles facons de connaitre des villes telles que Aix-en-Provence, Londres, Berlin, Hong-Kong, Pekin… denichant ce que d’autres n’ont pas vu.

Retrouvez les avec moi. Vivez avec eux. Partez dans le monde en leur compagnie. Riez. Pensez a ce qu’a dit Paul Morand : En voyage les gris deviennent roses. Soyez heureux en bougeant… et en lisant…

Yvette CALMEL-ROUGERIE est nee a Paris XIV le 15 decembre 1921. Journaliste, puis Attachee de Presse de Suzanne Luling, Roland Petit, Zizi Jeanmaire, Denise Duval, Evelyne Dandry, et du film japonais La femme des sables prime a Cannes en 1964… et enfin, elle s’occupe de plusieurs Maisons de video naissantes, lancant le fils de Bruce Lee ainsi que Jean-Claude Van Damme.
En 1968, elle perd sa fille Mercedes (22 ans) dans le premier accident de voiture de Sylvie Vartan, elle redoublera ses travaux et ses voyages pour compenser ce malheur.
Elle ecrit ses carnets de voyages pour ne pas oublier ses decouvertes et les personnages originaux qu’elle a rencontres. A plus de 80 ans maintenant, elle fait renouveler son passeport, ne desesperant pas de repartir…

  • Les courts extraits de livres : 05/06/2008

Un de ses biographes a dit : Pour comprendre George Sand, il suffit simplement de la regarder vivre.

En a-t-elle fait couler de l’encre, ma chere George ! On connait sa vie par coeur, ses amours, ses ecrits, ses amis. Ceux qui ne la connaissent pas bien la critiquent, ceux qui l’aiment l’encensent.

Je suis parmi ces derniers. Depuis mon plus jeune age, elle a ete mon idole… et cette admiration n’a fait que grandir tout au long de ma vie.

Petite fille, je lisais et relisais La mare au diable ou Francois le Champi. Adolescente, Indiana me bouleversa. Plus agee, sa correspondance, son journal intime restent a la portee de ma main. Je m’y replonge souvent.

Parmi ses amants, j’aurais aime certains : Musset, Chopin, Sandeau. Ceux qui etaient plus faibles qu’elle et dont le temperament artiste l’enchantait. J’aurais choisi les memes amis qu’elle : Liszt, Flaubert, Delacroix, Dumas…

Je pousse mon amour jusqu’a habiter rue Pierre Leroux, ce copain de George, ecrivain, philosophe, pamphletaire… assez vulgaire, dont les plaisanteries grasses faisaient beaucoup rire notre romanciere ! Par contre Chopin et Delacroix, tres raffines, ne comprenaient pas que ce balourd puisse amuser George, ils en etaient choques !

Je passe souvent de longs week-ends dans le Berry, chez un jeune ami gendeman-farmer qui a un petit chateau ou pourrait se passer un roman de George Sand. Son grand-pere fut d’ailleurs son amant un certain temps (nous sommes a 14 kilometres de la Chatre), mais malheureusement l’arriere grand-mere, jalouse, a brule toutes ses lettres ! A chaque sejour, je vais naturellement a Nohant revoir sa maison, mettre une fleur sur sa tombe et prendre un the a la petite Fadette, l’auberge du village, dans une tasse a l’effigie de cette gloire du Berry.

Une annee, j’etais invitee en tant que journaliste au festival de Nohant. L’organisateur, apres le concert, me proposa de visiter la maison. Il etait pres de 11 heures du soir et entrer en cette demeure a la nuit me procurait un plaisir intense. Lorsque nous penetrames dans la chambre habillee de toile de Jouy bleue, un petit oiseau s’echappa des plis du rideau et vint voleter autour de moi, j’ai pense que c’etait George qui me remerciait de tant l’aimer. Je fus bouleversee.