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J’etais derriere toi

Couverture du livre J'etais derriere toi

Auteur : Nicolas Fargues

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.00 / 111.51 F

ISBN : 978-2-84682-131-5

GENCOD : 9782846821315

  • Les presentations des editeurs : 09/06/2009

C’est dans la trentaine que la vie m’a saute a la figure. J’ai alors cesse de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir a me demander a quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, a la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passe ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de separation et de rencontre.

  • La revue de presse Jacques-Pierre Amette – Le Point du 4 mai 2006

Vous etes un soir dans un restaurant d’une jolie ville italienne avec votre pere et votre belle-mere. A la fin du repas, le serveur vous apporte l’addition avec une carte jointe. Au dos du bristol, redige au stylo a bille, on a ecrit : Ero dietro di te – Alice. Ce qui veut dire : J’etais derriere toi. Un numero de portable s’y ajoute. Exquis… Un petit frisson de promesse de bonheur, enfin, chatouille le narrateur, marie, deux enfants, qui vit dans un pays africain, exactement comme l’auteur. Une jeune fille vous a donc remarque toute la soiree, a une banquette d’ecart. Et a eu l’audace de vous ecrire. Cette jeune Alice ne sait pas que notre homme est en pleine bataille conjugale assez fumante, une de ces histoires bouffonnes et mesquines comme il s’en passe dans les couples parce que l’un a couchote et que l’autre s’y est mis aussi par bete vengeance… /… Redige comme un journal new wave, le roman de Fargues dose avec habilete l’egotisme romantique et le ton decontracte mambo-texto.

Les digressions sur l’Italie, la Toscane facades ocre et tuiles rouges, cafe, tartines, confiture, une vraie pub Ricore, l’italie fait du bien – donnent un charme petillant, une espece de bonheur limite pub tele qui etonne…

  • La revue de presse Michel Abescat – Telerama du 12 avril 2006

Il y a du franc-parler dans cette ecriture-la, une audace, une franchise, une maniere deconcertante de se foutre a poil avec autant de pudeur que d’energie. J’etais juste ecrase, j’etais obsede par l’image de ma femme en train de se faire sauter dans sa putain de chambre d’hotel, a Kodong, par ce mec plus grand et plus mec que moi, black, plus baleze, plus wild, qui lui parlait en anglais et qui, lui, l’avait fait jouir sans se poser de questions. Il ecrit comme ca, Nicolas Fargues, comme on plonge, comme on s’explique, comme on se bat. Il raconte l’histoire d’une rupture amoureuse avec l’urgence et l’intensite de celui qui veut regler des comptes. Avec lui-meme, peut-etre. Avec le couple, surement, au centre de ce cinquieme roman comme des precedents… Dans ce dernier roman, comme dans One Man Show, le troisieme, Nicolas Fargues a choisi le je plutot que le il qui l’encombre, l’obligation de la narration lui faisant dire beaucoup de choses inutiles. Mais l’ecrivain continue pourtant de preferer la fiction a l’autobiographie. Pour elargir le champ, le forcer a s’interesser a autre chose que moi. Pas question de reconnaitre avoir voulu faire le portrait de l’homme de sa generation confronte aux filles des feministes des annees 70. Son roman, selon lui, n’est rien qu’une banale histoire de separation et de rencontre. Dont acte.

  • La revue de presse Christine Rousseau – Le Monde du 24 mars 2006

Il y a cinq ans, Nicolas Fargues entrait en litterature avec Le Tour du proprietaire, ou il mettait en scene, avec un joli brin d’autoderision, un apprenti ecrivain, parti en Indonesie pour echapper a la veine du roman narcissique et etrique. En vain. Lucide, Alexandre – double facetieux du romancier – se promettait neanmoins que son prochain livre serait : “Un vrai roman, avec des phrases plus courtes, de l’imagination, du suspense, des rebondissements, et non pas un second premier roman, non pas une necessite de trop regler tous ses comptes avec (soi) meme avant de s’autoriser enfin, le plus simplement du monde, a ecrire le monde tel qu’il est ; pas une prudente auto-explication de texte, mais un vrai roman de la maturite.”

Trois livres plus tard – marques par une maniere toujours plus fine, aigue et corrosive de relever les petits et grands travers de ses contemporains, Nicolas Fargues livre avec J’etais derriere toi le “vrai roman de la maturite”. Et ce tant par la maitrise de son ecriture que par le traitement de son sujet, qui n’est autre que la lachete masculine et la soumission des hommes, pour ne pas dire leur demission, face au pouvoir des femmes. Ce sujet, le romancier l’avait deja aborde dans le tres remarque One Man Show, qui fut trop vite reduit a une peinture grincante des moeurs du milieu mediatico-litteraire.

Cette fois, pour eviter tout malentendu et porter le fer la ou “ca fait male”, Nicolas Fargues a non seulement deleste son propos de themes secondaires et de tableaux de genre, mais aussi simplifie sa narration, en allegeant son style et en rendant son phrase moins sinueux. Premier effet donc de ce “Nicolas Fargue, nouvelle maniere”, un ton vif, direct, cru, nerveux, qui fait entendre la confession d’un homme dont on ne connaitra ni le nom ni la profession…

  • La revue de presse Philippe Sollers – Le Nouvel Observateur du 16 mars 2006

Un couple marie, avec enfants, se dechire. Sur l’amour, la jalousie, l’humiliation, le desir et l’enfer, le trentenaire Nicolas Fargues a ecrit un roman magnifique.

C’est une chose qui se voit, se dit, s’ecrit, se chuchote : le male (et surtout le male francais) va mal, il est pret a abandonner la partie, il est fatigue, use, deprime, contradictoire, ruminant, ralenti, poussif. Il perd le pouvoir, les femmes s’en emparent, retour de baton historique, revanche normale. Un effondrement a donc eu lieu, mais pourquoi ? Le stupefiant roman de Nicolas Fargues radiographie la situation. Jamais on n’a encore aussi bien decrit, dans un style soutenu et vif, la nervure de la guerre des sexes et l’alienation masculine de notre epoque, celle des hommes de 30 ans dont les meres semblent avoir perturbe le tonus. Modiano nous a deja dit les ravagesde sa mere au coeur sec. Houellebecq, de son cote, a insiste sur le traumatisme subi dans son enfance par l’absence de tendresse de la sienne. Fargues, lui, va plus loin : son narrateur est constamment lessive par sa vie de couple. Il va s’en tirer, mais a quel prix.

C’est une confession crue, brulante et hative… On sent decidement que ce magnifique roman est beaucoup plus qu’un roman, et c’est pourquoi on a envie de souffler a l’auteur : bonne chance.

  • La revue de presse Daniel Martin – L’Express du 16 mars 2006

Nicolas Fargues prend pretexte des aventures d’un beau gosse pour dire la fragilite intime de l’homme moderne.

L’amour, sa nature, ses raisons et deraisons ? Ce sont quelques-unes des grandes questions qui traversent le nouveau roman de Nicolas Fargues, J’etais derriere toi. Il adopte pour l’occasion un ton nouveau, moins leger, qui etonne de prime abord, mais se revele plus captivant, plus essentiel aussi. Le pari etait ose, il est gagne…

Rarement auteur est alle si loin, sans indecence ni vulgarite, pour dire son intimite. Et l’on voit ce personnage se metamorphoser, grandir, s’affermir, devenir adulte enfin, accepter le couple tel qu’il est, ouvert sur le monde et ses tentations.

  • La revue de presse Astrid de Larminat – Le Figaro du 2 mars 2006

Lorsqu’on referme le dernier roman de Nicolas Fargues, tombe dans le piege delicieux de la narration a la premiere personne, pourquoi ne pas l’avouer, on est conquis, attendri, enamoure et l’on se prend a chercher la photo de l’auteur sur la quatrieme de couverture… Mais P.O.L. n’est pas un editeur pour midinette : la litterature, rien que la litterature. Que va-t-on chercher d’autre, d’ailleurs ! L’ecriture met l’homme a nu, Fargues lui-meme l’affirme : Une ecriture maitrisee, quand tu sais la decoder, il n’y a pas a dire, il n’y a pas plus evocateur des possibilites mentales et du pouvoir d’imagination d’un individu, c’est ta meilleure carte d’identite, ton meilleur interprete, ton meilleur porte-parole.

Decodons, sans le deflorer, ce roman qui raconte une histoire d’amour d’une banalite splendide, de celle qui fait les grandes oeuvres. J’etais derriere toi : par ce petit mot griffonne sur un carton, Alice, une jolie Italienne, entre dans la vie du narrateur alors qu’il dine au restaurant, hagard, abattu. Sa femme, dont il est fou, l’a trompe un mois auparavant avec un Noir grand et muscle qui lui a tourne les sens. Il ne s’en remet pas…
C’est quoi l’amour, se demande Fargues ? Tout donner pendant dix ans a une femme qu’on admire mais qui vous terrorise, ou passer quelques jours enchanteurs avec une ame soeur ? S’il ne tranche pas, l’ecrivain parvient a fixer poetiquement quelques eclats de verite : Avec elle, j’ai l’impression que, meme si je n’atteindrai jamais le bonheur, je n’aurai plus besoin de le chercher.

  • Les courts extraits de livres : 05/08/2006

Ero dietro di te – Alice, en italien ca se prononce Alitche, et puis un numero de telephone portable, en Italie ca commence par 33 ou 34. Le serveur me l’a tendue en souriant et il a commence a me raconter en italien ce qui s’etait passe. Je faisais oui de la tete mais, en fait, je comprenais un mot sur cinq, je refusais de reconnaitre que je ne comprenais pas l’italien, j’etais vexe comme un pou mais, par pur orgueil, je continuais a faire oui de la tete. C’est con, comme reaction, hein ? C’est completement idiot, non ?