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JFP Journal francais de psychiatrie, n 26. Les depressions de l’enfant

Date de saisie : 08/02/2007

Genre : Psychiatrie

Editeur : Eres, Ramonville-Saint-Agne, France

Prix : 18.00 / 118.07 F

GENCOD : 9782749204185

Sorti le : 25/01/2007

  • Les courtes lectures : Lu par Francois Attia 100407 – 16/09/2008

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Francois Attia 100407 – 12/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 16/09/2008

Un enfant peut-il deprimer ? De fait, qui le constate et qu’elle en est sa traduction clinique ? C’est dans l’articulation etroite avec l’emergence de la vie, dans les relations etroites entre l’enfant et sa mere qu’a, le plus souvent, ete abordee cette question. En reference au travail de Melanie Klein, a l’abandon evoque par Rene Spitz, a la perte d’objet, a l’absence de regard…, les etats depressifs de l’enfant sont percus comme lies a une insuffisance maternelle. Sans doute, la dimension imaginaire est ici prevalente mais n’est-elle pas la consequence d’un rapport au pere dont la defaillance livre l’enfant a etre ce que desire sa mere ? C’est dans les aleas de l’impuissance imaginaire qu’il eprouve dans cet effort que la depression produit cet eboulement autour d’un trou dont l’enfant s’epuise a defendre tragiquement et silencieusement les bords.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

A propos de la melancolie de l’enfant
Herve Bentata

La question de la melancolie de l’enfant reste problematique autant au niveau de sa reconnaissance qu’au niveau meme de son existence. Ce travail propose une elaboration clinique sur la melancolie de l’enfant et sa possible prise en charge, a partir du cas de deux enfants depressifs. C’est qu’il me semble que les caracteres particuliers de la melancolie de ces enfants sont de nature a nous enseigner sur la melancolie en general, sa structure, et a ouvrir la possibilite de nouvelles mesures therapeutiques.
Cette question de la melancolie chez l’enfant s’est posee pour moi, a l’occasion d’une journee d’etude sur la maniaco-depressive quand un collegue m’a interroge sur la melancolie chez l’enfant. De fait, apres plus de vingt ans de pratique, j’avais beau chercher dans ma memoire, aucun cas de melancolie de l’enfant ne me venait a l’esprit. En y repensant, me vinrent en memoire bien des cas d’enfants depressifs et meme plusieurs cas de manie assez typique de l’enfant. Il y avait aussi tous ces cas d’hyperactivite de l’enfant, de THADA comme on dit maintenant, ou on aurait aussi bien pu parler de depression masquee ou d’episode maniaque. Mais aucun vraiment typique. C’est alors que je me souvins de ces deux situations d’enfant ou il y avait tout de meme peut-etre quelque chose de la melancolie, mais, pas comme on me l’avait apprise.

  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Une psychotherapie de l’enfant est entreprise ainsi qu’une insertion dans un jardin d’enfants therapeutique. Au bout d’environ un an, un sejour therapeutique est propose aux enfants et Samy y participe. Il connait bien les educateurs avec lesquels il part, mais rapidement apres la separation familiale, il presente des signes de souffrance psychique. Dans un premier temps, on note un retrait accentue de l’enfant qui ne participe a aucune activite ; alors qu’il disait quelques mots, c’est le silence total. Il n’y a plus que quelques cris et meme la chanson avec laquelle il se tenait compagnie disparait. L’enfant ne s’occupe plus, meme a ses activites solitaires. Il reste debout sans bouger ; il cherche un objet a saisir. Dehors, il se met pres d’un arbre et va saisir une feuille d’une branche basse, semblant se relier de cette maniere a la mere nature. Son immobilite inquiete, de meme que l’aspect decompose de sa mimique, qui est de plus en plus pauvre. On a l’impression qu’une mimique de tristesse profonde se met en place. La commissure des levres tombe vers le bas, le front se contracte ; le clinicien croit reconnaitre sur le visage de cet enfant l’omega melancolique qu’on lui a appris a voir chez les adultes melancoliques. Aux repas, s’il avait toujours eu du mal a manger, etant pris de nombreuses phobies alimentaires, la, il ne melancolie ne pourrait etre qu’un episode psychotique aigu sur une structure de base qui serait toujours la psychose.