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Johnny chien mechant

Auteur : Emmanuel Dongala

Date de saisie : 22/03/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Serpent a Plumes, Monaco, France

Collection : Motifs, n 211

Prix : 9.00 / 59.04 F

ISBN : 978-2-268-06217-4

GENCOD : 9782268062174

Sorti le : 22/03/2007

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  • Le journal sonore des livres : Lu par CharlotteThomas – 03/04/2007

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CharlotteThomas – 03/04/2007

  • Les presentations des editeurs : 29/03/2007

Congo, en ce moment meme. Johnny, seize ans, vetu de son treillis et de son T-shirt incruste de bris de verre, arme jusqu’aux dents, habite par le chien mechant qu’il veut devenir, vole, viole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Laokole, seize ans, poussant sa mere aux jambes fracturees dans une brouette branlante, tachant de s’inventer l’avenir radieux que sa scolarite brillante lui promettait, s’efforce de fuir sa ville livree aux milices d’enfants soldats. Dans ce roman qui met en scene des adolescents a l’enfance abregee, Dongala montre avec force comment, dans une Afrique ravagee par des guerres absurdes, un peuple tente malgre tout de survivre et de sauvegarder sa part d’humanite.

Emmanuel Dongala est ne en 1941, de pere congolais et de mere centrafricaine. Il est aujourd’hui professeur de chimie a Simon’s Rock College dans le Massachussets, et professeur de litterature francophone a Bard College, dans l’Etat de New-York.

  • Les courts extraits de livres : 29/03/2007

Il s’est reveille en sursaut. Je lui ai dit qu’un nouveau pillage allait commencer dans quelques heures et qu’il fallait que nous nous depechions, il ne fallait pas se laisser surprendre comme la derniere fois. Une lueur de panique dans les yeux, il s’est mis a pleurer et a trembler de tout son corps. J’ai compris qu’il etait terrifie parce qu’il pensait qu’il allait revivre les evenements de ce jour-la, quand les premieres milices – celles qui combattaient alors ceux qui aujourd’hui se preparaient au pillage – avaient abattu papa sous ses yeux. Ce serait la catastrophe s’il piquait une de ses crises periodiques ; il fallait donc que je le secoue, que je lui fasse prendre conscience de l’urgence de la situation pour l’empecher d’en saisir la gravite.
J’ai pris mon air le plus severe, j’ai leve la main droite de facon menacante en lui ordonnant d’aller immediatement prendre deux pelles dans la remise ou on gardait la brouette et de m’attendre derriere la maison. Il a tout de suite compris que je ne plaisantais pas ; il a cesse de trembler, puis il est sorti dans la nuit. J’ai eu peur d’avoir reveille maman en elevant si fort la voix en parlant a Fofo ; j’ai une fois encore souleve le pagne, elle dormait toujours. Il y a longtemps que je n’avais lu une telle serenite sur son visage. Son sommeil etait si paisible !