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Joseph Wresinski : non a la misere

Auteur : Caroline Glorion

Date de saisie : 11/09/2008

Genre : Jeunesse a partir de 13 ans

Editeur : Actes Sud junior, Arles, France

Collection : Ceux qui ont dit non

Prix : 7.80 / 51.16 F

ISBN : 978-2-7427-7758-7

GENCOD : 9782742777587

Sorti le : 03/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 17/09/2008

Roman historique

Depuis toujours, il y a dans le monde des hommes et des femmes qui ont su dire non a ce qui leur paraissait acceptable.

Joseph prend place dans le fauteuil du dentiste, et malgre la douleur, il se sent mieux devant cet homme qui prend soin de lui. C’est en sortant du cabinet que les choses vont se gater. La secretaire les devisage. Sans aucun tact, elle lance a la cantonade : “Ici, les gens envoyes par le Bureau de Bienfaisance ne payent pas.” Joseph sent des regards de pitie, de condescendance, se braquer sur lui, sur sa mere. Lucrecia empoigne sa main et tourne les talons. Dans la memoire de Joseph, cette phrase retentit comme un coup de fouet ! Les mots que prononce sa mere aussi : “Leve la tete, mon fils, murmure-t-elle, leve la tete.”

La rencontre de Caroline Glorion avec Joseph Wresinski a modifie profondement son regard sur la societe et ses injustices. Elle a fait d’elle une femme, une realisatrice et une journaliste engagee. Jamais loin de ce qui fonde l’humain et sa dignite.

Nee en 1954 a Paris, Caroline Glorion est journaliste, realisatrice et ecrivain. Elle a longtemps ete grand reporter a France 2, s’occupant particulierement de sujets sur les droits de l’homme, l’exclusion et, plus largement, le champ social. Puis elle devient responsable editoriale du Telethon avant de devenir conseillere de programme a l’Unite documentaire de France 2. Elle est l’auteur de tres nombreux films. Le dernier d’entre eux, Joseph Wresinski, 50 ans de combat contre La misere en 2007, corealise avec Gerard Lemoine, a ete diffuse sur France 5 et France 2.

  • Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Hiver 1957.

Des cris, des insultes… Difficile d’identifier leur provenance exacte au milieu de ce gigantesque bidonville. Des abris en fibrociment de forme arrondie comme des igloos au pole nord… a perte de vue, alignes. On dirait un camp de prisonniers. Un chien famelique aboie, comme en echo a ce vacarme. Un homme se hate, emmitoufle dans une vieille canadienne rapee. Il passe son chemin, indifferent, trainant une vieille charrette vide, tandis que d’autres, attires par les cris, s’approchent d’une des baraques situee un peu en retrait. Une baraque en tole et en bois au bout de l’allee des Fleurs. Petit a petit, un attroupement se forme. On entend maintenant distinctement les voix qui s’invectivent mais surtout le bruit mat des coups de poing, celui aussi d’une chaise ou d’une table renversee violemment. Les femmes se poussent du coude d’un air entendu, les hommes murmurent, les mains dans les poches, les yeux rives sur la baraque. Et soudain, comme dans une scene de western, la porte qui cede, vole en eclats et un corps qui s’ecrase lourdement dans la boue. L’homme etouffe un juron et se releve. Les curieux, goguenards, l’encouragent : – Allez, l’Albert, montre de quoi tu es capable ! Electrises par la scene, des enfants miment la bagarre qui s’annonce avec des batons ou avec leurs mains. Albert a le regard vide et hargneux. Il rajuste son bleu de travail macule de terre mouillee, de cette boue immonde qui recouvre le sol trempe.