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Journal de campagne : 1806-1813

Auteur : Maurice de Tascher

Date de saisie : 08/10/2008

Genre : Biographies, memoires, correspondances…

Editeur : B. Giovanangeli, Paris, France

Prix : 23.00 / 150.87 F

ISBN : 978-2-7587-0027-2

GENCOD : 9782758700272

Sorti le : 22/09/2008

  • Les presentations des editeurs : 06/10/2008

Originaire du Perche, cousin de l’imperatrice Josephine, Maurice de Tascher entre a l’Ecole de Fontainebleau, en 1804. Nomme officier de cavalerie, il recoit le bapteme du feu a Iena, ou il est blesse. Il a vingt ans. Heilsberg, Baylen, Wagram, la Moskova, la Berezina sont les etapes ulterieures d’une carriere militaire tissee de gloire et de souffrances. Le capitaine de Tascher meurt d’epuisement, en 1813. Au gre de son itineraire de soldat, il avait journellement consigne dans des carnets ses descriptions des situations vecues et des lieux traverses, sous la forme de notes breves. Celles-ci refletent l’ame noble de leur auteur. Sans jamais s’apitoyer sur son sort, Tascher confie ses impressions de combattant avec une sincerite et une fraicheur qui font toute la valeur et toute la force de son journal de guerre. Il nous laisse un document remarquable, qui restitue une part de verite sur la Grande Armee en campagne.

  • Les courts extraits de livres : 06/10/2008

Campagne de Prusse, Iena, sejour a Leipzig, Friedland, retour en France

21 JUILLET 1806 – 31 DECEMBRE 1807

LE 21 JUILLET 1806, SCHLESTADT. Le voila donc enfin ce bienheureux ordre de depart, le voila ! Je quitterai Schlestadt sans haine et sans regret. Si longtemps j’ai ete la dupe d’une coquette ! Heureusement, je lui ai prouve, bien avant mon depart, qu’elle ne me menait pas tout a fait, comme elle voulait. Du reste, j’ai eu ici bien des fatigues, beaucoup d’intrigues, peu de plaisirs, mais quelques moments, ou une amitie veritable m’a dedommage de tout. Je regretterai sincerement Mme P…, Mme La Conterie et surtout M. le M. de Montbrizon.

LE 23. Quand donc arrivera ce 24 tant desire ? Je tremble toujours qu’un maudit contrordre ne nous replante a Schlestadt.

ERSTEIN, LE 24. Adieu donc, quartier maudit que j’ai si souvent arpente en long et en large ! Adieu glacis ou, tant de fois, j’ai commande la manoeuvre ! Adieu. Puise-je ne vous revoir de longtemps, si ce n’est avec tout le regiment. Cette belle chaine de montagnes, qu’en tout autre temps j’admirerais, m’offusque maintenant la vue, parce qu’elle me rappelle que je suis encore trop pres du depot ; je n’y suis plus cependant. Depuis dix-huit mois, combien ai-je fait de voeux pour ce moment ? Le voici enfin, il me semble qu’on m’a ote un poids de la poitrine.