Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

Journal d’un etudiant japonais a Paris

Auteur : Christophe Leon

Date de saisie : 20/07/2007

Genre : Romans et nouvelles – francais

Editeur : Serpent a Plumes, Paris, France

Collection : Fiction. Domaine francais

Prix : 14.00 / 91.83 F

ISBN : 978-2-268-06279-2

GENCOD : 9782268062792

Sorti le : 23/08/2007

  • La voix des editeurs : Nathalie Fiszman – 12/09/2007

Telecharger le MP3

Nathalie Fiszman – 03/07/2007

  • Les presentations des editeurs : 12/09/2007

JOURNAL D’UN ETUDIANT JAPONAIS A PARIS

Taro, jeune etudiant en langue francaise, vient a Paris pour suivre une annee de cours a la faculte. Il loue un appartement dans le centre de la capitale. Au fil des jours, il tient son journal qui oscille entre le mode veridique et hallucinatoire.
Taro est-il ce Japonais anthropophage que la police arrete a Paris ? Est-il cet individu qui met ses victimes au frigo ? Est-il ce jeune homme qui a tente de se suicider au Japon avec sa fiancee et que sa famille a exile en France ? Taro est-il un auteur rate qui ne parvient pas a ecrire son roman ? Un soldat de l’armee nippone incestueux ? Un rescape d’Hiroshima ? Un admirateur du celebre ecrivain Osamu Dazai ?

Christophe Leon est ne le 2 avril 1959 a Alger. Il a deja publie, entre autres. Tu t’appelles Amandine Keddha. Editions du Rouergue, 2002; Palavas la Blanche, Editions du Rouergue, 2003; Longtemps, L’Ecole des loisirs, 2006.

  • Les courts extraits de livres : 12/09/2007

Deux liens enserrent les fines chevilles de la jeune femme.
Les longues cordelettes, quatre lanieres de tissu kyozome tressees puis nouees a leurs extremites afin qu’elles ne s’effilochent pas, ont ete accrochees au plafond a deux poutres paralleles.

Le sang, dans cette position, tete en bas pieds en haut, envahit le cerveau.
J’etouffe.
Ma tete ne touche pas le sol et je suis ecrasee par mon poids.

La corde s’incruste dans la chair.
De part et d’autre du cordon, les levres boursouflees de la peau meurtrie bordent le lit de douleurs creuse par le garrot.

Je suis coupee en deux.
Des hanches au bout des doigts de pieds je grelotte de froid, tandis que de la taille a la racine des cheveux je transpire.

Les pieds de la jeune fille ont blanchi. De la tete a la poitrine, elle est pelee a vif comme une orange.

Je perds connaissance.